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Cyclone Belal : Ram Dhurmea «bouc émissaire» de l’ancien régime

8 octobre 2025, 05:00

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Cyclone Belal : Ram Dhurmea «bouc émissaire» de l’ancien régime

Le député Arvin Babajee a interrogé le Premier ministre sur les conclusions de l’enquête indépendante concernant la gestion de l’alerte cyclonique Belal par l’ancien directeur des Mauritius Meteorological Services (MMS), Ram Dhurmea. Le chef du gouvernement a rappelé que, suite aux dégâts provoqués par le cyclone Belal en janvier 2024, le ministère des Collectivités locales et de la gestion des risques de catastrophes de l’époque avait commandité une enquête indépendante auprès de l’Attorney General’s Office et d’un conseiller technique des MMS. Le rapport, remis le 20 juin 2024, concluait que Ram Dhurmea n’avait pas correctement conseillé le National Crisis Committee sur la trajectoire du cyclone entre le 14 janvier à 4 heures et le 15 janvier à 22 heures, contribuant à l’insuffisance des mesures d’alerte.

Navin Ramgoolam a toutefois affirmé que le gouvernement actuel n’est pas satisfait des conclusions de ce «so-called independent report», sur la base duquel Ram Dhurmea avait été contraint à la retraite dans l’intérêt du service public, en vertu de la PSC Regulation 39. L’ancien directeur avait contesté cette décision en cour avant de retirer sa plainte le lundi 6 octobre. Le Premier ministre a suggéré que Ram Dhurmea pourrait avoir été «un bouc émissaire» pour couvrir les erreurs du précédent gouvernement. Il a révélé que des avis de fortes pluies avaient été publiés sur le portail du gouvernement le 14 janvier, mais qu’ils auraient été supprimés pour des raisons inconnues. Il a également évoqué des liens possibles entre ces suppressions et des engagements socioculturels prévus par l’ex-Premier ministre le 15 janvier après-midi. Face à ces révélations, une nouvelle enquête sera ouverte pour déterminer la suppression éventuelle des alertes et établir les responsabilités. «La justice naturelle doit prévaloir», a insisté Navin Ramgoolam.

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