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Alliance du changement

ReA appelle les leaders autour de la table

15 novembre 2025, 11:00

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ReA appelle les leaders autour de la table

Ashok Subron et Stefan Gua de Rezistans ek Alternativ (ReA), ont adressé, le 10 novembre, une lettre aux leaders des partis de l’Alliance du changement, soit Navin Ramgoolam (Parti travailliste), Paul Bérenger (Mouvement militant mauricien) et au ministre Richard Duval (Nouveaux Démocrates). Dans ce courrier, ReA propose une réunion entre partenaires de l’alliance afin d’aborder l’état des relations internes, à l’issue d’une année d'exercice du pouvoir, ainsi que l’avancement des mesures inscrites dans le programme gouvernemental et le manifeste électoral.

Les points évoqués concernent notamment la réforme constitutionnelle, les changements législatifs en faveur des travailleurs et les engagements écologiques.

Contacté, Stefan Gua estime nécessaire que les partenaires de l’Alliance du changement se retrouvent pour discuter des tensions récentes en son sein et assurer la stabilité politique. «ReA est dans cette alliance autour d’un programme que nous avons élaboré ensemble. Nous avons pris des engagements devant l’électorat et il est de notre devoir de les concrétiser. Certaines décisions n’ont pas été prises dans les délais, d’où l’importance de cette rencontre pour faire un état des lieux», souligne-t-il.

À propos des tensions entre le PTr et le MMM, Stefan Gua considère qu’elles font partie de toute collaboration politique. «Les tensions ne sont pas négatives en soi. Dès que deux personnes travaillent ensemble, il est normal qu’il y ait des perspectives différentes. La question est comment on gère ces situations, et c’est dans cet esprit que nous proposons cette réunion», explique-t-il.

Évoquant la réforme électorale, qu’il juge en retard, Stefan Gua rappelle que plusieurs éléments restent en suspens, notamment l’introduction d’une dose de proportionnelle et le principe du right to recall. Selon lui, ReA milite depuis toujours pour que tout citoyen puisse être candidat sans devoir justifier d’une appartenance communautaire. Lors des discussions en période électorale, un délai de six mois avait été évoqué pour avancer sur ces décisions.

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