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Futur Premier ministre

François Bayrou va remettre ce matin sa démission à Emmanuel Macron…

9 septembre 2025, 06:23

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François Bayrou va remettre ce matin sa démission à Emmanuel Macron…

Des pots de départ dans plusieurs villes de France hier soir pour fêter la chute du gouvernement Des milliers de manifestants ont fêté lundi soir la chute du gouvernement de François Bayrou devant des mairies, à l'appel du mouvement « Bloquons tout » le 10 septembre. De source policière, 200 mobilisations ont fédéré « 11 000 personnes ».

« Les actions les plus significatives » ont été observées à Rennes (750 personnes), Lyon (500 personnes), Brest (400 personnes), Nantes (300 personnes), Grenoble (250 personnes) et le Havre (220 personnes) dans une ambiance « globalement festive », a-t-on ajouté de même source.

« Des déambulations sauvages » ont été constatées à Rennes, Toulouse et Grenoble, a souligné la source policière. « A Lyon, des protestataires ont procédé à des tirs de mortiers d'artifice, ce qui a engendré un mouvement de foule », mais le calme est revenu après l'intervention des forces de l'ordre, a-t-elle précisé.


Les autorités « s’attendent à des actions dures » mercredi Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, assure ce mardi que les forces de l’ordre « ne toléreront aucune dégradation, aucun blocage » et « interviendront systématiquement » mercredi lors du mouvement « Bloquons tout ». Invité de BFMTV/RMC, Laurent Nuñez a relevé que « l’appel général « Bloquons tout » a été repris par l’ultragauche », de sorte que les autorités « s’attendent à des actions dures. » « On ne pense pas que ce mouvement mobilise la société civile », a ajouté Laurent Nuñez.

Pour préparer cette journée, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a prévu de réunir les préfets en visioconférence à 11 heures ce mardi. Parmi les actions possibles, le préfet de police a cité pêle-mêle le blocage du périphérique parisien, de dépôts d’hydrocarbure, de gares, voire « des actes de sabotage visant les transports publics. »


De Villepin plaide pour « une cohabitation »

Dominique de Villepin n'est pas tendre avec Emmanuel Macron et François Bayrou qui « ont décidé de plonger à nouveau la France dans l’incertitude, l’instabilité et le désordre, l’un et l’autre par obstination et déni des réalités », écrit-il sur X. Pour l'ancien Premier ministre et probable candidat à la présidentielle de 2027, « il est temps de prendre acte du désaveu par les Français de huit ans de politiques erratiques, égoïstes et injustes et d’ouvrir une nouvelle page pour une autre politique, offrant face à l’instabilité actuelle, la nouveauté d’une cohabitation et la stabilité d’une coalition. »


Le RN promet la censure à un gouvernement du bloc central

Si le PS refuse pour l'heure de se positionner, le RN affiche clairement la couleur. Si un nouveau gouvernement du bloc central était nommé, il le censurerait aussitôt. « Si Macron fait le choix de nommer un nouveau Premier ministre, alors ce Premier ministre n'a aucune autre possibilité que de rompre avec la politique qui est menée depuis huit ans », a lancé Jordan Bardella sur l'antenne de RTL. « Auquel cas les mêmes causes entraîneront les mêmes conséquences et entraîneront par définition une censure du gouvernement », a-t-il ajouté.

Le RN ne votera pas la motion de destitution de LFI

Alors que la France insoumise va déposer une motion de destitution contre Emmanuel Macron, le Rassemblement national indique déjà qu'il ne la votera pas. « Cette motion de destitution n’a aucune chance d’aboutir au vu des forces actuelles à l’Assemblée. Mélenchon veut le chaos, le désordre », a indiqué Jordan Bardella sur RTL. Pour le président du RN, la seule solution ne peut être que la dissolution: « Si on ne dissout pas l’Assemblée nationale, je ne vois pas comment quelque chose de sain pourrait émerger. »


Une réunion ce matin à l'Assemblée nationale

Juste avant la démission de François Bayrou, Yaël Braun-Pivet va recevoir ce mardi matin à 9h30 les présidents des différents groupes politiques de l'Assemblée avec l'objectif d'établir un « programme d'action jusqu'en 2027 » entre ceux qui le souhaitent. « Nous discuterons de cela et du fonctionnement de l'Assemblée nationale. Il n'y a pas une minute à perdre pour essayer de se mettre d'accord sur ce pacte de responsabilité et de stabilité », a souligné la présidente de l'Assemblée nationale sur RTL, soulignant l'urgence de doter la France d'un budget pour 2026.

Olivier Faure n'a pas reçu d'appel de l'Elysée

Toujours sur l'antenne de France Inter, Olivier Faure, qui veut qu'Emmanuel Macron nomme un Premier ministre de gauche, a assuré n'avoir toujours pas été contacté par le chef de l'Etat. « Dans la nuit, je dormais sur mes deux oreilles et donc je n'ai pas entendu le téléphone sonner », a-t-il répondu.

Le premier secrétaire du Parti socialiste a par ailleurs refusé de dire si le PS censurerait un Premier ministre du camp présidentiel. « Je ne vais pas rentrer dans un récit qui serait celui de dire ce que je ferais avec tel ou tel. Pour l'instant, nous devons revendiquer le pouvoir et faire en sorte que cette possibilité existe », a-t-il plaidé.


« Il est temps de cohabiter », estime Olivier Faure

Parmi les options envisagées pour Matignon, Olivier Faure estime qu’il « est temps de cohabiter. » « Nous avons besoin de sortir de cette séquence dépressive dans laquelle nous sommes entrés », a indiqué ce mardi matin le premier secrétaire du Parti socialiste sur France Inter, estimant que « ce pays ne peut pas rester immobile. » « Aujourd'hui nous voulons le changement. Faire en sorte que les Français qui expriment leur exaspération puissent enfin trouver un débouché politique à travers un changement qui ne peut pas être, de mon point de vue, la continuation de ce qu'on connaît depuis longtemps », a-t-il ajouté.


Yaël Braun-Pivet « disponible » pour rejoindre Matignon

Elle n’est « pas candidate » mais se dit « disponible pour œuvrer dans l’intérêt » du pays. Invitée ce mardi matin de RTL, Yaël Braun-Pivet se dit prête à quitter la présidence de l’Assemblée nationale pour rejoindre Matignon. « Si d’aventure, il fallait assumer cette mission-là, évidemment je ne rechignerais pas mais c’est le choix du président de la République », a-t-elle indiqué, tout en regrettant la chute du gouvernement Bayrou. « C’est dommage parce que maintenant, rien n’est réglé, on ne peut que le déplorer », a-t-elle ajouté.


Retailleau se prépare au « Bloquons tout » de mercredi

Quelque « 80.000 gendarmes et policiers » seront mobilisés demain pour éviter tout débordement dans le cadre du mouvement social « Bloquons tout », a annoncé lundi soir Bruno Retailleau.

« On ne tolérera aucun blocage, aucune violence, aucune action évidemment de boycott », a ajouté sur France 2 le ministre de l’Intérieur bientôt démissionnaire, qui doit réunir ce mardi matin l’ensemble des préfets pour évoquer la mobilisation du 10-Septembre.


Olivier Faure n’a pas été contacté par le président

Ses conseillers estimant que la coalition entre la macronie et la droite est un acquis, Emmanuel Macron a donc récemment exhorté ses chefs à « travailler avec les socialistes » pour « élargir » son assise.

Mais, selon des sources à l’Élysée, il ne devrait pas aller jusqu’à nommer comme Premier ministre le patron du PS Olivier Faure, malgré ses offres de services pour la formation d’un « gouvernement de gauche » qui irait chercher des « compromis ». Sur TF1 lundi soir, Olivier Faure a d’ailleurs indiqué ne pas avoir été contacté par le président.


Attal veut la nomination d’un « négociateur » avant un Premier ministre

Gabriel Attal propose la conclusion d’un « accord d’intérêt général » entre les « forces républicaines ». Le président du groupe macroniste Renaissance souhaite surtout qu’Emmanuel Macron désigne un « négociateur » pour parvenir à cet accord avant de nommer un Premier ministre.

« Je ne propose ni pacte de gouvernement, ni contrat de coalition. Ce que je propose, c’est un accord, un accord d’intérêt général pour que les 18 mois devant nous soient des mois utiles, pour que les 18 mois devant nous ne soient pas ceux du blocage à répétition et de l’impuissance publique », a-t-il déclaré lundi lors du débat à l’Assemblée, appelant à l’avènement d’une « culture du compromis ».


Mélenchon s’en prend aussi bien à Macron qu'à Faure

Jean-Luc Mélenchon a réitéré lundi soir sur X son appel au « départ » d’Emmanuel Macron, après la chute du gouvernement Bayrou.

Sur France 2, le leader de LFI n’a pas non plus été tendre avec ceux qui à gauche veulent s’allier avec le camp présidentiel, en visant notamment le PS. Interrogé sur une hypothétique nomination d’Olivier Faure à Matignon, il a ainsi déclaré à propos du patron des socialistes : « Je ne le soutiendrai pas et personne ne le fera, il ne peut pas gouverner tout seul. Il sera obligé d’avoir des macronistes avec lui ».


Le casse-tête de Macron

A qui Emmanuel Macron va-t-il confier les clefs de Matignon ? Entre un proche fidèle, une ouverture vers la gauche ou une cohabitation assumée, chaque scénario comporte de lourds risques politiques pour le chef de l’Etat. Face à ce casse-tête, 20 Minutes fait le point sur les différents noms qui circulent : Quelle date pour un nouveau Premier ministre ? Emmanuel Macron va devoir trouver un successeur à François Bayrou. Et cela pourrait aller vite. Le chef de l’Etat « nommera un nouveau Premier ministre dans les tout prochains jours », a en effet annoncé l’Elysée.

Dès ce mardi ? « Ça fait partie des possibles », ainsi qu’une expression présidentielle le même jour, glisse-t-on dans l’entourage du locataire de l’Élysée, sans certitude. Cette option lui permettrait de ne pas être seul à la tête de l’Etat demain face au mouvement de protestation « Bloquons tout », qui précédera la mobilisation syndicale du 18 septembre, avec entre les deux la décision vendredi de l’agence Fitch qui pourrait dégrader la note de la dette française et engendrer des turbulences sur les marchés financiers.

A défaut, rapporte un interlocuteur régulier d’Emmanuel Macron, un Premier ministre pourrait être nommé d’ici la fin de la semaine, de manière à disposer d’un gouvernement au complet lorsque le chef de l’Etat s’envolera pour New York où il doit reconnaître les 22-23 septembre l’Etat de Palestine à l’ONU.


Bayrou va présenter ce matin sa démission

François Bayrou, qui a massivement perdu hier son pari d’obtenir la confiance de l’Assemblée nationale, doit remettre sa démission ce mardi matin au président de la République, qui en a déjà « pris acte ». Il va ensuite expédier les affaires courantes en attendant la nomination d’un successeur.


Bienvenue dans ce nouveau Live

Bonjour à toutes et à tous. Alors que la France est secouée par une grave crise politique, la rédaction de 20 Minutes se mobilise pour vous donner l’ensemble des informations sur les conséquences de la chute du gouvernement de François Bayrou.

Ce mardi, Emmanuel Macron se retrouve en première ligne pour tenter de résoudre le casse-tête qu’il est n’arrive pas à dénouer depuis plus d’un an : trouver un Premier ministre susceptible de survivre dans un paysage parlementaire sans majorité.

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