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Affaire «Pipe Replacement Programme» à la CWA

La convocation de Prakash Maunthrooa imminente

1 octobre 2025, 12:00

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La convocation de Prakash Maunthrooa imminente

Le rapport a mis en lumière de graves dysfonctionnements et des soupçons de malversations entourant le «Pipe Replacement Programme» à la CWA, à l’époque dirigée par Prakash Mauthrooa (en médaillon).

La Financial Crimes Commission (FCC) poursuit son enquête sur les pratiques douteuses de gestion de projets à la Central Water Authority (CWA). Son rapport, publié le vendredi 26 septembre, a mis en lumière de graves dysfonctionnements et des soupçons de malversations entourant le Pipe Replacement Programme, un vaste chantier évalué à Rs 700 millions. Ce programme, réalisé sous l’ancien régime, est désormais au cœur de l’une des enquêtes les plus sensibles concernant la gouvernance des entreprises publiques. Selon nos informations, la convocation de l’ancien directeur général de la CWA, Prakash Maunthrooa, serait imminente.

Le rapport de la FCC s’intéresse principalement à la gestion du programme de remplacement des tuyaux, lancé avant les dernières élections générales de 2024. L’organisme anticorruption évoque notamment des cas de project splitting – une pratique consistant à scinder artificiellement des projets afin d’éviter de passer par les procédures de tender (appel d’offres public) et de contourner les seuils réglementaires de contrôle.

Selon nos sources, la FCC a intensifié ses investigations au cours des deux dernières semaines. Plusieurs anciens employés et cadres de la CWA ont déjà été convoqués et interrogés. Certains témoignages, en particulier celui de l’ancienne Chief Internal Auditor de la CWA, se sont révélés déterminants : elle aurait décrit en détail les modalités de décaissement des fonds, dénonçant les irrégularités et confirmant la pratique du project splitting. Des preuves accablantes auraient également été collectées, renforçant l’hypothèse de graves manquements dans la gestion des marchés publics au sein de l’institution.

Des réclamations colossales après les élections de 2024

Cette mauvaise gestion aurait eu de lourdes conséquences financières. Deux mois après les élections générales de 2024, la CWA aurait fait face à des réclamations totalisant plusieurs centaines de millions de roupies de la part d’entreprises ayant participé au programme de remplacement des tuyaux et aux travaux d’asphaltage. Le problème majeur : aucune trace officielle de ces contrats n’existerait dans les dossiers administratifs de la CWA. Autrement dit, des compagnies affirment avoir réalisé des travaux sans qu’il y ait de documents attestant d’un appel d’offres ou d’un contrat en bonne et due forme. Une grande partie de ce dossier a été transmise à la FCC pour enquête approfondie.

Selon une source proche du dossier, des mesures correctives ont été engagées au sein de la CWA. Le ministre de l’Énergie et des services publics, Patrick Assirvaden, suit personnellement ce processus pour s’assurer qu’aucune irrégularité similaire ne se reproduise. L’une des premières réformes concerne la pratique de l’overdraft, couramment utilisée à la CWA. Le ministère surveille désormais de près tous les paiements effectués sous ce régime afin d’éviter tout dérapage.

Shyam Thanoo : «Nous appliquerons les recommandations de la FCC à la lettre»

Le directeur général actuel de la CWA, Shyam Thanoo, a assuré que l’organisme public suivra strictement les recommandations du rapport de la FCC. «Le rapport contient deux volets : l’un porte sur la gestion des projets au sein de la CWA et l’autre sur des soupçons de corruption liés à certains travaux. Ces recommandations serviront de base pour améliorer nos pratiques de gestion à l’avenir et éviter les dérives constatées en 2024. J’ai l’obligation de les mettre en œuvre dans un délai de six mois», a-t-il déclaré.

Il a également souligné que la CWA procède à des recrutements pour pallier le manque de personnel, particulièrement dans les équipes de supervision des projets : «Ce déficit de supervision a contribué à la mauvaise qualité de certains travaux par le passé.» Le directeur général a aussi posé une question lourde de sens : *«Qui a approuvé les paiements sans vérifier la qualité des travaux ? Ceux qui sont en faute devront rendre des comptes.»

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