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Décès d’un garçonnet à Plaine-Magnien
Entre soupçons de meurtre, bagarre armée et accusations croisées
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Décès d’un garçonnet à Plaine-Magnien
Entre soupçons de meurtre, bagarre armée et accusations croisées
Il y a eu un rebondissement dans l’affaire du décès d’un garçonnet de six ans, survenu le 6 septembre, à l’hôpital Jawaharlall Nehru à Rose-Belle, mort qui avait été initialement attribuée à des complications médicales. Les récents développements dont la circulation de deux vidéos et des accusations graves portées, de part et d’autre, entre les parents de l’enfant, transforment ce drame familial en une affaire judiciaire majeure, où la piste du meurtre est désormais évoquée.
C’est le 1er septembre que cette affaire a éclaté. L’enfant avait été admis à l’unité des soins intensifs ce jour-là, souffrant de convulsions et d’une forte fièvre. Sa mère avait alors affirmé qu’il ne souffrait d’aucune pathologie connue mais hélas, son décès a été constaté cinq jours plus tard. Selon le rapport d’autopsie, l’enfant est mort des suites d’une encéphalite aiguë, une inflammation cérébrale.
Mais depuis, la famille paternelle soutient une version bien différente : selon eux, le garçon aurait été victime de violences physiques, infligées par la mère et la cause du décès serait liée à des maltraitances répétées. Pour étayer leurs soupçons, ils ont remis à la police une vidéo de surveillance, en date du 1er septembre, filmée avant l’admission à l’hôpital. Sur cette séquence, on voit un homme porter le garçonnet inerte tandis que l’on entend celle qui est décrite comme la sœur de l’enfant s’adresser à leur mère présumée. «Kifer to’nn bat li koumsa sa kantite-la gete, kifer to’nn bat li?» Une phrase coupée court par la mère, qui réagit violemment par des propos injurieux.
Ces éléments ont provoqué une réaction rapide du ministère de l’Égalité des genres, de la protection de l’enfant et du bien-être de la famille, lundi 15 septembre. Si une source affirme que le ministère n’était pas au courant, elle précise qu’une enquête a déjà été ouverte sur instruction de la ministre. «Nous n’étions pas au courant de ce cas au moment du décès. Mais depuis la diffusion des vidéos, nos services ont été alertés. Une enquête a été immédiatement demandée pour faire toute la lumière sur cette affaire.»
La mère de l’enfant, quant à elle, avait déjà signalé une situation tendue au sein du couple. Elle avait porté plainte pour violences conjugales, le 8 septembre, à la brigade de Rose-Belle, et le lendemain, soit le 9 septembre, elle quittait le domicile conjugal avec sa fille mineure pour se réfugier chez des proches à Sainte-Croix.
Vendredi dernier, elle aurait demandé l’assistance de la police pour récupérer ses effets personnels au domicile conjugal et c’est dans ce contexte qu’aurait éclaté l’épisode violent filmé et largement diffusé en ligne. En effet, dans cette deuxième vidéo, on voit le père de l’enfant, armé d’un sabre, s’en prendre à plusieurs individus. Toutefois, selon sa version à la police, il affirme avoir été kidnappé le jour même par quatre hommes identifiés, dont un policier en congé, un pharmacien et deux autres proches de son épouse. Il explique avoir été extrait de force de son véhicule à Savannah par ce groupe, puis agressé sur le trajet vers Plaine-Magnien. Toujours selon sa version, sur place, il se serait alors saisi d’un sabre que tenait l’un des hommes pour se défendre, face à ce qu’il décrit comme un groupe d’environ 50 personnes. Il a également précisé que l’incident a été capté par une caméra Safe City, installée à l’entrée du Morcellement La Sourdine à 17 h 38.
De son côté, la mère rejette catégoriquement les allégations de son excompagnon. Selon elle, elle était accompagnée de proches, venus uniquement pour l’aider à récupérer ses affaires personnelles. Elle affirme que c’est le père, qui aurait agressé les personnes présentes sans provocation et en pleine rue. L’incident a donné lieu à l’intervention immédiate de la police, qui a arrêté le père dans la foulée, dans le cadre d’un signalement de violence domestique précédemment enregistré. Et, à ce stade, il nous revient que la mère est suivie par les Family Support Services (FSS) de Plaine-Magnien et d’Abercrombie et qu’elle aurait également subi une fausse couche à deux mois de grossesse et dont les causes sont encore indéterminées.
Entre les accusations de maltraitance ayant conduit à la mort de l’enfant, les plaintes pour violences conjugales, la bagarre armée en pleine rue, les images de vidéosurveillance et les versions opposées des deux parties, l’affaire prend une tournure hors norme. Reste à savoir si les autorités vont désormais rouvrir le dossier. Affaire à suivre donc…
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