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Chagos

Une «judicial review» le 28 octobre, nouveau rebondissement dans le dossier

28 septembre 2025, 14:00

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Une «judicial review» le 28 octobre, nouveau rebondissement dans le dossier

■ Des membres de la communauté chagossienne se sont rassemblés à plusieurs reprises devant le Parlement britannique pour manifester leur mécontentement.

Le litige autour de l’avenir des îles Chagos connaît un nouveau tournant. La judicial review initiée par Louis Misley Mandarin, membre du groupe British Indian Ocean Territory (BIOT) Citizens, avec le soutien du Great British PAC, sera entendue le 28 octobre 2025 devant la Royal Courts of Justice à Londres. Cette action judiciaire vise à contester certaines dispositions de l’accord de rétrocession de l’archipel à Maurice et risque de retarder le processus en cours.

Depuis plusieurs semaines, des membres de la communauté chagossienne se sont rassemblés à plusieurs reprises devant le Parlement britannique pour manifester leur opposition à l’accord et exiger d’être pleinement consultés avant toute décision finale.

Cette audience intervient alors que le Parlement britannique doit encore se prononcer sur le Diego Garcia Military Base and British Indian Ocean Territory Bill, dont l’examen en Committee of the Whole House est prévu le 20 octobre 2025. Ce projet de loi, déjà validé en second reading par 330 voix contre 179, vise à entériner juridiquement la rétrocession de l’archipel à Maurice, tout en confirmant la présence militaire anglo-américaine sur Diego Garcia.

En même temps, des voix s’élèvent pour défendre la protection environnementale des Chagos. La députée travailliste Dame Emily Thornberry, présidente du Foreign Affairs Select Committee, a exhorté le gouvernement britannique à préserver le «pristine ocean» de l’archipel après la rétrocession. Elle a rappelé que les Chagos abritent des espèces vulnérables, dont la tortue imbriquée (Hawksbill) et un récif corallien unique qui agit comme un reseeder pour d’autres récifs de l’océan Indien.

Elle a également souligné l’importance de maintenir la zone d’exclusion de pêche instaurée il y a 15 ans, qui a permis de protéger la biodiversité et de faire des Chagos un sanctuaire marin exceptionnel.

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