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Chemin-Grenier
Il allègue avoir été roué de coups par deux policiers
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Chemin-Grenier
Il allègue avoir été roué de coups par deux policiers
■ «Mo pa ti pe donn zot lord, mo ti zis pe dir regle trafik», confie Jessen Munusami, 44 ans.
La soirée du mercredi 27 août aura viré au cauchemar pour Jessen Munusami, 44 ans, habitant du Sud et père de famille. Cet homme affirme avoir été victime d’une violente agression de la part de deux policiers en uniforme, qui auraient agi sous l’influence de l’alcool, vers 21 h 30, à Chemin-Grenier.
Tout aurait commencé lorsque le véhicule de police s’est retrouvé bloqué à hauteur du van conduit par Jessen Munusami, en raison d’un trafic dense dû aux célébrations de Ganesh Chaturthi. Selon son témoignage, il aurait simplement demandé aux policiers de réguler la circulation afin de fluidifier le passage. Une remarque que l’un des agents aurait perçue comme un affront. «Mo pa ti pe donn zot lord, mo ti zis pe dir regle trafik», raconte la victime. Mais la situation aurait rapidement dégénéré.
Toujours d’après Jessen Munusami, le véhicule de police l’aurait suivi après cette altercation verbale. Contraint de s’arrêter plus loin à cause d’une voiture devant lui, il aurait alors été intercepté. L’un des agents serait descendu, aurait ouvert sa portière et l’aurait tiré de force à l’extérieur, avant de l’agresser physiquement devant plusieurs témoins. Pendant ce temps, le second policier aurait pris place dans son van, où se trouvait son aide-chauffeur.
Les policiers auraient ensuite conduit les deux véhicules – le fourgon de service et le van de la victime – jusqu’à un grand parking attenant au poste de police de Chemin-Grenier. «La inn pran mwa, met mwa dan van lapolis, lot la inn rant dan mo vann ek mo ed sofer. Zot inn roule ziska parking, lerla zot inn blok garson-la parski li ti pe dir zot aret fer sa. Nanye de mal nou pann fer, lapolis-la inn komans bat mwa, apiy mwa lor sez van-la. Boukou kout pwin mo’nn gagne», dénonce l’homme, encore marqué physiquement.
«...Nou pou touy twa»
Selon ses dires, les coups n’auraient cessé qu’après plusieurs minutes, avant qu’on ne lui jette les clés de son véhicule en lui lançant une menace glaçante : «Si zot al de lavan ar sa, nou pou touy twa.» À la suite de cette agression, Jessen Munusami affirme avoir constaté la disparition de deux chaînes en or, de son permis de conduire contenant une somme de Rs 15 000 ainsi que de sa casquette. L’aide-chauffeur aurait vu l’un des policiers saisir ces effets dans le van.
Déposition refusée ?
Accompagné de témoins, l’homme s’est rendu au poste de police pour rapporter l’affaire immédiatement après. Mais loin d’obtenir assistance, il se serait vu refuser l’enregistrement de sa plainte. «Zot inn dir zot pa kone kisannla sa bann polisie-la, si mo anvi bizin al kot IPCC Rose-Hill inspekter-la inn dir mwa. Mo’nn real stasion yer gramatin me parey inn refize ankor», déplore-t-il.
Visiblement éprouvé, Jessen Munusami s’est confié à notre rédaction en larmes. Depuis l’agression, il dit ne plus être en mesure de travailler ni de se rendre au chevet de son beau-père hospitalisé, en attente d’une lourde opération chirurgicale. Ne sachant plus vers qui se tourner, il en appelle aux autorités et à la justice pour faire la lumière sur cette affaire, car ses deux enfants et sa femme ne se sentent plus en sécurité et refusent de sortir.
Jessen demande notamment que les caméras de Safe City, présentes dans le secteur et même devant le poste de police, soient consultées pour confirmer ses dires. Il lance un appel aux autorités concernées.
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