Publicité

Nouveau régime à Madagascar

La FCSOU réclame la publication du rapport par Paul Bérenger

23 octobre 2025, 04:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

La FCSOU réclame la publication du rapport par Paul Bérenger

Le président de la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU), Narendranath Gopee, appelle à la trans- parence dans l’affaire Ravatomanga. «En tant que responsable politique majeur, Paul Bérenger doit rendre public, sans délai, le rapport complet sur les soupçons visant Maminiaina Ravatomanga. Les zones d’ombre qui entourent ce dossier portent atteinte à la réputation du pays et fragilisent la confiance des investisseurs internationaux», déclare-t-il.

Selon Narendranath Gopee, il est inacceptable que Maurice devienne une plateforme de transit pour des capitaux d’origine douteuse. «Si des fonds publics malgaches ont été détournés puis dissimulés à travers des sociétés écrans domiciliées à Maurice, les conséquences pour notre économie pourraient être graves : sanctions, gel d’investissements et stigmatisation de notre centre financier. Les autorités doivent agir rapidement et avec clarté pour dissiper ces inquiétudes», ajoute-t-il.

Le syndicaliste salue le travail de la Financial Crimes Commission, déjà engagée dans certaines démarches, mais estime que le refus de publication du rapport par Paul Bérenger affaiblirait l’effet dissuasif de ces actions. «Les Mauriciens ont le droit de connaître les conclusions de ce rapport, les responsabilités identifiées et les recommandations formulées pour éviter que de tels circuits financiers ne se reproduisent. L’opacité ne sert jamais l’intérêt public», insiste-t-il.

Narendranath Gopee plaide également pour des mesures concrètes : «Des audits indépendants doivent être menés sur les structures suspectes, la coopération judiciaire avec Madagascar renforcée, et les avoirs potentiellement illicites gelés. Les sociétés de services et management companies impliquées dans des montages complexes doivent être soumises à un contrôle strict, voire poursuivies si nécessaire.»

La FCSOU rappelle enfin l’enjeu social de cette affaire : des emplois et des projets d’investissement sont menacés. «Les investisseurs hésiteront à revenir si Maurice est perçue comme une plaque tournante du blanchiment. Nous avons mis deux ans à regagner leur confiance ; il est impératif d’en faire une priorité nationale.»

Pour Gopee, la publication du rapport, la transparence et l’ouverture d’enquêtes publiques sont essentielles pour restaurer la confiance et protéger la réputation du pays.

Publicité