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Après trois ans de guerre

Ukraine-Russie : Ce que l’on sait des pertes humaines

24 février 2025, 06:28

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Ukraine-Russie : Ce que l’on sait des pertes humaines

En décembre dernier, Volodymyr Zelensky avait affirmé que 43.000 soldats ukrainiens avaient été tués depuis l'invasion russe de 2022. [Anatolii STEPANOV / AFP]

Alors que ce lundi 24 février marque les trois ans de la guerre en Ukraine, après plus de 1 000 jours de guerre, les pertes humaines se dénombrent par dizaines de milliers pour Kiev comme pour Moscou. Ils seraient des dizaines de milliers. La guerre qui dure depuis trois ans est une catastrophe humaine pour la Russie comme pour l'Ukraine, même s'il est difficile d'évaluer précisément le nombre de morts et de blessés.

À noter que le nombre de soldats tués depuis le début du conflit reste difficile à déterminer avec précision, chaque camp rechignant à communiquer sur ses propres pertes et gonflant largement les pertes de l'autre.

Entre 40 000 et 80 000 soldats ukrainiens tués

En décembre dernier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait affirmé que 43 000 soldats ukrainiens avaient été tués et 370 000 blessés depuis l'invasion russe de 2022, un bilan qui pourrait être sous-évalué, selon des observateurs.

Le Wall Street Journal avait également révélé à l'époque certaines estimations en parallèle dans une étude, évaluant à un million le nombre de morts et blessés russes et ukrainiens en deux ans et demi de guerre, avec plus de deux fois plus de morts russes qu’ukrainiens.

Le quotidien américain citait une estimation confidentielle qui évalue à 80.000 morts et 400.000 blessés le bilan côté ukrainien.

Deux enfants tués ou blessés par jour

Concernant les pertes civiles, le bilan humain s’élève à au moins 12 162 civils tués entre février 2022 et novembre 2024, dont 659 enfants, et 27 000 civils blessés, selon le Bureau des droits de l’homme de l’ONU. «Les Nations unies ont pu vérifier qu’au moins 2 406 enfants ont été tués ou blessés depuis février 2022, soit une moyenne de deux enfants par jour», a déclaré en décembre 2024 Catherine Russell, Directrice générale de l’UNICEF, devant un Conseil de sécurité unanimement préoccupé par la situation des enfants ukrainiens, à l’exception de la Russie.

Du simple au double côté russe

Pour sa part, la Russie, qui ne communique pas ses pertes en Ukraine, ne fait pas non plus état du retour de dépouilles de ses militaires.

Le nombre des militaires russes tués a été établi à plus de 82 000 par le média indépendant Mediazona et le service russe de la BBC en janvier 2025, qui se fondent sur l'exploitation d'informations publiques, comme les communiqués officiels, les rubriques nécrologiques et les annonces de décès sur les réseaux sociaux, ainsi que sur l'observation des tombes dans les cimetières.

Selon une autre estimation du Wall Street Journal, moins précise côté russe, cette dernière faisait état de quelque 200 000 morts et 400 000 blessés.

Outre les soldats russes, le Kremlin avait déployé également dans la région de Koursk entre octobre 2024 et janvier 2025, quelque 11 000 soldats nord-coréens – selon avait avancé Séoul, Kiev et Washington –, dans cette région frontalière de l'Ukraine pour aider Moscou à y reprendre le territoire sous contrôle ukrainien depuis une offensive surprise en août.

Néanmoins, si depuis février 2025 elles sont de retour au front, à «la mi-janvier, il s'avère que les troupes nord-coréennes déployées dans la région de Koursk en Russie n'ont pas été engagées dans des combats», avait déclaré fin janvier le Service de renseignement national de Corée du Sud. En cause : le nombre élevé de victimes nord-coréennes, s'élevant à 3 000 soldats morts ou blessés. Des pertes que Séoul chiffre aux alentours de 1 100.

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