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Licenciements chez Star Knitwear

La bataille pour les indemnités est lancée

5 août 2025, 11:00

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La bataille pour les indemnités est lancée

■ Les employés licenciés de Star Knitwear devant la Victoria House pour avoir de plus amples explications sur leur affaire de compensation, mercredi dernier. Photos: Vashish Sookrah

C’est la fin d’une ère pour Star Knitwear Group Ltd. Placée sous receivership depuis le 4 juin, en vertu de l’Insolvency Act 2009, la société a officialisé la cessation définitive de ses activités. Une lettre adressée aux salariés le 30 juillet annonce la rupture des contrats à compter du 31 juillet.

L’entreprise, lourdement endettée à hauteur de Rs 1,2 milliard, n’a plus les moyens de compenser ses travailleurs. Face à cette impasse, la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP) est montée au créneau. Son président, Reeaz Chuttoo, a sollicité du gouvernement – par l’intermédiaire de la MauBank, l’un des principaux créanciers – l’annulation partielle de la dette. Objectif : permettre que la portion correspondant aux compensations des employés soit réglée.

Dans la lettre, la direction explique que «les graves difficultés financières et l’absence de plan de relance viable rendent impossible toute reprise d’activité». Un accord a été conclu le 18 juillet devant le Redundancy Board, en présence de la CTSP, pour les employés licenciés en mai. Il prévoit ainsi un mois de salaire, 15 jours de rémunération brute par année de service, incluant le remboursement des congés (si applicable), et toute indemnité statutaire prévue, dont le bonus de fin d’année prorata.

Reeaz Chuttoo rappelle qu’un premier groupe d’employés avait déjà été licencié en janvier. «Pour ce groupe, il y a un vice de procédure. On les a remerciés avant de loger l’affaire auprès du Redundancy Board. Cela mènera probablement à un academic judgment, avec la reconnaissance d’un unjustified dismissal. Mais dans ce cas, Star Knitwear devrait payer trois mois de salaire par année de service», explique-t-il.

Problème : la MauBank, principal créancier, ne semble pas prête à financer de telles compensations pour les premiers licenciés. «La banque va laisser ces personnes poursuivre leur affaire en cour. Mais quelles sont les chances d’obtenir quelque chose ? Très minimes», estime le président de la CTSP.

Finalement, les 81 employés concernés ont accepté de retirer leur affaire en cour et de suivre la proposition de la CTSP : indemnité équivalente à 15 jours par année de service, remboursement des congés et vacation leaves. «Nous attendons maintenant que le gouvernement trouve une solution pour que la MauBank débloque les fonds», insiste le syndicaliste.

Parmi les employés licenciés figurent aussi des travailleurs étrangers. Certains, dont le permis de travail a expiré, seront rapatriés dans leur pays d’origine. Les autres devraient être redéployés vers d’autres entreprises.

Pour Reeaz Chuttoo, l’affaire est maintenant entre les mains des autorités. «Tous les gouvernements depuis l’Indépendance ont déjà write off les dettes des compagnies. Pourquoi ne pas le faire cette fois-ci, pour les travailleurs ?», lancet-il, espérant que la solidarité l’emportera sur les chiffres.

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