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Prix des carburants

L’ACIM exprime son désaccord face au maintien des tarifs

9 août 2025, 16:00

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L’ACIM exprime son désaccord face au maintien des tarifs

■ Jayen Chellum aurait voulu que les consommateurs puissent souffler un peu. © Dev Ramkhelawon

L’association des Consommateurs de l’île Maurice (ACIM) a exprimé son profond désaccord face au maintien des prix des carburants lors d’une conférence de presse, tenue hier après-midi. Jayen Chellum, secrétaire général de l’ACIM, a déploré la décision du Petroleum Pricing Committee (PPC) de ne pas réviser les tarifs à la baisse.

«Nous ne sommes pas d’accord. Il y a notamment l’évolution des prix sur le marché international», a-t-il affirmé. «Entre juillet 2024 et juillet 2025, à chaque arrivée de cargaison pétrolière, la State Trading Corporation (STC) a réalisé des gains. Le déficit du Price Stabilisation Account s’élevait à Rs 4,2 milliards. Aujourd’hui, ce déficit est passé à Rs 2,2 milliards, soit une amélioration notable en un an.»

Il rappelle qu’en décembre 2024, une baisse des prix de Rs 5 avait été appliquée alors que le gain réalisé n’était que de Rs 55 millions. Cette fois-ci, le gain est estimé à Rs 267 millions, et pourtant aucune réduction n’est accordée aux consommateurs. Il estime que, même si le déficit persiste, il serait possible de transférer une partie de ces gains aux consommateurs pour leur permettre de «souffler un peu» et ce, même si le prix ne varie pas par plus de 4 % sur une période de six mois, comme stipule le règlement.

Le secrétaire général de l’ACIM a également remis sur la table les promesses électorales de baisse des prix, ajoutant qu’il n’est pas question d’attendre encore quatre mois pour la prochaine réunion du PPC.

Par ailleurs, Jayen Chellum souligne que, malgré des baisses récentes sur le marché international, les prix à Maurice demeurent parmi les plus élevés, surtout en comparaison avec les revenus moyens de la population.

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L’ACIM demande une enquête sur le marché des légumes frais

Lors de cette même conférence de presse, l’ACIM a aussi annoncé avoir soumis une proposition à la Competition Commission pour enquêter sur les prix des légumes frais. Jayen Chellum a évoqué les prix excessifs pratiqués ces derniers mois. «Il y a quelque temps, la pomme d’amour se vendait à Rs 150, Rs 175, voire Rs 200 la livre, d’autres légumes coûtant plus de Rs 40.» S’il reconnaît les fluctuations saisonnières, il dénonce toutefois des «exagérations», qui pénalisent lourdement les consommateurs. L’ACIM souhaite que le marché des légumes soit étudié de près afin de tirer des conclusions et de réguler le secteur pour éviter les abus. Enfin, il a interpellé les autorités sur la nécessité d’avoir des légumes transformés lorsque la production locale est en baisse.

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