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Financial Crimes Commission
Intensification des investigations sur Wendip Appaya et le fils d’Ashik Jagai
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Financial Crimes Commission
Intensification des investigations sur Wendip Appaya et le fils d’Ashik Jagai
■ La FCC continue ses enquêtes sur les biens de Wendip Appaya et d’Ashik Jagai Jr.
La Financial Crimes Commission (FCC) poursuit son enquête sur les liens présumés entre Wendip Appaya et Ashik Allysaheb Ameersaheb Jagai, fils de l’ancien responsable de la défunte Special Striking Team. Le vendredi 5 septembre, une troisième perquisition a été menée au domicile de l’entrepreneur Wendip Appaya à Tranquebar.
Les enquêteurs ont examiné la résidence dans ses moindres recoins, mais aucun élément n’a été saisi pour le moment. Parallèlement, plusieurs membres de la FCC se penchent sur les documents financiers et administratifs trouvés dans une dizaine de boîtes déjà récupérées. Wendip Appaya devra notamment expliquer l’achat de véhicules de luxe pour un montant de Rs 79 millions ainsi que ses relations d’affaires avec Jean-Hubert Célerine, alias Franklin, Ashik Jagai Jr, Steven Moothoocurpen et Muzaffar Lallmamode, dans le cadre d’enquêtes sur le blanchiment de fonds provenant du trafic de drogue.
L’enquête concernant Ashik Jagai Jr se poursuit également. Son comptable, Ajmal Toorabally, a été interrogé en présence de son avocat, Me Hisham Oozeer, et aurait confirmé en grande partie les informations déjà communiquées par Ashik Jagai Jr. Ce dernier sera de nouveau entendu au Réduit Triangle aujourd’hui, une étape clé qui pourrait soit éclaircir sa situation, soit la complexifier davantage.
?Quand le blanchiment roule sur des plaques personnalisées
L’arrestation de Wendip Appaya, âgé de 43 ans et directeur d’entreprise, secoue le monde des affaires. Derrière ses sociétés de nettoyage et de location, la FCC soupçonne un système de blanchiment d’argent aussi flamboyant qu’audacieux : l’acquisition massive de véhicules, certains immatriculés avec des plaques personnalisées destinées à masquer ou à valoriser des transactions douteuses.
Entre janvier 2020 et mars 2025, Wendip Appaya a acquis pas moins de 34 véhicules, pour une valeur estimée à plus de Rs 79 millions. La FCC souligne que plusieurs de ces voitures portent des plaques VIP, un signe extérieur de richesse qui tranche avec l’activité commerciale déclarée de ses entreprises. «Acheter des voitures haut de gamme avec des plaques personnalisées n’est pas seulement une question d’image. C’est aussi une manière de gonfler artificiellement la valeur des actifs pour mieux recycler de l’argent sale», explique un enquêteur proche du dossier.
?Les sociétés-écrans au cœur du mécanisme
Deux sociétés dirigées par Wendip Appaya, Dynapro Cleaning Services Ltd et Rent a Cradle Co Ltd, ont servi de véhicules juridiques pour les acquisitions suivantes : 23 voitures à Rs 64,9 millions via Dynapro ; trois autres véhicules à Rs 7,9 millions via la même société ; trois voitures à Rs 2,3 millions via Rent a Cradle ; et cinq voitures à Rs 4,5 millions, enregistrées directement. Les enquêteurs soupçonnent ces entreprises de n’être que des coquilles vides, utilisées pour justifier des mouvements financiers disproportionnés par rapport à leurs revenus déclarés.
Les plaques personnalisées, souvent composées d’initiales ou de numéros symboliques, sont devenues la marque de fabrique d’un certain milieu d’affaires. Dans le cas de Wendip Appaya, elles pourraient constituer un indice clé : chaque immatriculation VIP permettrait de relier un véhicule à des transactions financières spécifiques, voire à des réseaux d’acheteurs complices. Si la FCC se concentre actuellement sur le volet automobile, elle n’exclut pas que ce système s’étende à d’autres actifs : biens immobiliers, contrats commerciaux et flux bancaires suspects. Le recours aux plaques personnalisées, ostentatoires mais aussi traçables, pourrait paradoxalement aider les enquêteurs à cartographier le réseau derrière Appaya.
?Briyani Dada Co Ltd, une société inactive liée à Ashik Allysaheb Ameersaheb Jagai
Officiellement enregistrée comme société de restauration, Briyani Dada Co Ltd figure sur les registres mauriciens avec un siège social au Bagatelle Mall à Moka. Mais derrière cette façade légale, la société semble n’avoir aucune activité réelle. La société est entièrement détenue et dirigée par Ashik Allysaheb Ameersaheb Jagai, actionnaire unique depuis sa création en juillet 2024. Avec un capital déclaré de Rs 10 000, Briyani Dada Co Ltd pourrait théoriquement opérer dans un centre commercial très fréquenté, mais aucune trace d’opérations commerciales ou de chiffre d’affaires significatif n’a été constatée dans ses états financiers.
Cette situation soulève des questions : pourquoi maintenir une société officiellement active alors qu’aucune activité économique n’est visible ? L’association directe avec Ashik Allysaheb Ameersaheb Jagai place la société au centre d’une interrogation légitime sur ses véritables objectifs et sa fonction réelle. Briyani Dada Co Ltd apparaît donc comme une structure administrative sans flux opérationnel, malgré un emplacement et un secteur porteur, suscitant l’attention des observateurs et de la presse locale.
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