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Nominations contestées
Nando Bodha dénonce les nominations politiques : «Un système qui doit changer»
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Nominations contestées
Nando Bodha dénonce les nominations politiques : «Un système qui doit changer»
Le leader du Rassemblement Mauricien, Nando Bodha, tire la sonnette d’alarme sur les récentes nominations à la tête d’institutions publiques et paraétatiques. Selon lui, ces décisions symbolisent le retour à des pratiques contraires aux engagements de méritocratie et de transparence promis par l’alliance au pouvoir.
Cette semaine, plusieurs nominations ont enflammé l’opinion publique. Une jeune diplômée, sans expérience notable, avait été nommée commissaire à la concurrence – un poste jugé stratégique pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs. Face à la pression populaire, elle a finalement démissionné. Autre décision controversée : la désignation d’un simple manager à la présidence d’Airport Holdings, deuxième plus grande entreprise du pays, employant 4 000 personnes et générant un chiffre d’affaires de 40 milliards de roupies.
«Et comme si cela ne suffisait pas, on a eu l’arrogance de venir expliquer que c’est normal ainsi !», s’est indigné Nando Bodha.
Le CAC, une promesse oubliée
Le leader du Rassemblement Mauricien rappelle qu’une réforme phare avait été annoncée : la création d’un Constitutional Appointment Committee (CAC), chargé de superviser les nominations aux postes constitutionnels comme celui de Commissaire de police, du président de la Public Service Commission ou du directeur de la Financial Crimes Commission. «Avec leur majorité de 60-0, Ramgoolam et Bérenger auraient pu adopter cette loi en trois ou quatre séances parlementaires. Neuf mois plus tard, rien n’a été fait», déplore-t-il.
Pour Nando Bodha, le gouvernement actuel agit «comme avant – voire pire», en refusant d’instaurer un système garantissant indépendance et méritocratie.
Les propositions du Rassemblement Mauricien
Face à ce qu’il qualifie de «profond malaise» au sein de l’Alliance du Changement, Nando Bodha avance plusieurs mesures :
• instaurer rapidement le CAC pour les postes constitutionnels ;
• mettre en place un comité parlementaire incluant l’opposition pour les postes stratégiques tels que les ambassadeurs ou la Banque de Maurice ;
• rendre publics et retransmettre en direct les entretiens des candidats sur Parliament TV.
«Ce pays n’appartient ni à un parti politique, ni à un clan. L’État appartient au peuple», affirme-t-il.
Au-delà de la dénonciation, Nando Bodha appelle à une véritable politique de méritocratie et de compétence. Selon lui, Maurice regorge de talents dans le sucre, le textile, le tourisme, la finance ou encore l’informatique. Il propose la création d’une banque nationale de données recensant ces expertises afin de mettre fin à la fuite des cerveaux et retenir les jeunes diplômés sur le territoire.
Il insiste également sur la nécessité de valoriser la performance. Citant les exploits des jeunes athlètes lors des CJSOI, il plaide pour un plan global de soutien, de formation et d’investissement afin de leur permettre de briller sur la scène régionale et internationale.
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