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Belle-Rose

Son pain était fourré à la mouche

31 mars 2024, 12:00

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Son pain était fourré à la mouche

Le Super U de Belle-Rose était accusé d’avoir vendu du pain fourré contenant un corps éranger. Mais l’affaire a été classée la semaine dernière au tribunal de district de Rose-Hill.

Les faits remontent au 26 décembre 2022, lorsqu’une femme décide d’acheter deux sandwiches, aussi appelés «pains fourrés», au Super U de Belle-Rose. Elle avait affirmé que l’un des pains contenait une mouche morte. L’affaire a été signalée au bureau sanitaire de Rose-Hill le même jour et l’inspecteur du ministère de la Santé avait immédiatement effectué une visite sur place pour inspecter les locaux, notamment la cuisine et le lieu où les aliments sont exposés pour la vente.

Après une analyse plus approfondie menée par la Division de biologie et de contrôle des vecteurs du ministère de la Santé, la présence de la mouche avait été confirmée.

Sauf que l’affirmation de la défense portait principalement sur le fait qu’il existe un doute quant à savoir si la mouche était déjà présente dans le pain en question au moment de la vente ou non. La défense n’a pas contesté le fait qu’il y avait bien un insecte dans le pain, mais la thèse de la défense tourne autour du fait qu’aucune preuve n’a pu être présentée pour établir quand précisément la mouche a pu pénétrer dans le pain. «La nature de la preuve au dossier peut amener à conclure que la mouche n’aurait pas pu atterrir au moment où la nourriture a été préparée, puisque le rapport mentionnait que la mouche n’était pas cuite. D’autant plus que ce corps étranger ne pouvait pas se trouver dans la vitrine où les pains étaient exposés à la vente, car le représentant du ministère qui s’est rendu sur les lieux quelques minutes après l’achat n’a trouvé aucune mouche dans la vitrine et la cuisine», a argué l’avocat de la défense.

En contre-interrogatoire, la plaignante a également déclaré qu’elle avait transporté le pain chez elle dans son sac à main qui était sur son épaule tout le temps et qu’elle était rentrée chez elle en voiture et que les vitres de celle-ci étaient baissées. «Certes, quand j’ai acheté le pain, je n’ai vu aucune mouche dans la vitrine, sinon je ne l’aurais pas acheté», a-t-elle affirmé. Après avoir examiné l’ensemble des éléments de preuve, le magistrat Ilfaaz Nathire a estimé qu’un doute suffisant avait été créé sur la possibilité qu’une mouche se soit infiltrée dans le papier d’emballage qui n’était pas complètement scellé depuis le moment où le pain a été acheté jusqu’au moment où la plaignante a ouvert le papier et a commencé à manger. «Il n’y a aucune certitude qu’au moment où l’entreprise accusée a vendu la nourriture, les corps étrangers s’y trouvaient», a conclu le magistrat qui a accordé le bénéfice du doute à Super U Belle-Rose.