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Eski to ti kone
À la découverte du cresson à Plaine-Magnien
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Eski to ti kone
À la découverte du cresson à Plaine-Magnien
À Carreau-Esnouf, dans le village de Plaine-Magnien, nous avons rencontré Vidish Nurkoo, un jeune planteur de 24 ans, passionné par la culture du cresson. Chez lui, cette activité représente bien plus qu’un simple métier : c’est une histoire de famille qui se transmet de génération en génération. «Monn grandi dan plantasion kreson. Mo dada ti pe fer sa avan, apre mo papa, ek zordi, mwa ek mo frer nou kontign sa travay-la», confie Vidish, un sourire plein de fierté.
Aujourd’hui, avec son père et son frère, Vidish cultive deux variétés principales : le brède doux et le cresson blanc, une variété qu’ils viennent tout juste de commencer à planter, plus facile à cultiver, surtout pendant la saison hivernale. Selon le jeune planteur, certains habitants distinguent deux types de cresson qu’ils appellent «cresson bouillon» et «cresson salade» mais en réalité, il s’agit de la même plante. Seule la manière de couper change : l’un est coupé long, appelé «tann», l’autre court, appelé «plin».
Leur plantation bénéficie d’une eau de source naturelle qui jaillit directement de la terre. «Ena plas kot li sorti, nou kapav mem bwar sa delo-la», raconte Vidish. Cette ressource naturelle est essentielle à la croissance du cresson qui met environ 24 jours à pousser, selon les conditions climatiques. Ici, les planteurs ne raccourcissent pas les plants : ils coupent uniquement les brèdes afin qu’elles puissent repousser naturellement après chaque récolte. L’environnement joue un rôle clé dans la culture. Lors de notre visite, nous avons même découvert dans le champ de petits œufs d’escargots, témoins de la richesse et de la vie du sol.
?Les bienfaits du cresson
Cette plante est connue pour ses nombreuses vertus : elle est bonne pour les cheveux, elle aide aussi à soulager la toux et certaines affections respiratoires.
?Un message pour les jeunes
Pour Vidish, l’agriculture n’est pas un métier dépassé, mais au contraire, une opportunité d’avenir : «Ena bann zenn ki pou kontan fer lagrikiltir. Ena lavenir ladan.»
Grâce à des jeunes comme lui, cette tradition familiale continue de prospérer, tout en inspirant une nouvelle génération à renouer avec la terre.
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