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Confidentiels
L'express leaks du dimanche 28 septembre au vendredi 3 octobre 2025
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Confidentiels
L'express leaks du dimanche 28 septembre au vendredi 3 octobre 2025
Plongez au cœur de l'actualité avec l'express, où nous vous dévoilons en exclusivité les derniers bruits de couloir, les buzz les plus récents et les scandales les plus retentissants que d'autres vous cachent. Restez informés et découvrez les dessous des événements qui façonnent notre société.
Manou invité au 15ᵉ
Le nouveau président de la SBM, Manou Bheenick (photo), commence à recevoir ses invités au 15ᵉ étage de la SBM Tower. Il a désormais son bureau (un peu petit à son goût) et sa secrétaire et se remet en selle en attendant que le CEO Gervais Gua entame enfin ses activités après une longue attente à Maurice, suite à son départ de Singapour avec sa famille.
En quête de contrats
Des activistes qui se disent «plus travaillistes que les travaillistes», parmi lesquels des hommes de loi et des comptables restés sans affectation jusqu’ici, tentent par tous les moyens de décrocher des contrats au sein des agences gouvernementales ou paraétatiques — un peu comme l’avocat Yatin Varma l’avait fait par le passé. Certains vont très loin pour forcer la main des dirigeants : faute de réponse favorable, ils se lancent sur les réseaux sociaux, via de pseudo-plateformes de dénonciation, dans de viles campagnes pour salir ceux qui sont aux commandes, en les faisant passer pour des suppôts du MSM. Mais la manœuvre échoue : ceux au pouvoir savent qu’une chasse aux sorcières ne doit pas faire tomber les bons gestionnaires, quels que soient leur passé ou leur couleur politique, dès lors qu’ils livrent des résultats. Le PMO suit de près les agissements de ces fauteurs de trouble en quête de «retainer fees», même si certains d’entre eux traînent un casier judiciaire ou une réputation douteuse.
Départ regretté
La communauté des affaires et les banquiers ne sont pas du genre à s’épancher sur les réseaux sociaux comme le font les socio-culturels ou les activistes. Mais la plupart regrettent le départ de Rama Sithanen de la Banque centrale. L’ancien gouverneur avait compris les enjeux et commencé à s’y atteler. «On peut aimer ou pas Rama, mais c’était une lumière et on apprenait beaucoup de sa vaste expérience à Maurice, en Afrique et en Inde lors de nos échanges», confie le CEO d’une banque privée, qui ajoute que ce sentiment est largement partagé parmi ses pairs. Dommage, dit-on, que la politique politicienne s’y soit mêlée ces derniers jours. Ils regrettent par ailleurs le jeu du fils et de Sanspeur...
Melrose : Ramgoolam intransigeant sur la transparence

Le Premier ministre, après avoir discuté avec son adjoint et ses ministres, n’a pas hésité à publier le rapport remis par la Commission nationale des droits humains afin de jouer la transparence. Navin Ramgoolam (photo) est conscient que des officiers de la police et des services des prisons sont à blâmer. «C’est la raison pour laquelle le gouvernement a exigé que le rapport soit rendu public afin que des sanctions soient prises», fait ressortir une source proche du dossier. Dans les rangs du gouvernement, l’on ajoute que la publication du rapport sur les incidents de Melrose suit la même logique que des rapports bloqués par le précédent pouvoir, dont celui sur les dialysés et les zones inondables.
Travailleurs clandestins
La traque des travailleurs étrangers clandestins dans les villes il y a quelques mois de cela était une réaction en amont de la 25ᵉ édition du Trafficking in Persons (TIP) Report émanant du Département d’État des États-Unis qui vient d’être rendu public. Ce rapport passe au crible les efforts mondiaux de lutte contre la traite humaine. Chaque pays se voit attribuer une «note» selon un système de niveaux, reflet du sérieux et de l’efficacité de ses dispositifs. Pour Maurice, le classement reste inchangé : Tier 2 — autrement dit, un pays qui ne satisfait pas encore aux standards minimums américains, mais qui déploie des efforts jugés significatifs pour s’y conformer. Cette édition 2025 couvre les actions entreprises par le gouvernement entre le 1er avril 2024 et le 31 mars 2025, sur la base des données disponibles à ce stade. En coulisses, les autorités se félicitent d’avoir pu montrer des progrès concrets : la mise en route effective d’une unité spécialisée Trafficking in Persons au sein de la police mauricienne ; la revue systématique des contrats de travail et des séances d’accueil obligatoires pour les travailleurs étrangers dès leur arrivée. La situation à Madagascar fait que de nombreux travailleurs malgaches ne souhaitent pas rentrer au pays à la fin de leur contrat initial.
Berlin se félicite, Port-Louis s’enlise
À Berlin, le gouvernement allemand vient de publier, il y a deux jours à peine, son rapport sur un an de légalisation du cannabis. Verdict sans appel : pas de dérapage chez les jeunes, pas plus d’accidents sur les routes et un cadre sanitaire sous contrôle. Pendant ce temps, à Maurice, on s’enfonce dans le synthétique, confie un membre de la Commission des droits humains. Les saisies explosent, les ravages se multiplient, mais la stratégie reste brouillonne. «Avec Sam Lauthan aux commandes, beaucoup jugent déjà l’issue écrite d’avance : échec garanti», glisse un policier dépité. Les grandes craintes brandies par les opposants — explosion de la consommation chez les jeunes, insécurité routière, effets sanitaires alarmants — ne se vérifient pas. En revanche, le marché noir résiste et continue de prospérer malgré l’encadrement légal mis en place. Plusieurs travailleurs sociaux maintiennent que les scénarios alarmistes sur la santé publique et la route semblent pour l’instant largement exagérés, à en juger par l’expérience allemande...
Tensions au ministère des TIC
Malgré toute la bonne volonté du ministre, le ministère des Technologies de l’information et de la communication (TIC) reste secoué après l’annulation d’un transfert pourtant validé. Une fonctionnaire devait rejoindre le projet e-Health, mais sa mutation a été stoppée. Son époux, agent politique dans la circonscription n° 9, a publiquement dénoncé l’influence de l’IT Adviser, soupçonné d’intérêts personnels dans le dossier. La contestation s’élargit désormais aux pratiques internes. Plusieurs cadres TIC visent un Deputy Permanent Secretary qui est demeuré en place malgré la règle qui prévoit une rotation régulière. Ils rappellent son absence de qualification technique, malgré des postes influents obtenus sous d’anciens ministres, notamment au conseil d’administration de Mauritius Telecom et du Mauritius Research and Innovation Council. Sous l’actuelle direction, il aurait été nommé président de la Mauritius Digital Promotion Agency et administrateur de State Informatics Ltd, une double fonction qui soulève des questions de conflit d’intérêts, son ministère gérant des contrats avec cette société publique. Dans les couloirs, l’agacement monte : «Et après, on se demande pourquoi les talents du numérique quittent Maurice», lâche un haut cadre.
Choc dans la diaspora
Trois mois déjà qu’un drame a frappé la diaspora mauricienne aux États-Unis lorsqu’une jeune femme de 22 ans a été tuée par balles dans son appartement à Richfield, Minnesota. Le suspect, un ami qui aurait voulu transformer leur amitié en relation amoureuse, est poursuivi pour meurtre au second degré. L’affaire suit actuellement son cours devant la justice américaine. En coulisses, la douleur est immense. Les proches confient qu’ils sont profondément affectés par cette perte brutale. La famille, installée aux États-Unis mais attachée à Maurice, souhaite désormais mobiliser la communauté mauricienne, notamment du milieu sportif, pour apporter soutien et solidarité pendant ce procès et moments difficiles. Selon une source proche de la famille, la victime «was always smiling and had a contagious laugh that could brighten anyone’s day.»
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