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Environnement
La Terre suffoque et essaye de s'adapter à une chaleur toujours plus écrasante
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La Terre suffoque et essaye de s'adapter à une chaleur toujours plus écrasante
D'après le programme européen Copernicus, le mois de juillet 2025 est l'un des plus chauds de l'histoire. Ici, des Japonais dans une rue de Tokyo, le 9 juillet 2025.
Records de chaleurs, incendies géants, inondations mortelles... Le mois d'août est à peine arrivé que les événements climatiques extrêmes se multiplient dans l'hémisphère nord. Le programme européen Copernicus évoque lui l'un des mois de juillet les plus chauds de l'histoire. Les effets du réchauffement climatique n'ont jamais été aussi présents.
Nous y sommes désormais presque habitués : tous les étés, de tristes records climatiques sont battus. Ce début de mois d'août 2025 ne déroge pas à la règle, entre les sécheresses et incendies supérieurs à la normale au Canada, les pluies torrentielles au Pakistan et à Hong Kong, les vagues de chaleur méditerranéennes en Finlande ou en Suède...
À l'échelle mondiale, le constat n'est pas beaucoup plus brillant. Le programme européen Copernicus suit l'état de notre planète tout au long de l'année. Il vient d'annoncer que le mois de juillet 2025 est le troisième plus chaud jamais enregistré. Juste derrière celui de juillet 2024 et celui de juillet 2023, le record absolu.
Sur les douze derniers mois, la température moyenne du globe a été supérieur de 1,53°C à la moyenne pré-industrielle. C'est plus que l'objectif de l'accord de Paris, qui prévoit une augmentation contrôlée à 1,5°C. Certes, cette dynamique n'est pas significative à l'échelle de l'évolution du climat, mais elle n'augure rien de bon. Depuis le mois de juin, un groupe de scientifiques français l'affirme d'ailleurs : l'objectif de Paris n'est plus atteignable. C'est la première fois que des experts s'accordent collectivement sur ce constat.
40,3°C enregistrés au Vietnam
À Hanoï, on transpire, on cherche l'ombre, et on redoute le soleil. Cette semaine, le nord du Vietnam fait face à des températures record pour un mois d'août. Dimanche 3 et lundi 4 août, le thermomètre a dépassé les 40,3°C, du jamais vu à cette période de l'année. Dans les grandes artères de la ville, la chaleur ressentie grimpe de 2 à 5°C supplémentaires. Les milliers de scooters et autres véhicules n'arrangent rien, contribuant à maintenir une atmosphère étouffante, explique notre correspondant à Hanoï, Jean-Pierre Fage.
Région habituellement humide et essentielle pour l'agriculture, le delta du fleuve Rouge a vu son taux d'humidité chuter à 52% lundi, accentuant la sécheresse et l'inquiétude chez les agriculteurs. Beaucoup ont modifié leurs horaires de travail pour éviter les pics de chaleur et renforcent l'irrigation de leurs cultures, rapporte la presse nationale.
Le nord du pays avait déjà connu trois vagues de chaleur en juillet, avec des températures supérieures de 0,5 à 1,5°C aux normales saisonnières. Le mercure a commencé à baisser en milieu de semaine et devrait continuer de chuter, accompagné de forts orages dans les zones montagneuses. Mais le centre météorologique prévient : une nouvelle vague de chaleur étendue pourrait revenir dès le 8 août, touchant l'ensemble du nord.
Des coupures d'électricité en Iran
Semaine après semaine, la situation s'aggrave en Iran. Désormais, dans de nombreuses villes de province, mais aussi certains quartiers de Téhéran, il y a deux fois deux heures de coupures d'électricité par jour. La situation est aussi dramatique en ce qui concerne l'eau potable, note notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.
Cette situation est provoquée par une sécheresse sans précédent depuis cinq ans qui s'est encore aggravée cette année. Dans de nombreuses zones industrielles, l'électricité est coupée pendant plusieurs jours d'affilée, ce qui affecte la production dans de nombreux secteurs.
Les autorités ont prévenu les habitants de la province de Téhéran, mais aussi d'Alborz – qui comptent ensemble plus de 20 millions d'habitants, soit un quart de la population du pays – : ils pourraient manquer d'eau potable d'ici à un mois et demi. Des manifestations ont déjà eu lieu dans plusieurs villes du pays, mais la situation pourrait encore s'aggraver au cours des prochaines semaines.
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