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Après la saisie record de cocaïne sur l’«Alpha Bravery»

Interpol sollicité, une coopération judiciaire avec Madagascar et La Réunion souhaitée

14 novembre 2025, 07:00

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Interpol sollicité, une coopération judiciaire avec Madagascar et La Réunion souhaitée

■ L’«Alpha Bravery» transportait 433,10 kg de cocaïne.

Les projecteurs braqués sur le port de Port‑Louis révèlent la silhouette massive du cargo immobilisé, l’Alpha Bravery, qui transportait 433,10 kg de cocaïne. L’air salé est lourd, chargé d’une tension presque palpable, tandis que policiers, douaniers et agents spécia‑ lisés se déplacent à pas feutrés autour du navire. Face à l’ampleur de cette saisie, les autorités mauriciennes ont sollicité l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol) pour coordonner les investigations et retracer l’itinéraire des stupéfiants destinés à la région de l’océan Indien – Maurice, Madagascar, La Réunion et les Seychelles.

À bord, chaque cabine et chaque recoin du navire sont passés au crible. Les enquêteurs interrogent l’équipage dans un climat de confidentialité totale, s’efforçant de recueillir la moindre information sur le transport, le capitaine, le personnel navigant et les éventuels informateurs. Les noms des passagers et des membres d’équipage, les registres de bord ainsi que les horaires et les itinéraires du cargo sont soigneusement consignés pour être transmis à Interpol. Chaque détail, aussi minime soitil, peut être déterminant pour identifier les réseaux criminels à l’origine de cette opération.

Les sacs de cocaïne sont sous haute surveillance. Les unités de la police scientifique ont prélevé des échantillons ADN pour analyse et détecter d’éventuelles traces permettant de remonter aux fournisseurs ou intermédiaires. Les douaniers vérifient les certificats de transport tandis que les enquêteurs dressent un inventaire complet de la cargaison afin d’assurer la traçabilité et l’intégrité des preuves. La quantité saisie – plus de 430 kg – est considérée comme l’une des plus importantes jamais interceptées dans les eaux mauriciennes.

L’équipage, quant à lui, est sous contrôle strict. Après les interrogatoires, le personnel navigant attend dans les cabines, conscient que chaque geste est observé. La fatigue se lit sur leurs visages et l’inquiétude est palpable : l’équipage restera à Maurice tant que l’enquête ne sera pas terminée. Dans deux jours, un nouvel équipage est attendu pour prendre le relais et acheminer le cargo vers sa destination finale en Chine. Entretemps, les autorités veillent à ce que rien ne soit déplacé et que toutes les informations pertinentes soient correctement collectées.

Pour Maurice, cette saisie illustre la vulnérabilité des routes maritimes de l’océan Indien et l’importance de la coopération internationale. La coordination entre la police locale, les autorités des pays voisins et Interpol est cruciale pour démanteler les filières de narcotrafic et sécuriser la région. Chaque élément récolté – du registre de bord aux témoignages des marins – permet d’établir un maillage d’informations qui pour‑ rait conduire aux réseaux criminels.

Au port, les enquêteurs poursuivent leur travail avec minutie. Les caméras de surveillance, les analyses de cargaison et les interrogatoires s’enchaînent sans interruption. Dans cette opération, la précision et la rapidité sont essentielles. Une telle quantité de cocaïne, selon les estimations, aurait alimenté le marché régional. L’intervention d’Interpol et la coopération judiciaire régionale sont donc les clés pour que cette affaire ne reste pas un simple épisode, mais devienne un exemple de la lutte coordonnée contre le narcotrafic maritime dans l’océan Indien.

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