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Afghanistan
L'ONU se penche sur les violations des droits humains
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Afghanistan
L'ONU se penche sur les violations des droits humains
Le vice-ministre nord-coréen des Affaires étrangères Kim Son Gyong s’adresse à la 80e Assemblée générale des Nations Unies au siège de l’ONU à New York, États-Unis, le 29 septembre 2025.
Chaque année, le Conseil des droits de l’homme renouvelle le mandat du Rapporteur spécial de l’ONU sur l’Afghanistan. L’objectif, cette fois, est de s’attaquer «à des décennies d’impunité» dans le pays.
Les pays membres du Conseil des droits de l'homme de l'ONU doivent décider lundi s'ils acceptent de créer un mécanisme d'enquête sur les crimes les plus graves commis en Afghanistan. Un projet de résolution, soumis par le Danemark au nom de l'Union européenne, doit être discuté au Conseil des droits de l'homme (CDH).
Chaque année, le CDH renouvelle le mandat du Rapporteur spécial de l'ONU sur l'Afghanistan. Mais cette année, «l'UE a décidé de proposer une résolution qui renforce la reddition des comptes» en proposant «un mécanisme d'enquête indépendant pour l'Afghanistan», a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'UE. L'objectif de ce mécanisme est de s'attaquer «à des décennies d'impunité en Afghanistan», a-t-elle ajouté.
«Un mécanisme d’enquête»
Soulignant «la détérioration» de la situation des droits humains dans ce pays, le projet de résolution demande d'établir «un mécanisme d'enquête permanent et indépendant chargé de recueillir, de regrouper, de préserver et d'analyser les éléments de preuve attestant la commission de crimes internationaux les plus graves et de violations du droit international», notamment à l'encontre des femmes et des filles.
Cette entité aura pour mission «de constituer des dossiers en vue de faciliter et de diligenter des procédures pénales (...) devant des cours ou tribunaux nationaux, régionaux ou internationaux qui ont ou pourront avoir compétence» pour juger ces crimes. Cela «permettra de préserver des témoignages de victimes et d'autres récits sur les violations et atteintes aux droits humains», a indiqué la porte-parole de l'UE.
L’exclusion des femmes
Quatre ans après la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan, le gouvernement est encore largement exclu de la communauté internationale qui lui reproche ses mesures liberticides, prises au nom d'une interprétation ultra-rigoriste de la loi islamique et visant particulièrement les femmes. Depuis 2021, les Afghanes ne peuvent plus exercer de nombreux métiers ou voyager sans chaperon et sont interdites d'étudier après 12 ans, de se promener dans les parcs ou de fréquenter une salle de sport.
Le projet de résolution «déplore l'institutionnalisation par les talibans de leur système de discrimination, de ségrégation, de non-respect de la dignité humaine et d'exclusion visant les femmes et les filles», et condamne «l'interdiction faite aux femmes par les talibans» de travailler dans le pays pour l'ONU et les ONG.
Cette «importante résolution (...) marquerait une étape importante dans la lutte contre l'impunité», a commenté à l'AFP Fereshta Abbasi, chercheuse auprès de l'ONG Human Rights Watch (HRW). «La création d'un organisme d'enquête (...) serait un avertissement pour les talibans et tous les autres responsables de crimes graves passés et actuels en Afghanistan pour leur signifier que des preuves vont être recueillies et utilisées afin qu'ils puissent un jour être traduits en justice», a-t-elle ajouté.
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