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Foi & science
E= mc2 revisited
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Foi & science
E= mc2 revisited
L’homme est foncièrement un esprit, bien qu’habillé d’un corps. Le corps est la matière (m) et l’esprit la lumière (c) qui par la pensée éclaire les voies de son cheminement. De la combinaison de ces deux éléments résultent des vibrations comme une symphonie divine ou pour citer le titre du livre de l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan, «Une Mélodie Secrète», qui touchent le cœur (c).
Cet agencement scientifique ou ce mécanisme céleste nous est donné en cadeau pour nous inciter à méditer ou du moins essayer de saisir le fond de notre existence. C’est la foi dans sa forme élémentaire : sensible à la raison et surtout à l’inconnu. La foi est une énergie qui anime l’homme. Elle détermine et caractérise sa relation avec le divin et ses semblables pour s’épanouir. Qu’est-ce qui le rend fort, dynamique, aimable, travailleur, penseur etc., si ce n’est cette énergie que le Créateur a rendue effective en lui.
Dans de très nombreux versets des livres inspirés des Juifs – l’Ancien Testament –, il est question d’énergie vitale. Différemment de l’énergie nucléaire résultant de l’équivalence matière ←> énergie (E= mc2) établie par Einstein et dont la première application fut destructive, celle-ci s’est manifestée de manière constructive chez l’homme à travers l’histoire. Elle prolifère simultanément avec le temps et le progrès, préservant chez l’homme un genre d’automatisme déterminé pour mieux faire pour lui-même et les autres.
Serait-ce une aberration si on avance que la foi est une énergie vitale, une puissance virtuelle et sacrée qui fait partie de l’entité humaine ? À son insu, elle la rend consciente des valeurs morales et éthiques, de ses responsabilités sociales et engagements, et suscite des questionnements qui débordent sur sa croyance – ce trésor caché qui la rend riche, aimante, charitable, et soucieuse d’elle-même et des autres.
La conviction religieuse est la plus tenace des sentiments, la plus dynamique des énergies – ce qui explique que 3 000 ans de persécutions, de guerres, d’atrocités, de génocides, de schismes etc. dans de nombreuses sociétés et cultures n’ont pas ébranlé ces certitudes ni anéanti ce trésor car comme toute énergie, elle peut se métamorphoser mais reste indéfectible.
Par exemple : des dictatures gérées parfois par la supposée supériorité du savoir ou par la connaissance de l’inexplicable ont converti – souvent par les armes – des hommes. Or, on change de religion mais cette énergie primordiale reste prédominante.
D’autre part, il est étonnant que les études, les interprétations, les commentaires, les analyses etc. sur E=mc2 n’ont presque jamais fait référence au souffle divin de l’énergie. Est-ce parce qu’Einstein avait en 1921 déclaré à l’archevêque de Canterbury que «relativity has nothing to do with religion», alors que lui-même avait soutenu que «la science sans la religion est boiteuse».
Cependant, l’âge nucléaire depuis Einstein a motivé beaucoup de croyants à approfondir leur compréhension ou revoir leur conception de la croyance. Ainsi, la foi latente dans le corps (m) a explosé dans la pensée (c), et ils ont interagi et ces interactions, si bien harmonisées, agiront sur le cœur (c). «On pense avec le cœur», dit le Coran. Il s’avère donc que ce mc2, inhérent chez l’homme, a produit une énergie non pas nucléaire mais luminaire, énergisant les actions dans le temps : mc2=E. Les différentes énergies qui s’en dégagent déterminent les décisions selon son moi-intérieur, sa formation, son éducation, son environnement, son sens des valeurs et sa philosophie.
Ainsi, de la théorie d’Einstein, on passe d’abord à une euphorie de la relativité, une vision idéalisée de la foi. La pratique religieuse, l’amour et le respect du prochain, et des fois, l’intolérance religieuse, composent ce mystère qui survole les époques. De plus, elle fait naître en l’homme des objectifs, stimule ses recherches, affermit ses compétences, développe son «know-how» pour enrichir les connaissances générales des hommes. De ce fait, on peut considérer la formule d’Einstein comme universelle et ne doit pas être limitée à la physique seulement car elle concerne de facto les trois attributs particuliers à chaque homme sur terre. Pardonnez cette observation s.v.p : ainsi le corps de chaque humain est – peut-on dire – une centrale anatomique et produit du courant pour le guider à sortir des ténèbres et pour éclairer le monde.
D’ailleurs, je suis d’opinion qu’Einstein, grâce à son génie exceptionnel, a spéculé sur cette énergie biologique et a déduit qu’une telle puissance existe aussi dans la nature – «N’a-t-il pas dit qu’avec l’énergie d’une goutte d’eau on peut détruire le monde» (cité de mémoire) – et dans les atomes de certains métaux ?
… Donc, on peut l’étendre ou l’associer à d’autres activités secrètes ou mondialement connues qui en déployant différentes formes d’énergie ont soulevé l’admiration ou la réprobation et même la malédiction des gens.
Ce déploiement d’énergie (mc2 = E) se manifeste chez tous les hommes – du simple citoyen au chef de l’État en passant d’abord par les parents – sous des formes positives plus que négatives, heureusement, pour le progrès personnel et économique ou pour le bien général de la société dépendant de leurs visions, ambitions, sentiments, dévotion, générosité, inclinations et déterminations. Des événements historiques le prouvent.
Chez Hitler, l’interaction (mc2 =E) a produit une barbarie horriblement destructive, chez Mère Térésa, une énergie hautement humanitaire, et chez Gandhi et Mandela, une ferme propension pour l’émancipation d’hommes et de politiques de leurs concitoyens, sans semer la haine. D’ailleurs, Gandhi y a même laissé sa vie. Aussi, il appartient à l’homme pour rendre durable le sacré de son énergie de la protéger contre les subversions superstitieuses, les mentalités rétrogrades et en préservant à tout prix ses dispositions morales.
D’une part, ceux enclins à aider ou soulager leurs semblables comme d’autres pour changer l’histoire ou enrichir l’humanité par leurs réalisations s’engagent en privé ou dans la vie publique au service des autres ou du pays – d’après leur penchant, leur aptitude, leur nature et la ferveur aidant avec «cette sublime énergie qui fait faire des choses extraordinaires» (Le rouge et le noir, 1927, Stendhal), salvatrice chez les sages, créatrice chez les compositeurs, artistes, peintres, inventeurs scientifiques, intellectuelle chez les poètes, écrivains et philosophes, et compatissante chez les humanistes et travailleurs sociaux, etc.
D’autre part, il existe des antinomies naturelles d’énergie chez d’horribles ambitieux : tyrans, dictateurs sanguinaires et cupides, et leurs porte-drapeaux – mercenaires ou extrémistes – qui consacrent leur énergie à un usage différent, à leur profit. Dieu merci, ils sont peu nombreux ceux qui souillent l’homme et la race humaine par leurs actions. Néanmoins, on peut logiquement conclure que, en gros, l’énergie biologique a été sagement utilisée et est aussi constructive que l’autre – atomique – fut destructive.
Ainsi va le monde. Au-delà des forces physiques, le mc2=E a produit une énergie courageuse – voire spirituelle –, quoique des fois entachées par des superstitions ou une morale temporairement relâchée, mais généralement très bénéfique, d’abord à l’homme concerné et ensuite, à l’humanité, car l’énergie vitale n’est pas seulement un moyen, un atout pour créer des choses, mais aussi un stimulant pour s’épanouir intérieurement et illuminer son âme. Merci Einstein.
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