Publicité

Rodrigues

Le Chef commissaire Grandcourt appelle au dialogue face à la menace de dissolution

17 août 2025, 06:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Le Chef commissaire Grandcourt appelle au dialogue face à la menace de dissolution

Le vendredi 15 août, le Chef commissaire Franceau Grandcourt a rompu le silence lors d’une conférence de presse, face à la menace de dissolution de l’Assemblée régionale, qui plane depuis plusieurs semaines. Cette allocution revêt une importance capitale, notamment en raison de l’intensification des pressions exercées par Paul Bérenger, qui réclame la démission du gouvernement régional en place.

Une crise qui ne cesse de s’amplifier, alimentée par des divergences profondes entre les acteurs politiques locaux et centraux. Le Chef commissaire a tenu à prendre la parole pour clarifier la position de l’administration régionale. Il a évoqué la complexité du fonctionnement de l’Assemblée régionale, souvent mal comprise par la population. Il a souligné que la loi, basée sur le modèle de Trinité-et-Tobago, comporte des lacunes et des incompréhensions, qui alimentent parfois des commentaires acerbes sur les réseaux sociaux. «Il faut comprendre le fonctionnement de nos institutions pour éviter les malentendus», a-t-il insisté, tout en soulignant que l’autonomie régionale a été obtenue après de longs combats, notamment en 2001 avec l’adoption du vote unanimement en faveur de l’autonomie.

Le Chef commissaire a également abordé la question épineuse du référendum, une étape clé pour Rodrigues. Il a rappelé que, selon la Constitution, un référendum n’est pas synonyme immédiat d’indépendance, mais une étape permettant aux citoyens de s’exprimer sur leur avenir, notamment sur le renforcement de leur autonomie ou leur autodétermination. «Le référendum, c’est la démocratie exprimée», a-t-il affirmé, précisant que la région pourrait, à l’avenir, décider de son destin via cette voie, en concertation avec le gouvernement central.

L’un des moments forts de la déclaration réside dans la reconnaissance que la majorité des Rodriguais souhaite une évolution vers plus de pouvoir et d’autonomie. «Après 23 ans, nous devons aller plus loin. La population doit décider de la direction à prendre», a-t-il déclaré. Le Chef commissaire a également insisté sur la nécessité d’un dialogue serein entre toutes les parties, notamment entre Rodrigues et Maurice, afin d’éviter tout conflit inutile.

Concernant la dissolution de l’Assemblée, Franceau Grandcourt a rejeté cette option comme étant une solution de facilité, insistant plutôt sur le dialogue et la concertation comme voie pour sortir de la crise. Il a rappelé que toute décision doit respecter la légitimité démocratique et l’intérêt supérieur de la population. «Nous sommes là pour servir Rodrigues, pas pour déchirer le tissu social», a-t-il souligné.

Publicité