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Bilan après une année au pouvoir
Évaluation des ministres : Gavin Glover premier de la classe
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Bilan après une année au pouvoir
Évaluation des ministres : Gavin Glover premier de la classe
Un an après l’arrivée au pouvoir de l’Alliance du changement, la rédaction de l’express évalue la performance des ministres. Nous réalisons cet exercice depuis 15 ans, ayant noté les ministres du gouvernement de Navin Ramgoolam (2010–2014) ainsi que ceux de l’Alliance Lepep (entre 2014 et 2024). Réalisé par les journalistes du groupe, cet exercice se fonde sur quatre critères : la performance générale, la maîtrise des dossiers, le leadership et la capacité à proposer des idées nouvelles.
1. Navin Ramgoolam, Premier ministre, ministre de la Défense, des Affaires intérieures et des Communications extérieures, ministre des Finances, ministre des Rodrigues et des îles extérieures
Bureau du PM : Un bilan financier sous haute vigilance

Le bureau du Premier ministre, chapotant plusieurs ministères dont le ministère des Finances, affiche divers bilans que nous avons classés par thème. Nous n’avons pas assigné de notes au PMO et au bureau de Paul Bérenger– qui lui, ne dispose pas de portfolio –, car ils ne jouent pas sur la même échelle comparative que le reste du conseil des ministres. Voici donc le bilan du PMO et du bureau du Premier ministre adjoint ci-dessous.
? Forces de l’ordre
Au niveau des infrastructures, le poste de police de Vallée-Pitot a été inauguré le 28 mars ; le contrat pour celui de Cent-Gaulettes a été alloué et la procédure finalisée pour celui de Phoenix. Le nouveau bâtiment du National Coast Guard Operations Room à Fort-William a été inauguré le 10 juin. En termes de ressources humaines, 447 recrues ont été formées et intégrées en avril ; 406 nouveaux Temporary Police Constables ont été recrutés ; 2 976 policiers ont été formés localement et 387 à l’étranger. Une soixantaine de véhicules (voitures, motos, vans, bus, etc.) ont été achetés.
? Lutte contre la criminalité
Le taux de criminalité de janvier à septembre 2025 a baissé de 3% par rapport à la même période en 2024. Les vols ont diminué (–12 %) – cambriolages (–26 %) et vols sur la voie publique (–16 %). Pour la drogue, on note 2 395 arrestations et 939 kilos de saisies, d’une valeur estimée à Rs 1,85 milliard.
? Prisons
Le Petit-Verger Rehabilitation and Reintegration Centre a été inauguré le 24 septembre. La Drug Rehabilitation and Reintegration Strategy a été mise en œuvre en collaboration avec la NADC et les ONG. La vidéosurveillance a été renforcée à la prison de Beau-Bassin et aux Prison Headquarters.
? National Agency For Drug Control (NADC)
Après la promulgation de la National Agency for Drug Control Act le 15 mai 2025, l’organisme a instauré son Drug Control Board le 27 juin et 6 sous-comités techniques vont encadrer la stratégie, la réhabilitation, la prévention, la coordination VIH/SIDA, la réduction des risques et la communication.
? Transformation numérique
Les procédures pour un nouveau web-based Citizenship System sont enclenchées pour remplacer l’e-Document Management System devenu obsolète. Le nouveau dispositif permettra les demandes et le paiement en ligne, le suivi automatisé et la gestion électronique des dossiers. Un Rules Based Work Permit System a été approuvé le 8 août pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre. Un comité de pilotage supervise sa mise en œuvre et l’appel d’offres pour le Centralised Employment Portal and Work Permit Management System sera lancé d’ici décembre 2025.
? «National Sanctions Secretariat»
Le dispositif national de lutte contre le financement du terrorisme (3 individus désignés selon l’article 9 de l’United Nations Sanctions Act (UNSA) a été renforcé et une vaste campagne de sensibilisation lancée sur les amendements apportés à la Finance Act 2025 (pour mieux encadrer le gel des avoirs).
? «Continental shelf and maritime zones»
La représentation réussie de Maurice au Tribunal international du droit de la mer (ITLOS) dans l’affaire Maurice/Maldives sur la délimitation des zones maritimes a consolidé ainsi les droits maritimes souverains du pays. La gouvernance du Mauritius-Seychelles Joint Management Area a été renforcée avec un système de planification et de gestion intégré. Le projet de création de la Marine Protected Area des Chagos (645 835 km2 ) a été élaboré. La Marine Spatial Planning pour une gestion durable des écosystèmes marins et la mise en œuvre des Objectifs des Développement Durable 14.2 et 14.5, ont abouti à la ratification par Maurice de l’accord Marine Biological Diversity of Areas Beyond National Jurisdiction.
? Bureau de l’État civil
Un nouveau système de données est opérationnel depuis le 8 septembre, avec une performance améliorée et des outils de suivi en temps réel. Un portail web et une application mobile sont prévus très prochainement. Un guichet unique est opérationnel à Terre-Rouge depuis le 3 septembre et offre un service centralisé pour toutes les formalités liées à la crémation et à l’inhumation.
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Un an après son arrivée au pouvoir, l’Alliance du Changement présente un premier bilan économique placé sous le signe d’une stabilité financière retrouvée mais encore fragile. Le ministère des Finances met particulièrement en avant le maintien du statut d’investissement de Maurice par Moody’s, devenu un pilier central de sa communication.
Cette décision a permis au pays d’éviter une dégradation qui aurait renchéri le coût de la dette et érodé davantage la confiance des investisseurs. Elle a également renforcé la crédibilité du pays auprès des institutions financières internationales, appuyant notamment l’installation du siège de l’Agence Africaine de Notation de Crédit à Maurice. Toutefois, ce maintien reflète surtout une approche prudente de l’agence plutôt qu’une transformation profonde de l’économie au cours de l’année écoulée.
Sur le plan macroéconomique, plusieurs indicateurs montrent des signes d’amélioration. La croissance du PIB, projetée à 3,1 % pour 2025, a été légèrement revue à la hausse par le Fonds monétaire international (FMI). Le secteur touristique poursuit sa reprise, avec plus d’un million d’arrivées enregistrées fin septembre et un record de 1,425 million anticipé d’ici décembre. Le marché de l’emploi évolue également : le taux de chômage est descendu à 5,9%. Les réserves de devises étrangères ont atteint 9,6milliards USD, offrant une protection accrue contre les chocs externes. Toutefois, ces performances demeurent étroitement dépendantes de conditions internationales favorables, notamment de la vitalité du tourisme, et ne traduisent pas encore une diversification structurelle du modèle économique.
Rigueur institutionnelle
Le gouvernement a en outre annoncé des réformes institutionnelles pour la gouvernance économique. Parmi elles figurent le renforcement de l’indépendance de la Banque de Maurice et des amendements au Statistics Act destinés à améliorer la fiabilité des données officielles. Ces initiatives répondent à des préoccupations exprimées quant à la transparence et à la rigueur institutionnelle. Cependant, leur impact réel dépendra de leur mise en œuvre concrète, encore difficile à évaluer. Pour l’instant, elles relèvent davantage d’un ensemble d’intentions que de changements institutionnels pleinement réalisés.
L’année écoulée a également été marquée par une intensification des mesures sociales. Le ministère des Finances a engagé une suppression progressive de la Contribution sociale généralisée (CSG) tout en maintenant le soutien aux ménages inscrits au Social Register of Mauritius. L’introduction d’un revenu minimum de Rs 20 000 pour les travailleurs à temps plein, l’augmentation des aides en faveur des personnes âgées, le soutien aux institutions caritatives et les mesures dédiées aux enfants ayant des besoins spécifiques témoignent d’un effort notable pour répondre aux attentes sociales. Ces initiatives restent toutefois confrontées à la question de leur soutenabilité à moyen terme, dans un contexte de dette publique élevée et d’espace budgétaire limité.
Enfin, la politique extérieure a également eu un impact sur les finances publiques. Le gouvernement a renégocié la contribution de Maurice à la mission de maintien de la paix de la Southern African Development Community (SADC) en République démocratique du Congo. Cette renégociation permettra au pays d’éviter le paiement du montant restant de Rs 336 millions et même de recevoir un remboursement d’environ Rs 28 millions sur la contribution déjà versée.
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2. Paul Bérenger, Premier ministre adjoint
Bureau du Premier ministre adjoint : Une cinquantaine de réunions diverses

Le Premier ministre adjoint (DPM) Paul Bérenger a fait l’intérim à au moins deux reprises en l’absence du Premier ministre due à des déplacements à l’étranger. Entre-temps, il a surtout assuré un rôle dans la coordination interministérielle à travers la présidence de pas moins de 50 réunions de haut niveau. Des rencontres qui ont permis de favoriser la synergie et la coordination entre ministères, d’accélérer la mise en œuvre des projets nationaux prioritaires et de résoudre efficacement les contraintes opérationnelles. Les dossiers traités sont, entre autres :
• Agaléga
• Comité budgétaire
• COP30 au Brésil
• Travailleurs licenciés de la Local Government Service Commission (LGSC)
• Approvisionnement et sécurité en électricité
• Île-aux-Bénitiers et plages publiques
• Îlots autour de Maurice
• Zone économique de Jin Fei, parc d’affaires et industriel de RicheTerre, et Yihai Smart City (Pailles)
• Projet de loi sur l’Agence nationale de lutte contre la drogue
• Fête du Qurbani
• Maisons de retraite
• Prolifération des algues marines
• Projet de logements sociaux à La Preneuse
• Projet de loi sur le sport 2025
• Saint-Brandon
• Industrie du thon
• Observation des baleines et dauphins (lutte contre les activités illégales)
• Compte de redressement des compagnies de bus
• Capture accessoire de poissons (prises accidentelles)
• Électricité
• Projets de logement
• Fonds de stabilisation des prix
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3. Gavin Glover, Attorney General : Une justice plus humaine, cohérente et tournée vers l’avenir
(Note générale : 8/10)

Après avoir prêté serment le 29 novembre 2024, l’Attorney General, Mᵉ Gavin Glover, affiche un bilan d’une rare densité. Plus d’une vingtaine de projets de loi ont transité par son bureau, avec l’ambition de moderniser un appareil judiciaire resté trop longtemps immobile, de restaurer la cohérence institutionnelle et d’élargir l’accès à la justice et la confiance du public dans la justice pénale.
La mission de son bureau (AGO) a été consacrée à rétablir des équilibres constitutionnels malmenés par des années de controverses et dérives. La FCC (Miscellaneous Provisions) Act a restauré l’autorité suprême du Directeur des poursuites publiques (DPP) alors que la Bail (Amendment) Act a clarifié les rôles du DPP et de la police, mettant fin à un bras de fer nuisible.
Parallèlement, l’AGO s’est attaqué à des vestiges législatifs contraires aux droits humains. La Constitution a été débarrassée de l’article 7(2), permettant des peines jugées inhumaines ou dégradantes, en alignant Maurice sur la Convention contre la torture. Le Code pénal a aussi supprimé la clause excusant l’homicide involontaire en cas d’adultère.
L’accès à la justice constitue un autre socle majeur des réformes. La Legal Aid and Legal Assistance Act redéfinit les seuils d’éligibilité, améliore l’information et simplifie les demandes, ouvrant plus largement la représentation gratuite aux revenus modestes. La Revenue Tribunal Act remplace l’Assessment Review Committee par un tribunal indépendant, offrant aux contribuables un mécanisme de contestation plus équitable. La Senior Counsel and Senior Attorney Act introduit des critères transparents pour l’octroi de ces titres honorifiques.
La National Agency for Drug Control Act orchestre prévention, réhabilitation et action interministérielle dans la lutte antidrogue. La Gambling Regulatory Authority (Amendment) Act remodèle la régulation hippique avec un cadre plus indépendant et aux pouvoirs accrus. La Police (Amendment) Act autorise l’intervention d’enquêteurs étrangers spécialisés, tandis que la FCC (Amendment) Act – avec des enquêtes conjointes Police-FCC – rapproche Maurice des normes internationales de criminalité financière.
Au-delà des textes, Mᵉ Gavin Glover a joué un rôle direct dans les négociations sur les Chagos, exploré des partenariats avec la Cour suprême de Singapour et les autorités britanniques pour la future National Crime Agency mauricienne. Pour son conseiller, Mᵉ Nabil Moolna, cette année inaugure une «réforme patiente mais déterminée», marquant la volonté de bâtir une justice plus humaine, plus cohérente et résolument tournée vers l’avenir.
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4. Shakeel Mohamed, ministre des Terres et du Logement: Dossiers sociaux sensibles
(Note générale : 6/10)

Le ministre des Terres et du Logement, Shakeel Mohamed, affiche des avancées dans la construction de logements sociaux, la régularisation foncière et la modernisation des outils de planification territoriale. Entre réformes sociales, chantiers techniques et réponses à des dossiers sensibles, son année aura été dense. L’une des réalisations tangibles est le Master Plan pour l’Île-aux-Bénitiers, un document stratégique pour encadrer son développement touristique tout en protégeant sa biodiversité. La volonté est de mieux planifier l’utilisation du territoire et de répondre aux enjeux écologiques et économiques.
Sur le volet social, le ministère a renforcé ses mécanismes d’aide aux familles à revenu faible ou moyen. De novembre 2024 à ce jour, 1 205 familles ont bénéficié des subventions pour le coulage de dalle ou l’achat de matériaux, pour un montant global de Rs 123,8 millions. Le Budget 2025–26 a relevé le plafond de revenu pour l’accès à un logement social de Rs 40 000 à Rs 48 000 pour s’adapter aux réalités économiques. La mise en chantier de 603 unités de logement sur différents sites constitue une étape importante pour répondre à la demande pressante de logements sociaux.
Le projet de 47 duplex à Henrietta, financé par le Saudi Fund for Development, a été achevé en septembre 2025 et 1 053 lettres d’offre ont déjà été remises aux futurs bénéficiaires sur plusieurs sites à travers le pays. D’importants travaux de réhabilitation dans cinq cités NHDC, au coût de Rs 218,3 millions, incluent des travaux de drainage, d’imperméabilisation et de peinture pour améliorer la qualité de vie des habitants. Près de Rs 15,5 millions ont été transférées aux syndics pour soutenir la gestion des résidences existantes.
Sur le plan foncier, le ministère a régularisé la situation de 300 propriétaires affectés par une affaire de faux permis de morcellement. Des instructions ont été envoyées aux conseils de district et à la Chambre des notaires pour reprendre des demandes de Building and Land Use Permit et des transactions notariales. Par ailleurs, 74 parcelles de terres de l’État ont été vendues à d’anciens propriétaires de maisons CHA et 146 demandes supplémentaires ont été approuvées pour l’acquisition de leur terrain. De plus, le Valuation Department a fourni une première base cadastrale de 4 200 propriétés à la municipalité de Quatre Bornes.
Enfin, un programme de logement abordable destiné aux ménages gagnant entre Rs 48 000 et Rs 100 000 est en finalisation, tandis qu’un nouveau système Rent-to-Own permettra à des familles exclues des mécanismes actuels d’envisager l’accession à la propriété. Shakeel Mohamed aura piloté plusieurs chantiers décisifs dans un secteur où les attentes demeurent particulièrement élevées.
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5. Rajesh Bhagwan, ministre de l’Environnement, de la Gestion des Déchets Solides et du Changement Climatique : Actions urgentes pour renforcer la résilience aux catastrophes
(Note générale : 6/10)

La protection du littoral demeure la priorité du ministre Rajesh Bhagwan. La plage de Pomponette a été rouverte au public après huit ans de litige, réaffirmant le droit constitutionnel de chaque Mauricien et la lutte contre l’accaparement du littoral. Le plan national d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures, actualisé cinq ans après l’échouement du MV Wakashio, a été publié et des cartes tactiques pour trois sites vulnérables – la zone portuaire, de Blue-Bay à Pointe-du-Diable et de Poste-de-Flacq à Cap-Malheureux – sont prêtes.
Un atlas des zones côtières sensibles pour Maurice et Rodrigues est en développement et 85 personnes (officiers, pêcheurs, ONG, jeunes et acteurs du secteur hôtelier) ont été formées. De plus, des travaux d’amélioration et d’entretien ont été réalisés sur de nombreux sites publics, incluant l’installation d’équipements sanitaires et l’entretien des espaces le long des routes, dans les parcs et sur les sites culturels et historiques.
Sur le plan climatique, la NDC 3.0, soumise au secrétariat de l’ONU Climat le 29 septembre, fixe un objectif de réduction des émissions de 40 % d’ici 2035 et détaille des mesures d’atténuation et d’adaptation, favorisant les énergies renouvelables, des infrastructures résilientes et la préservation de la biodiversité. La surveillance environnementale a été renforcée : qualité de l’air et de l’eau à Mare-Chicose et dans 27 rivières, suivi des pesticides, polluants organiques persistants, résistance antimicrobienne et prolifération d’algues. Des outils technologiques permettent une surveillance en temps réel et la police de l’Environnement veille au respect des lois anti-pollution.
Dans le cadre de l’éducation et l’inclusion, 22 écoles participent à un projet pilote de recyclage, cinq machines à coudre ont été offertes à des détenues et 17 récupérateurs d’eau de pluie ont été installés dans des institutions caritatives. Sans oublier le reboisement, la sensibilisation aux arbres endémiques et la mise en terre de plantes médicinales.
De nouveaux règlements sont au programme pour l’encadrement renforcé des plastiques à usage unique, l’ajustement des frais d’évaluation et des redevances environnementales, une réglementation sur les pétards et feux d’artifice pour limiter les nuisances pour la santé, l’environnement et le bien-être animal. Un comité technique travaille également sur une feuille de route décennale pour réduire l’usage des granulés plastiques.
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6. Arvin Boolell, ministre de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l’Économie bleue et de la Pêche: Grandes ambitions pour la canne et les cultures vivrières
(Note générale : 6/10)

Des controverses autour de la MSAW, les chiens errants et le micropuçage obligatoire auront éclipsé les avancées techniques du ministère qui a posé des bases importantes, surtout dans la filière cannière, même si plusieurs de ces chantiers demandent encore des résultats tangibles, estime Arvin Boolell.
Dans le secteur sucrier, le relèvement du prix garanti de Rs 30 000 à Rs 35 000 pour les petits planteurs a été salué, mais son impact réel sur le replantage reste à vérifier, alors que plus de 20 000 arpents demeurent abandonnés. Le plan de replantation (plus de Rs 60 000 par arpent), la hausse du budget des fertilisants (de Rs 125 M à Rs 207 M) et la mécanisation via 25 nouveaux équipements, dont 15 déjà disponibles, sont des mesures louables, mais leur mise en œuvre se heurte encore au manque de main-d’œuvre et à des délais opérationnels. La création d’une banque foncière de 35 000 arpents marque une étape importante, même si leur valorisation effective reste, pour l’instant, théorique. La MSIRI prévoit par ailleurs de libérer trois nouvelles variétés de canne d’ici fin 2025.
Les prix des cultures vivrières ont été stabilisés et Rs 80 M de subventions débloquées. L’intégration des entreprises au programme de semences s’inscrit dans la volonté d’atteindre 100 % de production locale en pomme de terre et oignon en cinq ans, un objectif ambitieux dans un contexte de variabilité climatique, de terres limitées et de dépendance historique aux importations. Mais aucun empiètement sur les terres agricoles primaires n’a été autorisé alors que le FAREI et le MSIRI ont été mandatés pour accélérer la recherche et le déploiement de nouvelles variétés.
L’attribution de 1 600 arpents pour atteindre 400 MW d’énergie renouvelable sous le Greenfield Renewable Energy Scheme représente un tournant, avec 140 MW attendus en 2026. La reforestation (30 000 arbres) et l’interdiction d’exportation de plantes protégées sont des mesures positives et d’autres espèces sont à l’étude pour une protection renforcée. Mais le ministère reste confronté à plusieurs fragilités structurelles : pénurie de 2 500 travailleurs dans le secteur sucrier, difficultés récurrentes d’accès à l’eau malgré les Rs 25 millions investies, remise en culture des 20 000 arpents abandonnés et volatilité des cultures vivrières. Autant de défis pour les réformes annoncées.
Pour les prochaines années, des objectifs ambitieux pour la pêche et le soutien aux pêcheurs par une stratégie développée avec l’EDB et les ambassades pour la montée en puissance de la Blue Economy Unit.
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7. Ajay Gunness, ministre des Infrastructures nationales : Le «Master Plan» des zones inondables», avancée et défis majeurs
(Note générale : 5/10)

L’un des accomplissements majeurs du ministère est la publication du Land Drainage Master Plan et du Digital Elevation Model. Plusieurs projets de drainage sont ainsi en cours pour atténuer les inondations dans diverses régions de l’île, dont le voisinage du cimetière Saint-Jean à Belle-Rose. En réponse à l’impact émotionnel des inondations sur les familles de la région, le ministre Ajay Gunness a rencontré les parties prenantes pour aborder la réhabilitation des 512 tombes endommagées, avec une aide financière du gouvernement pour leur réparation et le renforcement des murs de clôture. Ces travaux devraient durer entre six et huit mois.
Parmi les défis rencontrés, le ministère a dû gérer des projets hérités avec des retards, des contraintes administratives et des problèmes contractuels. Cela a nécessité une réorganisation, une priorisation et une gestion rigoureuse des budgets. Le changement climatique constitue également un défi majeur, avec des épisodes de pluies intenses de plus en plus imprévisibles, entraînant la nécessité d’une planification soignée et de réponses rapides. L’acquisition de terrains reste un obstacle important au démarrage des projets, entraînant des délais. En ce qui concerne les engagements liés au programme électoral, plusieurs sont en cours d’exécution ou avancés sous la tutelle du ministère.
Invité à livrer une anecdote marquante de sa première année au ministère, Ajay Gunness souligne que la politique d’infrastructures dépasse les aspects techniques: «Chaque interaction avec les citoyens met en lumière l’impact direct de nos décisions sur la sécurité et la tranquillité des familles. C’est ce lien humain qui guide nos priorités. C’est cela qui donne du sens à notre travail.» Pour 2026, ses priorités sont d’accélérer la mise en œuvre du Land Drainage Master Plan, de livrer les projets de drains à Rodrigues, d’améliorer le réseau routier pour une mobilité améliorée et de renforcer la discipline financière avec une transparence accrue. Son objectif est de faire progresser les projets, d’obtenir des résultats mesurables et d’assurer un service public plus efficace, pour le bénéfice direct de la population.
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8. Anil Bachoo, ministre de la Santé et du Bien-être : Transformation numérique, équité et excellence
(Note générale : 5/10)

Le ministère a réalisé des avancées majeures avec la vision claire de moderniser le système de santé et améliorer la qualité des soins pour la population à travers le déploiement de l’e-health et la création du AYUSH Centre of Excellence. Ils symbolisent la volonté d’allier technologie, innovation et bien-être intégral.
Le projet e-health lancé à l’hôpital sir Anerood Jugnauth (SAJ) ouvre la voie à un système totalement digitalisé pour une meilleure intégration des services, une gestion plus efficace des dossiers médicaux et une expérience patient améliorée. Par ailleurs, des accords ont été signés avec des hôpitaux internationaux de premier plan pour les traitements indisponibles localement. Plus de 500 patients en ont déjà profité.
Les ressources humaines étant une priorité, 300 trainee nurses et une centaine de médecins ont été recrutés et des formations continues, élaborées avec des experts internationaux visent à améliorer les compétences du personnel médical et paramédical. Des partenariats avec des chirurgiens renommés ont permis la réalisation gratuite de chirurgies complexes à Maurice. Depuis janvier, 12 greffes rénales ont été effectuées avec 100 % de réussite, le meilleur résultat enregistré depuis dix ans.
L’oncologie se modernise avec le National Cancer Registry, une Advanced Clinical Imaging Unit pour les patients thalassémiques, et l’introduction des technologies de pointe – PET/CT, SPECT/CT et HDR Brachytherapy au National Cancer Centre. La première Clinical Trial Unit marque un tournant vers une médecine plus innovante et basée sur la recherche. Au chapitre du bien-être et des médecines traditionnelles, l’AYUSH Centre of Excellence à Côte-d’Or, avec des services d’ayurveda, de yoga et de thérapies holistiques, positionne Maurice comme futur hub régional des médecines alternatives.
Au niveau de la santé publique, la Sterile Insect Technique constitue une réponse durable aux maladies vectorielles comme la dengue et le chikungunya. Le School Health Programme, visant 30 000 adolescents, permet le dépistage précoce des maladies non transmissibles. Le nouveau Subramania Bharati Eye Hospital est opérationnel, doublant la capacité en chirurgie oculaire, tandis que les chirurgies de la cataracte ont été décentralisées vers l’hôpital SAJ.
Pour renforcer la gouvernance, une Special Monitoring Team visite inopinément les établissements de santé et des réunions de gestion hospitalière, présidées par le ministre, améliorent la coordination interne. L’International Advisory Committee on Diabetes and Cardiovascular Diseases et le Health Sector Strategic Plan 2025-2030 établissent les bases d’un système de santé plus moderne, équitable et durable.
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9. Richard Duval, ministre du Tourisme: Entre croissance des arrivées et transition plus durable
(Note générale : 6/10)

Le ministre Richard Duval décrit une année menée entre croissance du secteur, réorganisation interne et projets structurants en préparation. Dans un contexte économique qu’il juge contraignant, il dit avoir voulu consolider la reprise tout en orientant le secteur vers une transition plus durable. Dès le départ, l’accent a été mis sur la progression des arrivées. La destination Maurice devrait ainsi franchir la barre des 1,4 million de visiteurs en 2025, un seuil jugé symbolique. Les recettes suivent la même tendance et devraient atteindre, voire approcher, les Rs 100 milliards.
L’année a aussi vu des reconnaissances internationales avec six villages labellisés Best UN Tourism Village, dont Chamarel et Grande-Rivière-Sud-Est. Le Tourism Bill avance, tout comme les nouveaux règlements pour l’observation des dauphins et des baleines. Par ailleurs, l’École hôtelière sir Gaëtan Duval a entamé sa transformation, avec l’appui de l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice. Ce volet est vu comme essentiel pour soutenir une industrie confrontée à d’importants besoins en main-d’œuvre qualifiée.
Cette première année n’a toutefois pas été exempte de difficultés. Le ministre évoque d’abord une période d’adaptation aux nouvelles orientations politiques, un manque de budget dû à la situation économique qui a freiné certains projets. La transition vers un tourisme plus «éco-soutenable» se poursuit avec la moitié des hôtels disposant déjà de cette certification.
Le projet de «village marin» pour rapprocher pêche artisanale et tourisme, est en discussion avec le ministère de l’Agro-industrie alors que le tourisme d’art avance en partenariat avec le ministère des Arts et de la Culture avec un premier itinéraire patrimonial prévu dans le Sud. Dans un secteur très sensible aux variations saisonnières, le ministre retient un épisode marquant : après trois mois difficiles en début d’année, marqués par une baisse des arrivées, les chiffres sont remontés en avril, avec l’objectif des 1,4 million de visiteurs.
Pour 2026, le ministère prévoit un système d’identification automatique des bateaux de plaisance pour améliorer le contrôle des mouvements en mer ; la reconnaissance oculaire à l’aéroport et la restructuration de la MTPA et la Tourism Authority pour renforcer le traitement en ligne des dossiers. D’autres grands défis sont à relever : pénurie de main-d’œuvre; diversification de l’offre et des marchés émetteurs ; amélioration de la connectivité, notamment avec l’Afrique. Autant de points que le ministère veut intégrer dans une stratégie future plus cohérente.
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10. Ashok Subron, ministre de l’Intégration sociale, de la Sécurité sociale et de la Solidarité nationale : Au carrefour d’une solidarité nationale renouvelée
(Note générale : 5/10)

Le ministre Ashok Subron dresse un bilan intéressant sur papier, marqué par des réformes structurelles et une volonté affichée de moderniser un ministère qu’il qualifie de «plus important du pays», tant par son budget colossal que par le nombre de bénéficiaires et d’actifs publics qu’il doit gérer. L’une de ses priorités a été de s’attaquer aux «centaines de milliers de dossiers poussiéreux» accumulés au fil des ans. La digitalisation des services de sécurité sociale, en sommeil depuis plus d’une décennie, a ainsi été relancée pour proposer des services «plus rapides, efficaces et humains», tout en renforçant la transparence.
La protection des personnes âgées figure au cœur de ce premier bilan. Une nouvelle législation pour faciliter l’émission de Protection Orders et instaurer un Ombudsperson pour les aînés a été développée. La réforme de la pension des personnes en situation de handicap est entrée dans sa phase active et les étudiants en situation de handicap ne verront plus leur prestation suspendue. La révision des medical guidelines, qui est finalisée et sera annoncée prochainement, veut instaurer un modèle progressif plus juste et tourné vers l’employabilité.
De plus, les bénéficiaires de pension se rendant à l’étranger pour un traitement médical percevront leur pension jusqu’à 12 mois – voire davantage et toute personne âgée pourra, une fois dans sa vie, résider un an à l’étranger sans perdre sa pension. Le National Solidarity Fund a revalorisé les aides en relevant le seuil à Rs 40 000 et l’internet gratuit va se concrétiser pour 35 000 bénéficiaires du Registre social de Maurice (RSM). Le soutien financier et opérationnel de la National Social Inclusion Foundation à 450 ONG a été stabilisé. Le Multidimensional Poverty Index (MPI) pour définir le seuil de pauvreté sera bientôt adopté.
Malgré ces avancées, des obstacles subsistent avec les contraintes économiques, la décision difficile de repousser l’âge de la retraite de 60 à 65 ans et l’augmentation de la Carer’s Allowance non retenue dans le Budget. Les lourdeurs administratives demeurent un frein constant, «certaines nécessaires, d’autres inutilement paralysantes». Il cite une anecdote qui illustre le sens d’urgence qu’il souhaite imprimer : il aurait découvert que des personnes âgées de 94 ans étaient convoquées devant un Medical Board pour renouveler leur pension d’invalidité. Une pratique qu’il a immédiatement stoppée.
Pour 2026, il voudrait mieux encadrer les Residential Care Homes, renforcer la sécurité des seniors, créer d’autres centres récréatifs et un mécanisme de compensation aux victimes du changement climatique. Avec une promesse : poursuivre ce travail au plus près de la population et des ONG, afin d’ancrer durablement un modèle de solidarité nationale renouvelé. Ses propos initiaux sur la réforme de la pension universelle, selon lesquels il n’était pas au courant, lui ont valu une impopularité quasi immédiate…
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11.Jyoti Jeetun, ministre des Services financiers et de la Planification économique : Dynamisme retrouvé dans un contexte fragile
(Note générale : 5.5/10)

Un an après l’arrivée au pouvoir de l’Alliance du changement, la rédaction de l’express évalue la performance des ministres. Nous réalisons cet exercice depuis 15 ans, ayant noté les ministres du gouvernement de Navin Ramgoolam (2010–2014) ainsi que ceux de l’Alliance Lepep (entre 2014 et 2024). Réalisé par les journalistes du groupe, cet exercice se fonde sur quatre critères : la performance générale, la maîtrise des dossiers, le leadership et la capacité à proposer des idées nouvelles.
Le ministère des Services financiers et de la Planification économique, sous la houlette de la néophyte en politique, Jyoti Jeetun, aura connu une année fertile et active avec, en juillet, la publication du Financial Services Strategy Report 2025-2030 ; en septembre, la finalisation des négociations sur l’AfCFTA Protocol on the Regulatory Framework for Financial Services ; et en novembre, la reconstitution du Financial Services Consultative Council.
Dans ce contexte, Maurice est passé de la 58ᵉ à la 52ᵉ place du Global Financial Centres Index (GFCI 38) et a été choisi comme pays hôte du premier Africa Credit Rating Agency (AfCRA). En ce qui concerne l’Anti-Money Laundering and Combating the Financing of Terrorism (AML/CFT), le rapport du Second Money Laundering and Terrorist Financing (ML/TF) National Risk Assessment (NRA) 2024- 2025 et la National AML/CFT Strategy 2025-2028 ont été finalisés en mai.
Au chapitre des ressources humaines, une dizaine de programmes de formation pour des acteurs du secteur financier ont bénéficié à plus de 500 participants. L’Office of Public Sector Governance a mené neuf revues organisationnelles, dont trois issues du rapport de l’Audit 2021-2022, cinq à la demande du ministère et une venant du Cabinet. L’United Nations Development Programme (UNDP) a parrainé le ministère pour un High-Level Strategic Communication Workshop, animé par l’expert mondial en communication Simon Lancaster, en septembre et offert un soutien technique pour l’élaboration de la Vision 2050.
Par ailleurs, la Banque africaine de développement a accordé une assistance technique de 200 000 USD pour l’élaboration des lignes directrices de l’investissement durable. Enfin, l’Union européenne a octroyé un soutien de 500 000 EUR au programme Support to the Anti-Money Laundering/Counter Financing of Terrorism.
Les engagements pris dans le programme gouvernemental 2025-29 pour ce secteur crucial du pays ont tous été réalisés en cette première année, notamment rétablir le ministère de la Planification économique et établir un plan stratégiquepour les services financiers. De plus, la Vision 2050 – un plan de développement national sur dix ans – a été formulé en ligne avec le programme gouvernemental.
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12.Patrick Assirvaden, ministre de l’Énergie et Services publics : Réparer, réformer et relancer
(Note générale : 6.5/10)

Le ministre Patrick Assirvaden résume son action depuis novembre 2024 ainsi : réparer les dérives du passé, réformer les structures et relancer les projets essentiels pour l’eau et l’énergie. Une année marquée par des avancées concrètes sur le terrain, mais aussi par un important travail de redressement administratif et financier.
Le ministère a mis l’accent sur la diversification des ressources en eau. Plusieurs unités de Containerized Pressure Filter Plant (CPF) ont été mises en service afin d’augmenter la capacité de production de la Central Water Authority (CWA). Ces installations – à Albion, Rempart–Beaux Songes, Constance NSLD, Argy NSLD, Balisson NSLD et Plaine-des-Papayes avec des capacités allant de 2 000 à 2 500m3 par jour – peuvent capter et traiter des eaux de surface autrefois perdues, réduisant ainsi la pression sur les réservoirs.
Vingt-cinq nouveaux forages stratégiques ont été réalisés à travers le pays. En 2025, les puits testés affichent un débit cumulé de 24 744m3 par jour, à Fond-du-Sac, Mapou, Bois-Mangues, Solitude, Cluny et New Valentina. Sans compter celui de Constance en décembre 2024 fournissant environ 4 000m3 par jour. Le projet de barrage de Rivière-des-Anguilles, longtemps enlisé, a franchi un cap décisif, avec un appel d’offres international prévu avant fin décembre. Un autre chantier majeur concerne les conduites défectueuses. Grâce à une ligne de crédit indienne d’environ Rs 2,9 milliards, 114km de tuyaux seront remplacés dans 13localités. Les procédures d’appels d’offres sont en cours, avec une attribution prévue pour mai ou juin 2026.
Sur le volet énergétique, le ministère revendique une refonte totale de la transition énergétique. L’ancien cadre, jugé irréaliste, a été abandonné au profit d’une stratégie plus pragmatique appuyée par des partenariats avec l’AFD, EDF et d’autres pays amis. Parmi les projets, figure une ferme solaire flottante de 17,5MW à Tamarind Falls, selon un accord de gouvernement à gouvernement avec l’Inde. Une stratégie nationale de gestion des pics de consommation a été instaurée, mobilisant le public via les médias pour stabiliser le réseau pendant les heures de pointe.
Le ministère mise par ailleurs sur le LNG, avec une capacité prévue de 450 à 500 MW, pour remplacer les centrales vieillissantes ainsi que sur la biomasse qui réduirait de moitié la dépendance au charbon. Le ministre souligne toutefois plusieurs défis majeurs rencontrés avec l’héritage problématique de l’ancien gouvernement, notamment à la CWA où l’Internal Replacement Pipe Programme – un projet de Rs 700 millions – a été mené sans transparence et fait l’objet d’une enquête de la FCC. La situation financière fragile de la CWA, la vétusté des moteurs du CEB et des IPP ainsi que les retards accumulés dans les projets solaires hérités du passé ont nécessité un important travail de remise en ordre. Pour 2026, Patrick Assirvaden affirme vouloir mettre en chantier plusieurs projets structurants, dont le barrage de Rivière-des-Anguilles dès août 2026 et l’opération du projet Floating PV à Tamarind Falls.
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13. Ritesh Ramful, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international : Relations internationales et partenariats stratégiques renforcés
(Note générale : 5.5/10)

Un an après l’arrivée au pouvoir de l’Alliance du changement, la rédaction de l’express évalue la performance des ministres. Nous réalisons cet exercice depuis 15 ans, ayant noté les ministres du gouvernement de Navin Ramgoolam (2010–2014) ainsi que ceux de l’Alliance Lepep (entre 2014 et 2024).Réalisé par les journalistes du groupe, cet exercice se fonde sur quatre critères : la performance générale, la maîtrise des dossiers, le leadership et la capacité à proposer des idées nouvelles.
Le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international, sous la houlette de Ritish Ramful, a connu douze mois d’activités intenses. Entre renforcement des relations internationales, nouveaux partenariats économiques et actions stratégiques pour moderniser l’économie mauricienne, plusieurs avancées majeures visites officielles de haut niveau ont confirmé la place de Maurice comme partenaire fiable sur la scène internationale.
Inde La visite d’État du Premier ministre indien
Narendra Modi les 11–12 mars a permis d’élever les relations entre Maurice et l’Inde au rang de partenariat stratégique. Elle fut suivie par celle de Navin Ramgoolam en Inde du 9 au16 septembre. Lors de cette mission, l’Inde a accordé à Maurice un paquet économique de 680 millions USD destiné à soutenir plusieurs projets de développement. Par ailleurs la remise de dix autobus électriques le 6 août a marqué un pas de plus vers un transport public plus durable.
Japon
L’ouverture de l’Ambassade de Maurice au Japon le 22 août, en marge de la TICAD 9, a marqué une expansion importante de la diplomatie mauricienne en Asie. Plusieurs projets importants ont été conclus pour consolider les échanges commerciaux et attirer les investisseurs. L’acquisition d’un remorqueur du Japon le 14 mars permettra de renforcer les capacités portuaires du pays. Par ailleurs la participation de Maurice à la World Expo Osaka 2025 et la Journée nationale célébrée le 14 juillet, en présence du ministre Ramful, ont mis en avant l’image du pays auprès d’un public mondial.
Coopération multilatérale
La deuxième session de la Commission mixte Maurice–Réunion le 25 avril a permis la signature d’accords – sur la conservation marine, la transition agricole, la sécurité civile, le tourisme, la météorologie, la coopération scientifique et culturelle – renforcent et favorisent un développement régional partagé. Le ministère a aussi renforcé les liens avec l’Afrique, l’Asie et le Moyen-Orient alors que le pays se positionne comme un hub pour les investissements internationaux.
Au-delà des produits traditionnels comme le sucre, le textile ou le thon, Maurice mise désormais sur d’autres secteurs porteurs et la diplomatie numérique. Le ministère a intensifié l’action diplomatique sur une trajectoire de modernisation économique et numérique. La stratégie combine ouverture internationale, innovation et diversification visant à renforcer la position de Maurice comme un partenaire attractif et tourné vers l’avenir.
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14.Deven Nagalingum, ministre de la Jeunesse et des Sports : Refondation lancée dans le dialogue
(Note générale : 5.5/10)

Un an après l’arrivée au pouvoir de l’Alliance du changement, la rédaction de l’express évalue la performance des ministres. Nous réalisons cet exercice depuis 15 ans, ayant noté les ministres du gouvernement de Navin Ramgoolam (2010–2014) ainsi que ceux de l’Alliance Lepep (entre 2014 et 2024).Réalisé par les journalistes du groupe, cet exercice se fonde sur quatre critères : la performance générale, la maîtrise des dossiers, le leadership et la capacité à proposer des idées nouvelles.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Deven Nagalingum, revendique une action centrée sur la reconstruction, la relance et le dialogue. Il affirme avoir posé les bases d’un changement durable, même si certains acquis restent encore peu visibles.
Le chantier majeur de ces 12 mois pour son ministère a été la reconstitution des instances nationales – MSC, MRC, NYC, NCSSU et Commission nationale du sport féminin – qu’il juge indispensable pour une gouvernance solide et crédible.
Parmi les réalisations marquantes, la relance des Jeux inter-collèges. De retour après plusieurs années d’interruption, ces compétitions ont suscité un large engouement. L’édition 2026 est d’ailleurs déjà en préparation, avec l’introduction de nouveautés destinées à renforcer son attractivité. Les résultats obtenus aux Jeux de la CJSOI témoignent également d’un regain d’énergie et de motivation chez les jeunes sportifs mauriciens. Sur le terrain des infrastructures, le ministre met en avant plusieurs projets de réhabilitation: le Centre de Jeunesse de Trèfles, désormais modernisé, d’autres centres en rénovation et surtout la piscine de Mare-d’Albert, récemment rouverte après rénovation. L’inauguration du Sir Seewoosagur Ramgoolam Triolet Sports Complex constitue un autre jalon majeur, présenté comme «un bijou unique dans l’océan Indien».
Deven Nagalingum insiste aussi sur la reprise du dialogue avec les fédérations sportives, un rapprochement qui a, selon lui, favorisé des performances notables, notamment celles de Kimberley Le Court-Pienaar dans le cyclisme, d’Anaïs Angeline et de Noémi Alphonse en para-athlétisme. Le programme Anou Transform Nou Landrwa a également eu un fort impact social, en facilitant l’accès au sport dans les zones vulnérables et en révélant de nouveaux talents.
Le ministre reconnaît toutefois trois obstacles majeurs : l’état catastrophique des infrastructures, la lourdeur administrative qui retarde plusieurs projets et les contraintes financières. Il rappelle que la mise en œuvre des engagements de l’Alliance du changement s’inscrit sur cinq ans et qu’il serait irréaliste d’attendre des transformations complètes en une seule année. Pour 2026, il souhaite consolider ces fondations avec deux priorités : l’introduction du sport dans le curriculum dès le primaire et un nouveau plan d’action jeunesse pour répondre aux besoins d’une génération confrontée à de nouveaux défis.
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15. Reza Uteem, ministre du Travail et des Relations industrielles : Renforcer la protection sociale et la gouvernance du recrutement
(Note générale : 6/10)

Un an après l’arrivée au pouvoir de l’Alliance du changement, la rédaction de l’express évalue la performance des ministres. Nous réalisons cet exercice depuis 15 ans, ayant noté les ministres du gouvernement de Navin Ramgoolam (2010–2014) ainsi que ceux de l’Alliance Lepep (entre 2014 et 2024).Réalisé par les journalistes du groupe, cet exercice se fonde sur quatre critères : la performance générale, la maîtrise des dossiers, le leadership et la capacité à proposer des idées nouvelles.
Le ministre du Travail et des Relations industrielles, Reza Uteem, présente un premier bilan marqué par une série de réformes structurantes, destinées à moderniser le marché du travail, renforcer la protection sociale et améliorer la gouvernance du recrutement, local comme étranger.
L’une de ces mesures phares reste l’introduction de permis de travail électronique depuis le 1er septembre. Ce nouveau permis, doté d’une signature numérique et d’un code QR, permet aux autorités d’en vérifier instantanément l’authenticité. Une modernisation jugée essentielle pour un système jusque-là largement basé sur des procédures manuelles. Le ministère met également en avant le travail mené sur l’encadrement des travailleurs étrangers. Le gouvernement a approuvé les recommandations du comité interministériel, visant à rationaliser le traitement des demandes et à instaurer de nouveaux critères fondés sur l’impossibilité de recruter localement.
Ces mesures, annoncées comme imminentes, remplaceront un système jugé trop lent et difficile à contrôler. Les *Private Recruitment Agencies Regulations *2025 constituent un autre jalon important. Ce cadre légal vise à promouvoir un recrutement plus éthique et à protéger les demandeurs d’emploi et les travailleurs, tout en rendant les employeurs et les agences de recrutement plus responsables.
Sur le marché local, le ministère met en avant deux réformes majeures : d’une part, l’adoption de nouvelles législations permettant d’ajuster la relativité salariale après l’instauration du salaire minimum national ; d’autre part, la mise en place de la loi autorisant le versement exceptionnel d’une prime correspondant à un 14e mois en 2024, un engagement social fort et très attendu.
Le bilan chiffré souligne l’ampleur du travail accompli sur l’emploi. Entre novembre 2024 et septembre 2025, le programme Workfare a enregistré 7073 demandes reçues et traitées. Sur la même période, 3744 demandeurs d’emploi y ont été placés, selon les données officielles du ministère. Enfin, la tenue des Assises du Travail et de l’Emploi du 23 au 25 septembre marque un autre temps fort. Conformes à la Convention C144 de l’OIT, ces assises serviront de base à un plan d’action participatif et opérationnel en préparation.
Reza Uteem aura donc, en 12 mois, engagé des réformes structurelles, qui redessinent progressivement le paysage du travail à Maurice. Un premier bilan dense que le ministère présente comme le socle d’une transformation à plus long terme.
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16. Osman Mahomed, ministre du Transport terrestre : Pour une structure moderne, durable et équitable
(Note générale : 6.5/10)

Un an après l’arrivée au pouvoir de l’Alliance du changement, la rédaction de l’express évalue la performance des ministres. Nous réalisons cet exercice depuis 15 ans, ayant noté les ministres du gouvernement de Navin Ramgoolam (2010–2014) ainsi que ceux de l’Alliance Lepep (entre 2014 et 2024). Réalisé par les journalistes du groupe, cet exercice se fonde sur quatre critères : la performance générale, la maîtrise des dossiers, le leadership et la capacité à proposer des idées nouvelles.
Le ministre Osman Mahomed dresse un bilan qu’il qualifie de «solide et structurant». Entre réformes, modernisation des institutions et actions visibles sur le terrain, le ministre affirme avoir enclenché une transformation profonde du secteur, tout en restant particulièrement attentif aux préoccupations du public.
La sécurité routière demeure l’un des axes clés de cette première année. Le ministère a organisé de vastes campagnes de sensibilisation, dont l’opération Drink and Drug Driving durant les fêtes de fin d’année ainsi que la participation à la Semaine mondiale de la sécurité routière. La visite à Maurice du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la sécurité routière est venue saluer les efforts de prévention entrepris. À cela s’ajoutent la révision des normes pour les casques, la sécurisation de grands rassemblements religieux et une mobilisation nationale pour la Journée mondiale du souvenir des victimes de la route.
Osman Mahomed a aussi modernisé le fonctionnement de la NLTA avec le lancement de la nouvelle plateforme MVL, le renforcement de l’inspectorat, l’ouverture d’un nouveau Traffic Centre à Rivière-des-Anguilles et la réouverture d’un comptoir à l’aéroport. Il souligne également la résolution de longues disputes avec les taxis opérant dans la zone portuaire et aéroportuaire. Du côté du transport public, le Metro Express et la NTC avancent : introduction de bus électriques, assistance technique du Royaume-Uni, régularisation des audits financiers et mise en chantier de projets structurants tels que le système cashless ou le Fleet Management System.
Mais l’un des aspects marquants de cette première année reste son hyperprésence sur les réseaux sociaux, un terrain où il s’est imposé comme un ministre de proximité. Très réactif, il n’hésite pas à intervenir publiquement quand des comportements dangereux sont signalés. Il est récemment intervenu après une agression dans le métro, exprimant fermeté et vigilance. Plus récemment, il a réagi à une vidéo virale montrant un motocycliste roulant à plus de 200 km/h entre Pailles et Tribeca en l’espace de deux minutes. Le ministre a republié la vidéo en promettant des actions immédiates, rappelant que les routes et les transports publics doivent être des lieux sûrs pour tous.
Pour 2026, Osman Mahomed promet une accélération : digitalisation complète de la NLTA, électromobilité étendue, finalisation du Penalty Points System et développement du Masterplan national des transports terrestres. «Nous posons les bases d’un système moderne, durable et équitable», affirme-t-il.
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17. Arianne Navarre-Marie, ministre de l’Égalité des genres et du Bien-être de la famille : Répondre plus efficacement aux violences familiales et sociales
(Note générale : 5.5/10)

Un an après l’arrivée au pouvoir de l’Alliance du changement, la rédaction de l’express évalue la performance des ministres. Nous réalisons cet exercice depuis 15 ans, ayant noté les ministres du gouvernement de Navin Ramgoolam (2010–2014) ainsi que ceux de l’Alliance Lepep (entre 2014 et 2024). Réalisé par les journalistes du groupe, cet exercice se fonde sur quatre critères : la performance générale, la maîtrise des dossiers, le leadership et la capacité à proposer des idées nouvelles.
Dès sa prise de fonction, la ministre de l’Égalité des genres et du Bien-être de la famille a entamé une ambitieuse opération de redressement. Entre progrès tangibles et défis persistants, le bilan d’Arianne Navarre-Marie témoigne d’une volonté affirmée de faire évoluer un portefeuille longtemps fragilisé. La nouvelle équipe a mis en place 12 Family Support Services (FSS) en mode one-stop shop dans plusieurs régions. Ces centres offrent un accompagnement intégré comprenant conseil, soutien psychologique, assistance légale et présence policière, afin de réduire l’errance administrative et renforcer la coordination des interventions publiques.
Une centaine de familles volontaires recensées pour le programme Foster Care, avec 95 mineurs réintégrés dans leur famille biologique. 9 273 cas de harcèlement, santé mentale, violences basées sur le genre et traite d’êtres humains ont été gérés.
Le National Children’s Council a sensibilisé 9180 élèves aux risques en ligne, aux addictions, aux abus et aux grossesses précoces.
À octobre 2025, 59 % des recommandations de la Politique nationale du genre ont été mises en œuvre avec un comité national de pilotage, un comité technique interministériel et 52 cellules genre actives. La réouverture progressive des centres des femmes a permis de sensibiliser 5 000 femmes, dont 700 ont suivi des formations entre juillet et octobre 2025. Le National Women’s Entrepreneur Council a organisé 166marchés et expositions touchant environ 1700 entrepreneures, en plus de 237nouvelles inscriptions à Rodrigues. Malgré ces avancées, le ministère a rencontré des obstacles : résistances internes, habitudes de travail en silos et la nécessité d’accroître la polyvalence des officiers pour une prise en charge plus holistique. Sur le plan législatif, des négociations sont en cours pour présenter le Domestic Abuse Bill, l’Adoption Bill et renforcer la Children’s Act.
À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le ministère a lancé la campagne Fam to pa zis enn viktim, to enn sanzman, avec témoignages radio, partenariats artistiques et focus sur la hotline nationale 139. Les priorités pour 2026 incluent un Registry of Offenders renforcé, l’expansion des programmes Foster Care et Back to Home ainsi que la lutte contre la cyberviolence ( harcèlement en ligne , bullying sur Telegram).
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18. Michael Sik Yuen, ministre du Commerce et de la Protection des consommateurs : Une lutte inlassable pour soutenir le pouvoir d’achat et baisser les prix
(Note générale : 6/10)
Un an après l’arrivée au pouvoir de l’Alliance du changement, la rédaction de l’express évalue la performance des ministres. Nous réalisons cet exercice depuis 15 ans, ayant noté les ministres du gouvernement de Navin Ramgoolam (2010–2014) ainsi que ceux de l’Alliance Lepep (entre 2014 et 2024). Réalisé par les journalistes du groupe, cet exercice se fonde sur quatre critères : la performance générale, la maîtrise des dossiers, le leadership et la capacité à proposer des idées nouvelles.
Le ministère du Commerce et de la Protection des consommateurs a mis en œuvre diverses mesures, indique le ministre Michaël Sik Yuen, pour protéger les consommateurs, réguler les prix et soutenir le commerce extérieur.
Depuis mars, pour soutenir le pouvoir d’achat avec un mécanisme de contrôle des prix, une marge maximale de 25 % a été appliquée aux légumes en conserve et de 34 % sur les légumes surgelés conditionnés; puis étendue à de nouveaux produits, tels que saucisses et volaille en conserve, thon et crevettes ainsi que le beurre et la margarine. Le prix du sel iodé a été plafonné à Rs 3 pour 125 g et plusieurs produits essentiels, dont les aliments infantiles, ont été exonérés de TVA. Cinq produits de première nécessité – lait en poudre, fromage, huile alimentaire, lait infantile et couches – bénéficient de subventions via le Price Stabilisation Fund (PSA), applicables à Maurice et Rodrigues. À Rodrigues, la marge maximale s’applique également aux produits pharmaceutiques, riz basmati, pâtes et produits d’hygiène.
La législation a aussi été renforcée dans plusieurs domaines, notamment pour le gaz domestique, la sécurité des jouets importés et l’émission de coupons et bons. Le Consumers’ Protection Bill a été approuvé au Cabinet et il est en cours de rédaction par le State Law Office avant d’être présenté au Parlement. Le règlement sur le commerce en ligne a été validé et une loi sur la sécurité des chauffe-eau à gaz est en préparation. Les prix des carburants ont été réduits de Rs 5 le litre en décembre 2024 et récemment de Rs 2,75 le litre pour l’essence. Selon Michaël Sik Yuen, ces baisses permettent aux consommateurs de réaliser des économies à chaque plein. Par ailleurs, le déficit du PSA a été réduit de Rs 3,4 milliards en décembre 2024 à Rs 2,1 milliards.
La Competition Commission a traité des plaintes et fusions, mené des enquêtes et elle poursuit ses travaux, tandis que la Competition Act 2007 a été amendée pour renforcer l’analyse des marchés. En ce qu’il s’agit du commerce extérieur, la Trade Division a géré importations, exportations et foires commerciales. Selon le ministre, certaines mesures prennent plus de temps à se concrétiser et nécessitent une coordination avec plusieurs parties prenantes. La priorité pour 2026 sera de respecter le calendrier gouvernemental et de suivre de près les dossiers relatifs au prix des médicaments.
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19. Kaviraj Sukon, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Science et de la Recherche : Une réorientation en demi-teinte
(Note générale : 5.5/10)

Un an après l’arrivée au pouvoir de l’Alliance du changement, la rédaction de l’express évalue la performance des ministres. Nous réalisons cet exercice depuis 15 ans, ayant noté les ministres du gouvernement de Navin Ramgoolam (2010–2014) ainsi que ceux de l’Alliance Lepep (entre 2014 et 2024). Réalisé par les journalistes du groupe, cet exercice se fonde sur quatre critères : la performance générale, la maîtrise des dossiers, le leadership et la capacité à proposer des idées nouvelles.
Selon le Global Innovation Index 2025, Maurice est passé de la 550e à la 530e place au niveau mondial et à la 100e place en Afrique subsaharienne. Un plan d’action d’internationalisation ciblant l’Afrique, l’Afrique de l’Est et l’Asie du Sud afin de positionner Maurice comme destination académique a été élaboré et un accord conclu avec QAA UK ouvre désormais la voie à l’arrivée d’universités britanniques via des procédures accélérées.
S’il y a eu l’élaboration et la mise en pratique par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Science et de la Recherche des lignes directrices nationales pour l’usage responsable et éthique de l’IA par les étudiants et les universités, la mise en action de ce plan reste peu visible dans la pratique des différents cours proposés par les universités, celles-ci ayant déjà leurs modules préétablis. Par ailleurs, le comité national coprésidé avec Business Mauritius pour revoir les cursus et les aligner avec les besoins du marché semble encore loin de produire des ajustements concrets.
De plus, si le Higher Education Summit 2025, tenu du 4 au 6 juin, a réuni l’ensemble des parties prenantes et jeté les bases d’un plan national stratégique sur dix ans, les retombées immédiates ne sont pas quantifiables et aucun KPI n’a été communiqué pour mesurer l’évolution sur les dix années à venir. Enfin, le maintien de l’exigence de deux A-Levels combiné à la réduction du nombre de crédits requis au SC de 5 à 3, ne semble pas démocratiser l’accès à l’éducation tertiaire. À l’heure de la publication de cet article, le ministère n’ayant pas communiqué son bilan officiel, cette analyse a été réalisée à partir de données publiques.
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20. Aadil Ameer Meea, ministre de l’Industrie, des PME et des Coopératives : Le tarif douanier américain réduit de 40 % à 15 %, un accomplissement majeur
(Note générale : 6.5/10)

Un an après l’arrivée au pouvoir de l’Alliance du changement, la rédaction de l’express évalue la performance des ministres. Nous réalisons cet exercice depuis 15 ans, ayant noté les ministres du gouvernement de Navin Ramgoolam (2010–2014) ainsi que ceux de l’Alliance Lepep (entre 2014 et 2024). Réalisé par les journalistes du groupe, cet exercice se fonde sur quatre critères : la performance générale, la maîtrise des dossiers, le leadership et la capacité à proposer des idées nouvelles.
Les négociations de haut niveau menées au 17e US-Africa Business Summit ont permis de réduire le tarif douanier américain de 40% à 15%, renforçant ainsi la compétitivité des exportations locales. L’objectif est d’atteindre une nouvelle baisse jusqu’à 10%, tout en négociant de nouveaux accords à l’expiration de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA). «L’une des autres grandes réalisations fut l’organisation des Assises de l’Industrie, un exercice inédit qui a permis de définir le secteur manufacturier, donnant au pays une direction claire vers une industrie plus moderne, numérique, automatisée et durable», ajoute le ministre.
Les difficultés auxquelles son ministère a dû faire face incluent un héritage industriel pesant et un contexte mondial instable, avec inflation, hausse des coûts et tensions sur les chaînes d’approvisionnement affectant les Petites et moyennes entreprises (PME). La pénurie de main-d’œuvre qualifiée freine divers secteurs et la révision du cadre fiscal, notamment la TVA, demande une adaptation. Les lenteurs administratives et le fractionnement des coopératives posent aussi des défis, alors que la transition numérique des PME est inégale, nécessitant davantage de soutien.
Le programme électoral de l’Alliance du changement avait mis en avant deux orientations principales : la refonte de la diplomatie économique et la transformation durable de l’appareil productif. L’objectif a été atteint pour la diplomatie, remettant Maurice sur la scène internationale. Plusieurs engagements industriels ont été réalisés, comme la Manufacturing 4.0 Roadmap et le renforcement des labels locaux. Le programme a touché 1200 PME et modernisé le secteur coopératif. Toutefois, certaines mesures, comme la transition énergétique, nécessitent un temps d’application plus long, mais les bases sont établies.
Pour une anecdote durant l’année écoulée, Aadil Ameer Meea raconte que «le 12 mars,j’ai ressenti une profonde nostalgie à l’école Villiers-René que j’ai fréquentée enfant. J’ai eu l’impression que le temps s’était arrêté. J’ai prononcé un discours devant des enfants, là où autrefois, j’écoutais mes enseignants. J’ai encouragé les jeunes à rêver grand et à croire en eux-mêmes. Revisiter ma salle de classe a été une expérience émouvante, soulignant le cercle de la vie». Pour 2026, il explique que sa priorité est de finaliser le renouveau de la diplomatie économique après une période de redressement avec la concrétisation du renouvellement de l’AGOA et la progression des négociations bilatérales avec les États-Unis, selon le manifeste de l’Alliance du changement.
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21. Mahend Gungapersad, ministre de l’Éducation et des Ressources humaines : Accomplir «beaucoup avec peu» par un dialogue constant
(Note générale : 6.5/10)

Arrivé au ministère de l’Éducation et des Ressources humaines à la veille de la grande rentrée scolaire, Mahend Gungapersad dresse un premier bilan «dense et structurant», marqué par des réformes des infrastructures, des programmes pédagogiques et de la vie scolaire. Parmi ses réalisations phares, le ministre retient l’organisation, pour la première fois, des examens du School Certificate à Agalega. «J’ai voulu que les élèves puissent passer leurs examens chez eux, malgré les conditions difficiles», évoquant une visite qui l’a marqué. Cette démarche, dit-il, illustre la volonté de réduire les inégalités et de mieux répondre aux réalités locales.
La lutte contre le harcèlement et la violence en milieu scolaire a été un chantier prioritaire. Dix mille personnes – enseignants, chefs d’établissement, parents et élèves – ont été formées, alors que des ONG sont de nouveau autorisées à intervenir dans les écoles pour des causeries sur la drogue et la prévention. Les activités extrascolaires ont été relancées, avec le retour des sports intercollèges après cinq ans – mobilisant 11300 élèves – et des concours artistiques, le Model United Nations et le programme Kids’ Athletics avec 2000 enfants.
Sur le plan pédagogique, les Assises de l’Éducation, à Maurice et Rodrigues, ont abouti à un Blueprint finalisé. Le Foundation Programme for Literacy, Numeracy, and Skills a remplacé l’Extended Programme tant décrié, où plus de 2000 candidats restaient chaque année sur le carreau sans aucun certificat. Les Modular Assessments en Grade5 ont été supprimés, le PSAC a été revu pour plus de flexibilité et des consultations avec Cambridge sont en cours pour moderniser certains examens. La promotion au Grade 12 a été assouplie, permettant à 2 472 élèves détenant trois ou quatre crédits d’accéder en Lower Six. Le kreol morisien a fait son entrée en Grade11 et les diplômés universitaires sans PGCE peuvent désormais enseigner tout en le préparant. Le ministère a également évoqué l’accord avec Mauritius Telecom pour le projet mytGPT et la formation de 4000 éducateurs en intelligence artificielle. Par ailleurs, une enveloppe exceptionnelle – Rs 75 000 par école primaire et Rs 100 000 par collège – a été octroyée pour des travaux urgents. Si les contraintes financières et la dégradation héritée des infrastructures ont ralenti certains chantiers, Mahend Gungapersad assure que les réformes se poursuivront. «Nous avons accompli beaucoup avec peu. 2026 sera consacrée à la mise en œuvre progressive du Blueprint et à un dialogue constant avec nos partenaires.» Il reconnait toutefois que certaines promesses, comme un gymnase par école, seront difficiles à concrétiser.
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22. Avinash Ramtohul, ministre des Technologies de l’Information, de la Communication et de l’Innovation : Un écosystème digital plus sûr, plus efficace et plus inclusif
(Note générale : 6.5/10)

Un an après l’arrivée au pouvoir de l’Alliance du changement, la rédaction de l’express évalue la performance des ministres. Nous réalisons cet exercice depuis 15 ans, ayant noté les ministres du gouvernement de Navin Ramgoolam (2010–2014) ainsi que ceux de l’Alliance Lepep (entre 2014 et 2024). Réalisé par les journalistes du groupe, cet exercice se fonde sur quatre critères : la performance générale, la maîtrise des dossiers, le leadership et la capacité à proposer des idées nouvelles.
Depuis sa prise de fonction, le ministre de la Technologie, de la Communication et de l’Innovation, Avinash Ramtohul, a lancé une véritable révolution numérique et posé les bases d’un écosystème digital plus sûr, plus efficace, et plus inclusif. Un parcours fait de succès notables, de défis persistants et d’ambitions visionnaires.
La suppression du réenregistrement obligatoire des cartes SIM en décembre 2024 a été saluée par la plupart des usagers. Elle a rétabli la confiance dans le secteur télécom, en améliorant la protection de la vie privée des citoyens par l’effacement des données photographiques stockées par les opérateurs. «Notre objectif était de simplifier la vie des usagers tout en sécurisant leurs droits numériques», explique Avinash Ramtohul. En février dernier, le lancement de MAUCORS+ a marqué une étape majeure en permettant aux citoyens de signaler des cybercrimes de façon sécurisée. Cette plateforme a enregistré plus de 5 000 signalements en six mois, témoignant d’une adoption rapide.
Par ailleurs, le lancement du Digital Transformation Blueprint 2025–2029 a permis de structurer la stratégie numérique mauricienne autour de quatre piliers: gouvernance, inclusion, innovation et sécurité, avec une attention particulière à la formation et au développement des compétences numériques. La plateforme virtuelle de renouvellement de la Motor Vehicle Licence (MVL) a déjà enregistré plus de 13 000 transactions. En août, un comité interministériel et le dashboard national ont renforcé la coordination et la transparence des projets numériques.
La stratégie d’intelligence artificielle (IA) a progressé avec la mise en place de groupes de travail PPPP et l’élaboration du cadre réglementaire, aligné sur les standards internationaux, qui annoncent une stratégie nationale de l’IA prévue pour janvier 2026. En septembre, une formation en e-Health a été lancée dans plusieurs hôpitaux, en vue d’un système de santé numérique.
Cependant, cette année n’a pas été sans défis. La gestion de projets fragmentés, souvent incomplets ou mal évalués, avait fragilisé la confiance mais la nouvelle équipe a misé sur la transparence et la redevabilité, notamment via un dashboard de suivi. Les réformes annoncées sont encore en gestation, mais le ministre privilégie une approche responsable sans précipitation. «Notre mission est de moderniser avec rigueur et d’assurer que chaque citoyen, où qu’il vive, bénéficie du numérique.» Pour 2026, ses priorités sont claires : stratégie nationale pour l’IA, National AI Unit et Cybersecurity Act amendée. Une feuille de route ambitieuse, mais indiquant que le pays est sur la voie d’un avenir numérique plus inclusif et sécurisé.
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23. Raj Pentiah, ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives : Entre ambition novatrice et défis structurels
(Note générale : 5.5/10)

Un an après l’arrivée au pouvoir de l’Alliance du changement, la rédaction de l’express évalue la performance des ministres. Nous réalisons cet exercice depuis 15 ans, ayant noté les ministres du gouvernement de Navin Ramgoolam (2010–2014) ainsi que ceux de l’Alliance Lepep (entre 2014 et 2024). Réalisé par les journalistes du groupe, cet exercice se fonde sur quatre critères : la performance générale, la maîtrise des dossiers, le leadership et la capacité à proposer des idées nouvelles.
Dès sa nomination, le ministre Raj Pentiah a engagé une réforme de grande ampleur de la fonction publique fondée sur une vision claire d’«administration citoyenne, transparente et performante». Plusieurs initiatives importantes ont été lancées, mais les défis restent nombreux pour concrétiser les promesses.
Sur le plan positif, le ministère a présenté une stratégie de réforme publique 2025-2029 visant à moderniser l’administration. Cette feuille de route inclut la digitalisation : un système national de gestion des documents électroniques, une plateforme numérique pour le Scheme of Service et un système électronique de gestion de la performance. Le nouvel institut Atal Bihari Vajpayee pour le service public et l’innovation, inauguré en mars 2025, va permettre de former jusqu’à 20 000 fonctionnaires par an.
Le ministre a aussi multiplié les partenariats internationaux. Une coopération renforcée avec la Chine a été actée pour la formation des fonctionnaires, notamment sur des compétences en intelligence artificielle et en réforme administrative pour faire de Maurice un centre régional d’excellence pour la formation d’agents publics.
Sur le plan interne, le ministre n’a pas négligé le bien-être des fonctionnaires. Il a échangé avec des représentants de Rodrigues sur le recrutement, la formation et l’équité dans les promotions. Il a aussi lancé la 17e édition du Public Service Excellence Award pour encourager l’innovation et la performance dans l’administration. Mais ces efforts ne sont pas sans critiques. On observer que les lois nécessaires, comme un éventuel Public Sector Reform Bill, ne sont pas encore adoptées et l’impact réel sur le terrain pourrait se faire attendre.
De plus, la transformation numérique et la gestion des performances demandent des ressources importantes alors que le gouvernement fait face à des contraintes budgétaires dans un contexte de dépenses récurrentes (salaires, retraites) difficiles à maîtriser. Certains craignent qu’un rythme trop lent ou des résistances institutionnelles n’entravent la mise en œuvre.
Raj Pentiah peut légitimement revendiquer des avancées ambitieuses : plans stratégiques, formation massive, digitalisation. Mais pour que la réforme devienne durable, il devra convertir ces plans en actions tangibles, pérenniser les changements et convaincre l’ensemble des acteurs que ce chantier est bénéfique à tous – agents publics comme citoyens.
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24. Ranjiv Woochit, ministre de l’Administration locale : Entre redémarrage de projets, contraintes budgétaires et réformes nécessaires
(Note générale : 5.5/10)

L’année de Ranjiv Woochit a été marquée par des chantiers relancés, des dysfonctionnements hérités et une réorganisation amorcée. Projets redémarrés, contraintes budgétaires, réformes annoncées… il détaille son bilan.
Dès son arrivée en décembre 2024, le ministre dit avoir découvert un paysage institutionnel morcelé, où certains projets étaient à l’arrêt et plusieurs marchés publics fonctionnaient sans certificat incendie. L’incendie survenu quelques jours plus tard au marché central l’a conduit, explique-t-il, à lancer une vérification générale. Plusieurs incinérateurs en panne ont été remis en service depuis janvier, notamment à Triolet, tandis que d’autres doivent redevenir opérationnels au début du mois prochain. Parmi les chantiers relancés, la révision complète du marché de Pamplemousses, la première phase du nouveau quartier-général du district de Savanne – projet évalué à Rs 69 millions – le marché de Chemin-Grenier au coût de Rs 125 millions sans oublier le complexe sportif de Triolet inauguré le 15 novembre.
Cette première année a toutefois été marquée par des blocages. Le ministre évoque d’abord l’absence de budget pour poursuivre certains projets engagés et des dossiers «mal conçus ou insuffisamment suivis» dans la construction et l’aménagement ainsi qu’un ralentissement dans les municipalités, dans l’attente des élections en mai 2025, qui aurait gelé plusieurs travaux.
Le ministre assure que la réforme de la Local Government Act, qui occupe une place centrale dans le programme de l’Alliance du changement et concerne tant les municipalités que les villages, avance. Le comité interministériel de huit membres mis en place en janvier a émis un appel à propositions, qui a recueilli une cinquantaine de contributions, alors qu’un comité technique travaille en parallèle. Trois réunions formelles ont déjà eu lieu et une session, réunissant conseillers municipaux et villageois, est prévue en décembre pour affiner les propositions.
Pour 2026, le ministre veut concentrer ses moyens sur un projet structurant : un garage centralisé pour l’entretien des véhicules des municipalités et des conseils de district. L’idée est de réduire les immobilisations, améliorer la rapidité des interventions et éviter les ruptures d’équipements. En parallèle, son ministère accompagnera celui de l’Environnement dans la mise en place du tri des déchets, où trois types de poubelles seront distribués aux ménages, mesure essentielle, ditil, pour renforcer la gestion durable des déchets.
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25. Mahen Gondeea, ministre des Arts et de la Culture : Positionner les industries créatives dans l’économie
(Note générale : 5/10)

La première annonce de Mahen Gondeea, après avoir prêté serment comme ministre des Arts et de la Culture c’était de tenir des Assises. Si l’exercice a été rebaptisé Convention nationale sur les arts et la culture, les neuf séances ont eu lieu entre septembre et novembre. Les divers acteurs ont pu identifier les dysfonctionnements et proposer des solutions. Ces discussions serviront à définir un plan stratégique «destiné à positionner les industries créatives dans l’économie mauricienne». Considéré à tort comme un «petit ministère», les Arts et la Culture sont surtout un vaste chantier. Parmi ceux que Mahen Gondeea a attaqué : la restructuration de la Mauritius Society of Authors (MASA). Le ministre a révoqué le président Richard Hein et nommé deux semaines plus tard la nouvelle présidente, Joëlle Coret. Un audit financier des fortes sommes restées bloquées dans les caisses de la MASA a été ordonné.
Ce ministère gère deux sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Le ministère a accordé une attention particulière au Morne. Trou-Chenille et son open air museum, laissé à l’abandon, sont en réhabilitation. Après la chute mortelle d’un jeune touriste allemand de la montagne du Morne en août, la révision du protocole de sécurité et de la signalétique sont en finalisation.
L’objectif déclaré du ministère est de «faire évoluer Maurice d’une logique d’assistanat vers une véritable industrie culturelle durable et créatrice de valeur». Pour le volet infrastructures, la réouverture du théâtre Serge-Constantin a eu lieu début septembre, après quatre ans de fermeture. Pour l’autre site classé patrimoine mondial, l’Aapravasi Ghat, l’acquisition du Cerne Docks relance le projet d’agrandissement du Beekrumsing Ramlallah Interpretation Centre. La rénovation du musée SSR à Plaine-Verte a aussi été enclenchée, avec l’attribution du contrat. Toujours du côté du patrimoine, le ministère a signé un accord majeur avec la fondation Mansart pour restaurer et mettre en valeur d’importants bâtiments de l’époque coloniale française – musée de Mahébourg, jardin de Pamplemousses, l’ancienne Cour suprême et Clarisse House. Un sous-comité juridique travaille sur la structure du futur partenariat public-privé et la révision de la National Heritage Act.
Enfin, après la promesse de mettre en place un cultural desk pour faciliter l’obtention de permis pour l’organisation de festivals et concerts, le ministère travaille à la mise en place d’un guichet numérique unique via le National Electronic Licensing System (NELS) en collaboration avec l’EDB pour faciliter les demandes.
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