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Alternative aux engrais chimiques
Sealife Organics : cap sur une production de 4 000 tonnes de compost à Bel-Ombre
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Alternative aux engrais chimiques
Sealife Organics : cap sur une production de 4 000 tonnes de compost à Bel-Ombre
■ Sealife Organics mise sur l’utilisation de matières premières locales – déchets verts, algues et fumier – ainsi que sur des méthodes économes en énergie pour minimiser son impact environnemental.
Sealife Organics Ltd prévoit d’opérer une usine de compostage à Bel-Ombre, sur un site de 8 443 m2 d’Agria Ltd, anciennement utilisé comme aire de stockage de canne à sucre. Le projet a obtenu son permis environnemental préliminaire en juillet.
L’investissement prévu s’élève à environ Rs 20 millions couvrant les coûts en capital, l’achat des machines ainsi que les frais d’exploitation et de services. Le terrain est déjà équipé des infrastructures de base, ce qui évite toute nouvelle construction. Le bon fonctionnement de l’usine nécessitera 15 personnes chargées de gérer les machines, l’emballage, le stockage et la livraison des produits.
La production de l’entreprise sera d’environ huit tonnes de compost par mois et elle ambitionne d’augmenter cette capacité pour atteindre à long terme 330 tonnes mensuelles, soit 4 000 tonnes annuelles. Cette montée en puissance se fera de manière progressive, avec un démarrage prévu à environ 50 % de la capacité maximale, en fonction de la demande du marché, est-il souligné dans le Preliminary Environmental Report (PER). Dans une démarche résolument écologique, Sealife Organics mise sur l’utilisation de matières premières locales – déchets verts, algues et fumier – ainsi que sur des méthodes économes en énergie afin de minimiser son impact environnemental.
L’entreprise ambitionne de participer activement à la régénération des sols agricoles ayant subi une utilisation croissante d’engrais chimiques. En offrant une alternative durable, Sealife Organics vise à aider les planteurs à produire des aliments biologiques tout en réduisant leur dépendance aux engrais chimiques, contribuant ainsi à préserver un environnement plus sain. Car ces engrais chimiques, lessivés par les pluies, polluent les ressources en eau et sont associés à des risques sanitaires, notamment certains cancers.
Le processus de production est minutieusement conçu afin d’atteindre les objectifs. Les matières premières seront d’abord broyées puis mélangées selon des proportions précises. Ce mélange sera disposé en andains sur une surface aménagée. À cela s’ajouteront des compléments tels que coquilles d’œufs, copeaux de bois et fumier de volaille, destinés à enrichir la teneur en nutriments et à accélérer la décomposition. Afin d’assurer une bonne aération, les andains seront régulièrement retournés, tandis que le taux d’humidité sera contrôlé pour maintenir un équilibre optimal, ni trop sec ni trop humide.
Progressivement, grâce à l’action des micro-organismes et des bactéries, la matière organique se transformera en un compost riche en nutriments. Après environ 12 semaines de maturation, ce compost sera tamisé pour éliminer les résidus non décomposés, puis conditionné à l’aide d’équipements semi-industriels. Le produit fini servira à enrichir les sols agricoles, maraîchers et horticoles, améliorant leur structure et apportant les éléments essentiels à la croissance des plantes. Les produits seront commercialisés sous trois formes : compost, terreau (potting mix) et granulés, conditionnés dans des sacs écologiques de tailles variées – de 25 à 40 litres pour le compost, dix à 20 kg pour le terreau et un à cinq kg pour les granulés.
Le projet intègre également des mesures strictes pour limiter son impact environnemental et sanitaire, est-il indiqué dans le rapport. Par exemple, la production quotidienne d’eaux usées sera d’environ 1,5 m3 , sans rejets industriels. Les émissions d’aérosols biologiques, potentielles sources d’odeurs, seront contenues grâce au compostage anaérobie et à la présence d’une ceinture verte autour du site. De plus, les employés seront équipés de protections adaptées – masques, chaussures, lunettes, protections auditives – en conformité avec les normes de santé et sécurité au travail. Le niveau sonore de l’usine, estimé entre 60 et 65 décibels, sera modéré et le trafic supplémentaire généré ne devrait pas perturber la circulation locale. Toutes les mesures de sécurité incendie seront mises en place afin d’obtenir la certification requise.
Après une analyse des différents aspects du projet et de son impact sur l’environnement, il est dit que celui-ci aura un effet négligeable. Pour garantir le respect des normes environnementales, le PER fixe plusieurs conditions strictes. Avant le démarrage des travaux, une autorisation de gestion du trafic doit être obtenue et les autres autorisations nécessaires doivent être transmises au directeur de l’Environnement.
Le site devra également respecter les règles relatives à la gestion des déchets, à la sécurité incendie, à la protection des eaux souterraines et de surface, ainsi qu’aux nuisances telles qu’odeurs, bruit et pollution. Un programme de lutte contre les nuisances environnementales devra être mis en place et une communication régulière avec les habitants devra être assurée. Enfin, toute modification du projet devra recevoir l’accord préalable du directeur de l’Environnement. Ces mesures permettront de limiter l’impact environnemental et d’assurer un suivi rigoureux tout au long de la réalisation du projet.
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