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Confidentiels
L'express leaks du dimanche 9 novembre au vendredi 14 novembre 2025
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Confidentiels
L'express leaks du dimanche 9 novembre au vendredi 14 novembre 2025
Plongez au cœur de l'actualité avec l'express, où nous vous dévoilons en exclusivité les derniers bruits de couloir, les buzz les plus récents et les scandales les plus retentissants que d'autres vous cachent. Restez informés et découvrez les dessous des événements qui façonnent notre société.
Ministrables rouges
Sentiments mitigés dans les rangs de la majorité ce week-end. Certains travaillistes ne cachaient pas leur excitation devant la possibilité de remplacer des ministres mauves. Un bon nombre de ces derniers ont laissé entendre qu’ils ne comptent pas abandonner leur mission ni leurs mandants ; et, s’il le fallait, ils resteraient au gouvernement quitte à ne plus faire de politique active ensuite…Quant à l’invitation de ReA à réunir tout le monde autour d’une table pour pacifier les relations et recadrer les discussions relatives à la réforme électorale, elle serait restée lettre morte. Selon un ministre, «quand les éléphants se battent, les fourmis ont intérêt à s’écarter au lieu de se mettre au milieu…».
Quand le DPP sort les griffes
Dans les couloirs feutrés de la justice, on ne parle que de cela : le communiqué du DPP, émis hier, aussi sec qu’un coup de trique, en a chiffonné plus d’un. À tel point que plusieurs policiers et fonctionnaires de justice jurent qu’il «n’aurait jamais dû sortir tel quel». Car derrière les mots pesés, un malaise bien plus profond se révèle : la fracture entre deux institutions censées travailler main dans la main – la Police et le bureau du DPP, des relations que l’on croyait apaisées depuis le départ de l’ex-commissaire Dip.
Selon nos antennes, le ton est monté dès dimanche soir. Au DPP, on aurait très mal pris d’être tenu dans l’ignorance des éléments les plus sensibles du dossier de l’accident mortel à Camp Levieux : permis inexistant, test de drogue positif, abandon de la victime, alcool dans le véhicule. Autant de faits que certains policiers auraient «mis de côté» avant de solliciter l’avis du DPP, qui a alors recommandé la libération du chauffeur, décision qui a déclenché l’indignation du public.
«On nous a piégés», souffle un juriste proche du dossier. Le communiqué serait ainsi autant une mise au point juridique qu’un tir de semonce institutionnel : un rappel cinglant que l’indépendance du DPP n’est pas négociable — surtout quand le nouveau responsable du PPO, en conférence de presse, laisse entendre que la faute incombe uniquement au DPP. Aux Casernes centrales, l’ambiance est lourde. On parle d’un «accroc grave», d’un dossier qui aurait dû être réglé entre adultes responsables, sans laver le linge sale en public. Mais le mal est fait.
Des robes noires soulagées
Dans les milieux juridiques, c’est presque un soupir collectif : la profession est enfin débarrassée de ce que plusieurs légistes appellent, sans détour, «la farce» des avocats et avoués qui enquêtaient… sur eux-mêmes. Une pratique héritée d’un autre âge, tolérée par habitude, et qui mettait tout le monde mal à l’aise, y compris ceux qui devaient siéger dans ces instances disciplinaires.
Le Revised Law Practitioners (Disciplinary Proceedings) Bill, fraîchement validé par le Conseil des ministres, change la donne. Avec un Appointment Committee repensé et une Law Practitioners Complaints Commission indépendante, les robes noires y voient un pas essentiel vers plus de transparence et un fonctionnement enfin digne d’une profession moderne. Mais dans l’arrière-salle du Bar et des cabinets de Port-Louis, un autre message circule : au lieu de s’écharper publiquement entre Bar Council, Law Society et Attorney General, la profession aurait tout intérêt à parler d’une seule voix. «Ce serait bien, pour une fois, d’arrêter les querelles intestines et de réclamer ensemble ce qui compte vraiment», souffle un Senior Attorney.
Et ce «vraiment» a désormais un nom : la publication des lettres patentes ayant conduit à la nomination des Senior Counsels et Senior Attorneys. Un sujet tabou, jalousement gardé sous scellés par le pouvoir, et que beaucoup souhaitent voir enfin mis en lumière.
«Si réforme disciplinaire il y a, alors autant pousser la logique jusqu’au bout», glisse un avocat chevronné. Autrement dit : transparence pour tous.
Billets et contrats…
La révocation de la présidente et du directeur général de la MTPA provoque une certaine effervescence parmi ceux qui n’ont pas encore été nommés et qui piaffent d’impatience. Les voyages et les contrats de promotion généralement liés à la MTPA attisent les convoitises. Au ministère du Tourisme, on fait ressortir que certaines nominations sont décidées au PMO et que le ministère de tutelle n’est informé qu’en dernier lieu. Une autre source affirme que la MTPA ne rapporte plus autant qu’à l’époque d’Arvin Bundhun ou du fameux contrat de Liverpool à Rs 400 millions…
La TVA et Damry
Plusieurs marchands ou commerçants qui ont pignon sur rue et qui ont commencé à remplir la paperasserie liée à la TVA adressent un pressant appel au ministère des Finances pour revoir les règlements les concernant. Pour rappel, le Budget 2025-2026 a abaissé le seuil d’enregistrement à la TVA, de Rs 6 millions à Rs 3 millions de chiffre d’affaires annuel. Cette mesure, entrée en vigueur le 1er octobre 2025, concerne environ 7 000 petites et moyennes entreprises (PME), notamment les marchands de dholl-puri, les détaillants alimentaires et non alimentaires, les restaurants, les fast-foods, les cafés et les traiteurs, ainsi que les entrepreneurs en construction, en électricité/plomberie et les détenteurs de licence de plaisance. La requête est la suivante : épargner de la TVA ceux qui ne disposent pas de tables et chaises et qui ne proposent que du service take-away. Cette mesure, destinée à stabiliser les prix des dholl-puris et des rôtis, serait populaire pour un gouvernement qui souffre d’un déficit de popularité, selon les commerçants qui sollicitent le Junior Minister Dhaneshwar Damry.
Celui qui bloque les dossiers
Dans les couloirs feutrés du ministère de l’Éducation, un nom circule à voix basse. Celui d’un haut fonctionnaire, figure centrale de l’administration, que plusieurs sources internes désignent comme le véritable point de friction dans le dossier explosif des manuels scolaires. Selon des «insiders», ce haut fonctionnaire – dénoncé par ses pairs et par le ministre lui-même – aurait imposé sa marque sur le processus d’attribution de certains manuels en écartant deux conditions cruciales du cahier des charges : le délai de livraison et la maquette préalable. Le ministre a confirmé, au Parlement cette semaine, que c’est bien le Senior Chief Executive qui a accordé une extension, contre l’avis des comités d’évaluation. Une décision qui a surpris jusque dans les rangs de la majorité.
Mais dans les étages, on chuchote autre chose. On évoque des réunions officieuses avec un soumissionnaire initialement non réactif, des procès-verbaux retouchés, des ajouts «provisoires» insérés après coup. Une lettre anonyme serait parvenue au ministre, évoquant des interventions jugées «inappropriées» dans le processus. Officiellement, une enquête interne serait «en cours». Officieusement, plusieurs cadres confient que les retards chroniques dans les projets de manuels – année après année – relèveraient moins de problèmes techniques que d’un «verrou administratif» incarné par ce même haut fonctionnaire. Dans les bureaux, on ne parle plus d’un simple dysfonctionnement. On parle d’un blocage systémique. Et d’un homme qui, depuis trop longtemps, en tiendrait la clé… Ses initiales : D. G.
L’ombre de… valises
Il a fait son «coming out» grâce aux valises qui l’ont conduit à Réduit — et en cellule. L’homme, grand fêtard et joueur invétéré de poker, aurait toujours une grande influence dans le monde hippique, que ce soit en termes de choix de jockey(s) ou de «betting propositions». Au lieu d’essayer d’impressionner à travers de grands discours, l’avocat aux multiples casquettes – peut-être encore groggy après les coups de «rotin bazar» du comité Ramburn, sujet soigneusement évité lors d’une récente émission – aurait plutôt intérêt à chercher où l’homme aux valises aurait placé son «tainted money» à la rue Shakespeare. Un indice ? Deux établissements seraient concernés…
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