Publicité
U.S.-Africa Business Summit en 2026
Le ministre Ramful : «Le sommet devrait attirer entre 2 500 et 3 000 participants»
Par
Partager cet article
U.S.-Africa Business Summit en 2026
Le ministre Ramful : «Le sommet devrait attirer entre 2 500 et 3 000 participants»
■ Jean-Raymond Boulle, Aadil Ameer Meea, Florizelle Liser, Ritish Ramful et Henry V. Jardine. (Photo : © Kiranchand Sookrah)
Maurice accueillera du 26 au 29 juillet 2026 la 18ᵉ édition du «U.S.-Africa Business Summit», une décision désormais confirmée après la visite du «Corporate Council on Africa», lors d’une conférence de presse au «Labourdonnais Waterfront Hotel», hier.
Depuis le 29 novembre, une délégation conduite par la présidente du Corporate Council on Africa (CCA), Florizelle Liser, mène une mission technique dans l’île afin d’arrêter les derniers détails logistiques et opérationnels. Le ministre des Affaires étrangères, Ritish Ramful, a rappelé : «Cette visite a été programmée afin de finaliser les détails de l’organisation du sommet.»
Après plusieurs réunions virtuelles avec les équipes du CCA, il a souligné que la venue physique était indispensable pour que les experts «voient de leurs propres yeux certains enjeux». Le ministre des Affaires étrangères a également exprimé sa gratitude au board du CCA, rappelant «qu’il y avait une certaine compétition entre quelques pays africains» avant que Maurice ne soit finalement sélectionné. Il a précisé «que le sommet devrait attirer entre 2 500 et 3 000 participants, parmi lesquels des chefs d’État, hauts responsables gouvernementaux, dirigeants du secteur privé et partenaires du développement».
Jean-Raymond Boulle, vice-président du CCA, est revenu sur le processus qui a conduit à cette décision. Selon lui, les signaux envoyés par les autorités mauriciennes ont été déterminants : «Le message était que nous avions besoin d’une lettre du Premier ministre (PM) pour prendre l’offre au sérieux. Et cette lettre est arrivée le même jour. La rapidité avec laquelle votre administration a agi a fait une énorme différence.» Maurice n’est plus seulement «la clé de l’océan Indien», mais elle est devenue «la clé commerciale de l’Afrique», citant les nombreuses entreprises minières et pétrolières qui installent leur back-office ici.
Il a aussi souligné que la construction de la nouvelle ambassade américaine n’était pas fortuite. «Ce n’est pas un hasard s’ils dépensent 200 millions pour une ambassade. They mean business.» Il est ensuite revenu sur l’historique de la loi qui régit les relations commerciales entre l’Afrique et les États-Unis et a qualifié le PM, Navin Ramgoolam, de «père de l’AGOA».
Pour encadrer la préparation, un comité a été mis en place, qu’il copréside avec le ministre de l’Industrie, Aadil Ameer Meea, tandis qu’un steering committee public-privé piloté par le Secretary for Foreign Affairs travaille en étroite collaboration avec l’Economic Development Board. Il a également insisté sur l’importance de définir des thématiques pertinentes pour refléter les priorités de l’Afrique, celles de Maurice et les attentes des entreprises du continent. Le ministre Ameer Meea a replacé l’événement dans une perspective plus large, rappelant que l’élan mauricien avait commencé au sommet de Luanda, où il avait conduit la délégation nationale.
Selon lui, cette édition sera un tremplin stratégique pour repositionner l’Afrique et Maurice dans un paysage économique mondial en évolution. Il a résumé la dynamique actuelle par une formule sans équivoque : «Mauritius is ready. Africa is ready.»
L’ambassadeur des États-Unis à Maurice, Henry Jardine, a, pour sa part, salué «le grand succès que représente la sélection de Maurice comme lieu d’accueil», soulignant la forte concurrence observée. Il a estimé que ce choix «reflète tout ce que Maurice a à offrir» et a annoncé que l’événement mobiliserait une importante délégation américaine, composée de responsables de plusieurs agences fédérales, créant ainsi «une formidable opportunité» pour le pays.
Florizelle Liser a également évoqué sa rencontre avec Navin Ramgoolam, rappelant avec émotion leur premier échange à Maurice, il y a plus d’une décennie : «J’ai eu le privilège et l’honneur de rencontrer plus tôt aujourd’hui Son Excellence le Premier ministre, et nous nous sommes rappelés que notre première rencontre avait eu lieu ici, à Maurice.» Elle a souligné que cette continuité de dialogue et de confiance avec le chef du gouvernement constitue un atout précieux dans la préparation du sommet, renforçant la collaboration entre Maurice et le CCA.
Publicité
Publicité
Les plus récents