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Mood dans le judiciaire

«Attorney General» vs cheffe juge : Tension crescendo

10 décembre 2025, 12:00

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«Attorney General» vs cheffe juge : Tension crescendo

Mᵉ Gavin Glover, Senior Counsel, n’a pas mâché ses mots hier à l’issue de la cérémonie expéditive organisée lundi pour les 19 avocats et 12 avoués promus Senior devant la cheffe juge, Rehana Mungly-Gulbul. «Je suis triste que cela se soit passé ainsi», a laissé échapper l’Attorney General, visiblement insatisfait que les nouveaux Senior Counsels et Senior Attorneys n’aient pas bénéficié d’une séance à la hauteur de l’événement. L’Attorney General et le président du Bar Council, qui avaient prévu de dire quelques mots de félicitations, n’ont ainsi pas pu s’exprimer. Une situation qui a fait dire à l’Attorney General que «cela n’augure rien de bon pour le judiciaire».

Dans les milieux proches de la cheffe juge, l’on soutient que la cérémonie aurait été organisée sous pression, «alors même que la cheffe juge avait des réserves quant au fait que la liste avait été modifiée dans le dos du judiciaire et que le président de la République avait validé une liste ne comportant plus le nom d’un avocat et d’un avoué». (NdlR, L’avocat suggéré par le judiciaire et écarté par l’exécutif n’est autre que Me Raouf Gulbul, époux de la cheffe juge.)

Dans une déclaration à l’express, deux nouveaux Senior Counsels, qui souhaitent garder l’anonymat, affirment avoir été surpris par la tension en amont et pendant la cérémonie de remise des Letters Patent. «C’était une longue attente et personne ne savait quand la cheffe juge allait nous les remettre. On a attendu de très longues semaines dans le flou. On a suivi les dessous du bras de fer dans l’express», confie l’un d’eux.

Et maintenant ? Selon ceux qui suivent de près les échanges entre la hiérarchie judiciaire et le bureau de l’Attorney General, la tension ne fera que s’accentuer. «Le body language de la cheffe juge lundi, qui n’esquissait pas un sourire, et les propos de l’Attorney General augurent surtout un climat malsain, peu propice aux changements constitutionnels à venir», observe un avocat de carrière, qui estime que le niveau de méfiance entre le judiciaire et l’exécutif a atteint un sommet inédit.

Dans les rangs de l’Hôtel du gouvernement, l’on fait toutefois ressortir que l’Alliance du changement dispose de la majorité parlementaire «plus que nécessaire» pour apporter des amendements visant à assainir la situation. À ce stade, l’on préfère ne pas en dire davantage. À suivre !

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