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Parlement

Joe Lesjongard s’intéresse à la cherté de la vie

7 octobre 2025, 05:00

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Joe Lesjongard s’intéresse à la cherté de la vie

Après deux mois de pause, les parlementaires se retrouvent ce mardi 7 octobre pour une rentrée politique chargée. Une vingtaine de questions seront adressées au Premier ministre, Navin Ramgoolam, et une soixantaine aux ministres. Au menu : la Private Notice Question du leader de l’opposition sur la cherté de la vie et la gouvernance, entre autres, ainsi qu’une question sensible autour de l’interpellation du journaliste Narain Jasodanand.

Sollicité, Joe Lesjongard avance : «Les vacances parlementaires ont été riches en événements, révélant une fois de plus des dysfonctionnements dans nos institutions les plus importantes. La population continue à souffrir de la cherté de la vie. Avec l’imposition de la TVA sur les commerçants ayant un chiffre d’affaires de Rs 3 millions, le coût de la vie va encore augmenter. La suppression de la pension pour les personnes âgées de 60 à 65 ans risque également de créer davantage de pauvreté.» Il s’inquiète également de la situation du law and order et d’une administration publique de plus en plus fragilisée par une politique de domination et de transferts ciblés.

Le député Khushal Lobine soulèvera, pour sa part, une question qui retient particulièrement l’attention : l’interpellation du journaliste Narain Jasodanand, à la suite d’une perquisition à son domicile avant son interrogatoire au CCID le 12 septembre. Il demandera au Premier ministre, également ministre de la Défense, des affaires intérieures et de la communication extérieure, de préciser si les droits constitutionnels du journaliste ont été respectés lors de cette opération, notamment durant la fouille. Il souhaitera aussi savoir si une enquête indépendante a été menée et quelles instructions ont conduit à cette perquisition.

Pour Khushal Lobine, cette affaire dépasse le simple cadre institutionnel : elle incarne la lutte pour la liberté d’opinion et la protection des journalistes, piliers de toute démocratie. «Au Parlement, quand nous posons des questions précises au Premier ministre, cela montre au public que le système fonctionne et qu’il y a un respect de l’État de droit», souligne-t-il. Il insistera également sur la nécessité de transparence et de responsabilité pour préserver la liberté d’expression, dans un contexte où plusieurs incidents remettent en cause la liberté de la presse à Maurice.

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