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Relations PTR–MMM

Un conseil des ministres pour calmer ou raviver la crise...

14 novembre 2025, 05:30

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Un conseil des ministres pour calmer ou raviver la crise...

Le conseil des ministres prévu aujourd’hui, vendredi 14 novembre, s’annonce déterminant pour l’avenir de l’alliance gouvernementale, fragilisée par des semaines de tension entre le Parti travailliste (PTr) et le Mouvement militant mauricien (MMM). Les divergences entre Navin Ramgoolam et Paul Bérenger, que les deux leaders ont évité de porter sur la place publique, placent cette réunion dans une ambiance particulière, même si les ministres ont tout fait jusqu’ici pour que les choses paraissent normales. «Business as usual», nous ont confié plus d’un ministre, alors que la marmite est en ébullition depuis les menaces de Bérenger de quitter le gouvernement de Navin Ramgoolam.

Rétablir la confiance

Au sein du MMM, l’attente est palpable. Une partie de la direction mauve espère un signal clair du Premier ministre, susceptible de relancer la dynamique de la coalition et rétablir la confiance entre les deux partenaires. Selon un membre du bureau politique mauve, un geste concret montrerait que le chef du gouvernement souhaite réellement stabiliser l’alliance après la période de turbulences qui a laissé des traces.

Cependant, l’idée d’un départ du MMM n’est pas écartée, surtout en raison de la quarantaine de tickets dont dispose le chef du PTr, en cas du départ de l’aile pro-Bérenger.

En même temps, plusieurs ministres et cadres des deux partis prônent la voie interne pour régler les différends, jugeant un retrait trop abrupt et potentiellement dommageable surtout que nous sommes seulement à une année du début du mandat.

Des discussions ont eu lieu parmi les sceptiques du parti, en amont de la réunion du bureau politique d’aujourd’hui qui pourrait se tenir si les conditions ne sont pas réunies au sein du cabinet, dont celles relatives au calendrier de la réforme électorale.

Si certains s’accordent sur la pertinence des critiques formulées par Paul Bérenger – retards accusés dans les réformes, nominations controversées, demandes de changement à des postes stratégiques – les modérés s’inquiètent des conséquences d’une rupture.

Paul Bérenger a insisté sur la nécessité d’avancer et de concrétiser les engagements pris envers la population, alors que Navin Ramgoolam fait ressortir qu’il ne faudrait pas se tromper de priorités. Plusieurs dossiers sensibles restent ouverts, notamment la réforme électorale (dont la question du Best Loser System), où les positions des deux leaders demeurent opposées.

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