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Selon «KPMG 2025 CEO Outlook»
Les dirigeants africains affichent de nouveau la confiance
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Selon «KPMG 2025 CEO Outlook»
Les dirigeants africains affichent de nouveau la confiance
Malgré un environnement mondial encore marqué par les tensions géopolitiques, l’inflation persistante et la fragilité des chaînes d’approvisionnement, les dirigeants d’entreprises africaines abordent l’avenir avec un optimisme renouvelé. C’est ce que révèle la dernière édition du KPMG 2025 CEO Outlook – Africa Edition, qui dresse le portrait d’un continent en pleine transformation, porté par la résilience, l’innovation et une volonté de réinventer la croissance.
Selon l’étude, qui compile les réponses de 130 Chief Executives Officers (CEO) de sociétés opérant en Afrique australe, orientale et occidentale, 78 % se disent confiants dans les perspectives de croissance de leur entreprise, soit une hausse de 12 points par rapport à 2024. Près de 98 % envisagent une expansion de leurs activités d’ici trois ans, tandis que 86 % prévoient des acquisitions – signe d’un appétit marqué pour l’expansion régionale et la consolidation.
«Les dirigeants africains ne se contentent plus de s’adapter aux défis mondiaux ; ils investissent activement dans l’avenir à travers l’IA, les talents et des stratégies durables», explique Ignatius Sehoole, CEO de KPMG South Africa.
L’intelligence artificielle (IA) s’impose comme le principal moteur stratégique des PDG africains pour 2026. 71 % d’entre eux investissent dans l’IA afin d’accroître l’efficacité opérationnelle et la résilience à long terme. Fait remarquable : un quart prévoit d’y consacrer plus de 20 % de leur budget annuel – presque le double de la moyenne mondiale.
Ce niveau d’investissement illustre un changement de paradigme : l’Afrique ne considère plus l’IA comme une technologie futuriste, mais comme un outil immédiat de performance et de décision. Toutefois, le continent reste confronté à des obstacles structurels : 96 % des dirigeants citent la «préparation des données» comme un défi majeur, en raison de l’insuffisance des infrastructures numériques et de la connectivité.
Malgré ces contraintes, les entreprises redoublent d’efforts pour combler les écarts technologiques. 45 % investissent dans la cybersécurité et la résilience numérique, tandis que 40 % intègrent déjà l’IA dans leurs processus internes. Cette dynamique s’accompagne d’un risque émergent : la vulnérabilité face à l’informatique quantique,encore sousestimée par les dirigeants africains. L’informatique quantique est un domaine de l’informatique qui utilise les principes de la mécanique quantique pour résoudre des problèmes complexes qui sont trop difficiles à résoudre pour les ordinateurs classiques.
L’essor de l’IA n’éclipse pas la dimension humaine du changement, estime le rapport et d’ajouter que 81 % des CEO estiment que la montée en compétences en matière d’IA aura un impact direct sur le succès de leur entreprise, et 88 % prévoient d’augmenter leurs effectifs dans les années à venir. Loin des discours alarmistes sur la destruction d’emplois, l’étude met en avant une conviction partagée : l’IA vient compléter, et non remplacer, les capacités humaines.
Manque de compétence technique
L’Afrique, avec sa population jeune, dispose d’un avantage structurel. Seuls 15 % des CEO évoquent un décalage générationnel dans les compétences futures, contre 30 % à l’échelle mondiale. En Afrique de l’Ouest, 70 % des dirigeants redéploient déjà leurs employés vers des postes «augmentés» par l’IA, tandis que l’Afrique de l’Est se distingue par le recrutement actif de talents technologiques (62 %).
«Le leadership de demain exige plus qu’une vision stratégique : il repose sur la culture numérique, la capacité d’adaptation et l’agilité décisionnelle», note Tola Adeyemi, CEO de KPMG West Africa. La durabilité et la responsabilité sociale demeurent des priorités fortes : 79 % des PDG africains se disent confiants dans leur capacité à naviguer entre les exigences réglementaires ESG. Toutefois, la complexité des cadres de décarbonation et le manque de compétences techniques freinent encore la mise en œuvre.
Malgré ces obstacles, 74 % des dirigeants utilisent déjà l’IA pour réduire les émissions et améliorer l’efficacité énergétique, preuve que la technologie et la durabilité peuvent converger. L’Afrique de l’Ouest apparaît une fois encore en tête, avec 60 % de ses entreprises axées sur la conformité et la transparence ESG.
Le KPMG 2025 CEO Outlook trace les contours d’un tournant décisif, soit l’émergence d’un capitalisme africain confiant, technologique et humainement centré. En investissant simultanément dans l’IA, le capital humain et les pratiques durables, les dirigeants du continent redéfinissent les fondations de la croissance à long terme.
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