Publicité
Parlement
Firemount Textile Ltd : «Après inspection, pas de travail forcé», affirme le ministre Uteem
Par
Partager cet article
Parlement
Firemount Textile Ltd : «Après inspection, pas de travail forcé», affirme le ministre Uteem
Aucun cas de travail forcé n’a été découvert par les inspecteurs du ministère du Travail à Firemount Textile Ltd. C’est ce qu’a affirmé Reza Uteem, ministre du Travail et des relations industrielles, mardi, à l’Assemblée nationale.
Le 18 novembre, l’US Customs and Border Protection (CPB) avait émis un withhold release order (WRO) contre les textiles de cette entreprise suite à des allégations de travail forcé. Selon ce WRO, tous les textiles et vêtements fabriqués par Firemount Textile Ltd doivent être retenus dans les ports américains, le temps que l’enquête soit bouclée. L’ordonnance de retenue est un outil de contrôle important, qui permet aux autorités américaines de retenir des marchandises importées lorsqu’il existe des informations crédibles suggérant qu’elles ont été produites par le travail forcé.
Le ministre Uteem a expliqué que les 19 et 20 novembre, des inspecteurs de son ministère ont effectué une visite dans les deux usines de Firemount Textile à La Tour Koenig et à St-Felix, et ont interrogé des travailleurs étrangers ainsi que des membres du comité d’entreprise. Ils n’ont constaté aucun cas de travail forcé. «J’ai également présidé, hier (NdlR : lundi), une réunion avec la direction de Firemount Textile Ltd, en présence de fonctionnaires de mon ministère et au cours de laquelle, les représentants de l’usine ont nié toutes les allégations portées contre l’entreprise.»
Le ministre Uteem a informé l’hémicycle que le rapport du CPB s’appuie sur des enquêtes menées avant sa prise de fonctions. «Je sais que, par le passé, les employeurs rapatriaient les travailleurs étrangers avant que ces derniers puissent témoigner contre eux. La loi exige désormais que mon ministère soit informé avant tout rapatriement de travailleur par une entreprise. Mon ministère travaille en étroite collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, ainsi qu’avec l’Association mauricienne des exportateurs (MEXA) afin que Maurice soit retiré au plus vite de la liste noire du département du Travail américain. Mon ministère n’acceptera pas qu’une entreprise maltraite les travailleurs étrangers et porte atteinte à la réputation de l’île.»
Le ministre Uteem a également expliqué que le rapport 2024 du département du Travail américain sur le travail des enfants incluait Maurice sur sa liste de pays produisant des biens par le biais du travail des enfants ou du travail forcé, notamment dans le secteur de l’habillement. Cette inscription faisait suite aux conclusions alarmantes de l’organisation non gouvernementale Transparentum, qui avait dénoncé des violations des droits des travailleurs dans l’industrie textile mauricienne, y compris dans les usines de Firermount Textile Ltd. Parmi les problèmes soulevés figuraient les frais de recrutement, la tromperie, les mauvaises conditions de travail, l’intimidation, l’exploitation de la vulnérabilité, la falsification des audits et le traitement inadéquat des plaintes.
En réaction à ces préoccupations, le ministre Uteem a rencontré l’ambassadeur des États-Unis afin de discuter du retrait de Maurice de cette liste noire. Par la suite, de nouvelles réglementations, en vertu de la loi sur les agences de recrutement privées, ont été mises en œuvre afin de promouvoir un recrutement éthique des travailleurs étrangers. De plus, une unité spéciale pour les travailleurs étrangers a été créée pour traiter les problèmes de ces travailleurs, avec une politique interdisant aux entreprises ayant commis des violations graves à l’encontre des travailleurs de recruter de nouveaux employés.
Publicité
Publicité
Les plus récents