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Évaluation des ministres

Kaviraj Sukon (Enseignement supérieur) : Une réorientation en demi-teinte (Note générale : 5.5/10)

23 novembre 2025, 14:00

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Kaviraj Sukon (Enseignement supérieur) : Une réorientation en demi-teinte (Note générale : 5.5/10)

Kaviraj Sukon, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Un an après l’arrivée au pouvoir de l’Alliance du changement, la rédaction de l’express évalue la performance des ministres. Nous réalisons cet exercice depuis 15 ans, ayant noté les ministres du gouvernement de Navin Ramgoolam (2010–2014) ainsi que ceux de l’Alliance Lepep (entre 2014 et 2024). Réalisé par les journalistes du groupe, cet exercice se fonde sur quatre critères : la performance générale, la maîtrise des dossiers, le leadership et la capacité à proposer des idées nouvelles.

Selon le Global Innovation Index 2025, Maurice est passé de la 550e à la 530e place au niveau mondial et à la 100e place en Afrique subsaharienne. Un plan d’action d’internationalisation ciblant l’Afrique, l’Afrique de l’Est et l’Asie du Sud afin de positionner Maurice comme destination académique a été élaboré et un accord conclu avec QAA UK ouvre désormais la voie à l’arrivée d’universités britanniques via des procédures accélérées.

S’il y a eu l’élaboration et la mise en pratique par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Science et de la Recherche des lignes directrices nationales pour l’usage responsable et éthique de l’IA par les étudiants et les universités, la mise en action de ce plan reste peu visible dans la pratique des différents cours proposés par les universités, celles-ci ayant déjà leurs modules préétablis. Par ailleurs, le comité national coprésidé avec Business Mauritius pour revoir les cursus et les aligner avec les besoins du marché semble encore loin de produire des ajustements concrets.

De plus, si le Higher Education Summit 2025, tenu du 4 au 6 juin, a réuni l’ensemble des parties prenantes et jeté les bases d’un plan national stratégique sur dix ans, les retombées immédiates ne sont pas quantifiables et aucun KPI n’a été communiqué pour mesurer l’évolution sur les dix années à venir. Enfin, le maintien de l’exigence de deux A-Levels combiné à la réduction du nombre de crédits requis au SC de 5 à 3, ne semble pas démocratiser l’accès à l’éducation tertiaire. À l’heure de la publication de cet article, le ministère n’ayant pas communiqué son bilan officiel, cette analyse a été réalisée à partir de données publiques.

Note générale : 5.5/10

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