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Association Monad Charity
Samuel Carriapen : «Une belle synergie se crée dans la région autour des jeunes»
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Association Monad Charity
Samuel Carriapen : «Une belle synergie se crée dans la région autour des jeunes»
Dans le cadre des Arts solidaires, une trentaine d’enfants d’Eau-Coulée et de Résidence Malherbes monteront sur scène le 13 décembre, avec le support d’artistes professionnels. Pour voir aboutir ce projet qui leur tient à cœur, un appel à la générosité est lancé sur Small Step Matters.org par Samuel Carriapen, directeur de l’association Monad Charity.
?Comment est née votre association Monad Charity ?
Pendant le Covid, avec quelques bénévoles, nous avons débuté avec des distributions d’aide alimentaire. J’étais moi-même surpris de découvrir l’ampleur de la pauvreté touchant des familles qui habitaient pourtant assez près de chez moi, à Eau-Coulée. L’idée a alors émergé de créer une association pour soutenir ces mêmes familles de différentes manières : formation à la gestion financière, aide légale, soutien psychologique, accompagnement avec un life coach, éducation civique, soutien à l’employabilité… C’était en 2020-2021. Puis, nous nous sommes intéressés aux plus jeunes.
?De quelle manière ?
Fin 2023, nous avons organisé des cours de rattrapage scolaire dans un centre communautaire. Puis en juin 2024, dans notre propre centre d’apprentissage. Nous nous sommes concentrés sur les enfants du primaire âgés de 6 à 12 ans, mais nous nous sommes vite aperçus que l’accompagnement scolaire ne suffit pas à combler les lacunes si les enfants montrent des signes de troubles d’apprentissage. Et c’est assez fréquent. Sur 25 enfants encadrés, 13 ont bénéficié ou attendent un diagnostic complet. Nous sommes ouverts aussi à travailler avec des enfants d’autres régions. Avec un diagnostic précis, un enfant pourra bénéficier d’une scolarité plus adaptée à ses besoins et éventuellement d’une pension de la Sécurité sociale. Pour l’instant, nous nous concentrons sur les enfants avec hyperactivité et/ou trouble de l’attention (TDAH) et les élèves avec des présomptions de Dys (dyslexie, dyscalculie…).
?Votre programme axé sur les arts at-il un impact sur les performances ou les attitudes des élèves pris en charge pour l’accompagnement scolaire ?
Oui, tout à fait. Par exemple, grâce au théâtre, certains ont pris confiance en eux et participent davantage. Sandrine Raghoonauth leur transmet beaucoup de techniques utiles, notamment en rapport avec la respiration. D’autres, refermés sur eux-mêmes, s’ouvrent petit à petit à la suite des ateliers de danse avec Camille Court. C’est comme s’ils avaient découvert une nouvelle forme d’expression et d’épanouissement. Notre groupe de 25 initialement est passé à 30, avec les frères et sœurs qui nous ont rejoints. Puis une dizaine de jeunes encadrés par Kpav à Malherbes. Prochainement, nous allons intégrer des enfants du Collectif Jeunesse Curepipien. Une belle synergie se crée dans la région autour des jeunes et du projet des Arts solidaires !
?Qui sont les financeurs derrière ce projet ?
Le groupe Ciel nous a donné un financement de long terme sur un an, j’en profite pour les remercier. Et Swan nous accompagne en particulier pour monter ce spectacle. D’ailleurs, nous remercions SWAN, qui nous soutient depuis des années pour l’épanouissement des enfants et la promotion des loisirs sains. Cependant, pour finaliser notre budget, c’est-à-dire pour que les enfants puissent se produire sur scène le 13 décembre, nous faisons appel aux dons à travers Small Step Matters.
?Le soutien des compagnies peut prendre plusieurs formes ?
Oui, par exemple certains employés du Groupe EY, dans le cadre de leur journée annuelle de volontariat social ou environnemental Give Back Day, vont nous offrir leur soutien le 12 décembre pour l’organisation de la dernière répétition avant le spectacle. D’autres compagnies nous apportent leur aide pour équiper les enfants avec des fournitures scolaires juste avant la rentrée, y compris avec des donations in kind. Tous ces coups de pouce sont grandement appréciés !
?Comment s’annonce la rentrée de janvier justement ?
Si Monad Charity avait pu recevoir davantage encore que des fournitures scolaires, ce serait fabuleux. Pourquoi pas des sacs, des uniformes, des pulls ou encore des baskets ? Certains enfants sont vraiment mal chaussés et pas assez vêtus, c’est chagrinant, surtout les jours pluvieux... Du côté de nos activités, la rentrée même s’annonce difficile par manque de support financier. Monad Charity a grandement puisé dans son fonds de réserve cette année, mais il serait primordial pour nous de rémunérer nos enseignants à temps partiel à leur juste valeur. Notre objectif : ne pas faire face à un fort taux de turnover préjudiciable aux enfants.
?Contact pour soutenir cette ONG : [email protected]
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