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Hôpital SAJ à Flacq

Les manquements font encore grincer des dents

3 septembre 2025, 10:00

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Les manquements font encore grincer des dents

L’hôpital Sir Anerood Jugnauth (SAJ) à Flacq, inauguré en grande pompe il y a quelques années, est de plus en plus pointé du doigt par ses usagers. Entre promesses d’un hôpital moderne et réalités du quotidien, les manquements se multiplient et suscitent colère et frustration.

Cette fois, c’est le manque de scanner qui est vivement critiqué. Faute d’équipement, les patients nécessitant des examens urgents sont systématiquement transférés vers d’autres hôpitaux régionaux. Une situation jugée inacceptable dans un établissement censé être un centre de référence de l’Est.

Du côté du ministère de la Santé, on explique que le «procurement process» pour l’acquisition d’un scanner vient tout juste d’être clôturé et que le département concerné travaille à résoudre la situation dans les plus brefs délais. Concernant le service d’imagerie par résonance magnétique (MRI), l’appareil est déjà livré mais l’installation se fait attendre, officiellement en raison de la complexité technique du dispositif.

Autre point noir : les services de cardiologie. Si la pose de stents est assurée à Flacq, les interventions liées aux cathéters doivent encore être effectuées à l’hôpital SSRN, sous la responsabilité du Cardiac Trust Fund. Les patients dénoncent une discrimination régionale qui les oblige à parcourir de longues distances pour des soins vitaux. Cependant, le ministère rappelle que les services de cardiologie avancée ont déjà été étendus à Jeetoo et à Candos, et que la possibilité d’installer un cath lab à Flacq est actuellement à l’étude. Des ingénieurs et contracteurs ont été sollicités pour vérifier si la structure du bâtiment, notamment au deuxième étage, pourra supporter le poids de l’équipement, qui requiert d’importantes adaptations logistiques.

Keshav Jhokun, senior advisor au ministère, précise : «Kouma minis ti dir, finn zis ranz lopital pou donn batiman pli vit. Pa finn gete si tou ti pou mars bien apre.»

Face à la multiplication des critiques, le ministère insiste sur la création récente d’une Monitoring Team censée garantir le suivi des besoins en équipements et en ressources humaines dans les hôpitaux. Une initiative présentée comme un gage de rigueur, mais qui peine pour l’instant à convaincre le personnel.

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