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Confidentiels

L'express leaks du dimanche 16 novembre au vendredi 21 novembre 2025

22 novembre 2025, 06:30

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L'express leaks du dimanche 16 novembre au vendredi 21 novembre 2025

Plongez au cœur de l'actualité avec l'express, où nous vous dévoilons en exclusivité les derniers bruits de couloir, les buzz les plus récents et les scandales les plus retentissants que d'autres vous cachent. Restez informés et découvrez les dessous des événements qui façonnent notre société.

Rodrigues «effacée» de la constitution

C’est le cri d’alerte du professeur Jacques Colom. Dans un entretien accordé à l’express à l’occasion de la sortie du nouveau numéro de la Revue juridique de l’océan Indien (RJOI), ce spécialiste de l’université de La Réunion dénonce «l’invisibilité constitutionnelle» imposée depuis des décennies aux Rodriguais, en particulier ceux d’origine africaine. Il rappelle que cette discrimination, héritée de l’époque coloniale, perdure dans un pays pourtant membre de l’Union africaine et célébrant le vingtième anniversaire de la régionalisation de Rodrigues.

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À lire dans l’interview à paraître lundi.

50 ans de barreau

Jean-Claude Bibi (photo) a reçu les honneurs des membres du barreau alors qu’il célèbre cette semaine ses 50 ans de pratique. Ancien politicien, ex-ambassadeur, «Lolo» pour les intimes, figurait parmi les avocats promus au rang de Senior Counsel. Mais, comme une vingtaine d’autres, il attend toujours de recevoir sa lettre patente de la Cour suprême. Il a confié à l’express qu’à son âge (74 ans), ce n’est pas ce titre qui changera quoi que ce soit à sa vie trépidante.

Amendement-santé

Les récents cas de Mamy Ravatomanga, Junaid Fakim et Sattar Hajee Abdoula, tous évoquant des problèmes de santé pour échapper à la détention policière, provoquent des réflexions au sein de la magistrature. Comment éviter que la clinique ne devienne le refuge idéal pour ceux qui souhaitent éviter la cellule ? L’option de recourir aux médecins de la police n’est pas envisageable faute d’effectifs…

Qui va remplacer Beegoo ?

Alors qu’Air Mauritius se retrouve sous la loupe de la FCC, après l’arrestation de Sattar Hajee Abdoula, l’installation d’Andre Viljoen se poursuit progressivement, en attendant la nomination officielle du chairman de la compagnie. L’hôtel du gouvernement n’a pas encore tranché : l’«ultimate chairman», Megh Pillay, patron d’Airport Holdings Ltd, doit-il lui-même présider Air Mauritius ? En attendant, l’ex-chairman Kishore Beegoo n’a pas pris ses distances de l’aéroport. Il continue de présider plusieurs boards placés sous l’ombrelle d’AHL.

Problème d’eau à Tamarin

Que faire face à l’impunité des monopoles d’État ? C’est la question qui taraude des habitants de Tamarin. Dans ce village, sur environ un kilomètre, coule depuis plusieurs années un véritable ruisseau artificiel. «Cela fait trop longtemps que nous avons cinq fuites des tuyaux de la CWA, devenues des cours d’eau, sur la route qui mène chez nous. L’approvisionnement en eau est intermittent : nous avons déjà passé deux mois et demi sans une goutte d’eau. Et nous sommes à nouveau à sec depuis plusieurs jours !» se lamente une habitante. Sept références différentes ont été enregistrées pour cette dernière plainte : aucune réponse, aucune indication d’une éventuelle intervention. Le centre d’appels est devenu, selon les habitants, un bouclier pratique contre les griefs du public. Une équipe de la CWA s’est bien rendue sur place en février dernier, creusant un large trou de quatre pieds. Elle est repartie en laissant un cône rouge… et n’est jamais revenue. Selon les riverains, «il est temps de rendre les fonctionnaires et les employés des corps parapublics légalement responsables de leurs actes et manquements. Et, au-delà d’eux, les politiciens. Le concept de responsabilité au travail et celui de la réciprocité entre employeur et employé doivent devenir un projet national, légal et social.»

Président «Macro»

Si Paul Bérenger a amusé plus d’un hier lorsque sa langue a fourché sur le nom du président Emmanuel Macron – notamment au sein d’une chancellerie étrangère – on a bien moins ri lorsqu’il a commis la même erreur face à la presse, devant tous les micros. Ayant sans doute réalisé sa bourde, il a sollicité l’indulgence de la presse, mais il était trop tard : sa conférence de presse, retransmise en direct sur les réseaux sociaux, avait déjà déchainé la toile.

Un ministre bousculé

La scène a fait sourciller plus d’un. Alors que la visite d’État d’Emmanuel Macron s’est déroulée sous le signe de la simplicité – selfies avec la foule, sourire aux lèvres, et même un moment de convivialité avec les agents de la VIPSU lors de son départ – un épisode beaucoup moins élégant a fait grincer des dents dans les cercles mauriciens. Lors de l’inauguration de la nouvelle ambassade de France à Telfair, les services de sécurité présidentiels français se seraient livrés à un excès de zèle particulièrement mal perçu : journalistes bousculés, et même un ministre délégué écarté un peu trop vigoureusement, malgré son statut d’invité officiel. «On aurait dit qu’ils ne savaient pas qui était qui», glisse un témoin présent sur place.

Vivement la proportionnelle

Alors que le gouvernement entend introduire une dose de proportionnelle tout en réglant ses différends – ou ses «nuances» – par rapport au Best Loser System (BLS), le principal parti d’opposition, le MSM, revoit sa position sur la réforme électorale. Des cadres du parti réalisent aujourd’hui qu’ils auraient pu obtenir environ 27% des sièges (avec leur score de 27% aux dernières législatives) au lieu de se contenter d’un seul siège grâce au BLS. SAJ avait toujours été contre toute dose de proportionnelle, estimant qu’elle conduirait à un gouvernement peu stable, en brandissant le cas rodriguais.

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