Démission de Sheikh Mukhtar Hossenbocus: le PTr parle de trahison

Avec le soutien de

Après Kalyanee Juggoo et Ezra Jhuboo, c’est au tour de l’ancien lord-maire Sheikh Mukhtar Hossenbocus  de démissionner du Parti travailliste (PTr). Alors qu’il évoque un parti sans direction, la cellule de communication des Rouges parle de «trahison». Dans sa lettre adressée au leader du PTr, Navin Ramgoolam, le démissionnaire avance qu’il a été membre du parti depuis 35 ans et que c’est la première fois que l’équipe se retrouve à un tel niveau et sans direction. Dans la circonscription n°2, affirme-t-il, seul le «dirty money politics et des intérêts personnels prévalent et la situation ne cesse d’empirer».

Sheikh Mukhtar Hossenbocus ajoute que la loyauté et le travail sont ignorés et que le parti a perdu toute crédibilité. Dans la foulée, il avance que Navin Ramgoolam «will never bother to listen», ce qui fait de lui un mauvais leader. Il en rajoute une couche, précisant : «your main opponent is clearly great leader ‘à l’écoute de ses membres’» et que plusieurs membres ont perdu confiance en Navin Ramgoolam et en sa capacité à prendre des décisions.

Interrogé, le directeur de communication du PTr, Raviraj Beechook, a soutenu qu’il s’agit d’une «trahison» et non d’une démission. «Il a trahi une conviction de 35 années passées au PTr. C’est grâce à ce parti qu’il est devenu lord-maire et qu’il a pu siéger au sein de certains boards.» Pour lui, les raisons avancées par Sheikh Mukhtar Hossenbocus ne tiennent pas la route. «Nous savons qu’il a rencontré Pravind Jugnauth et qu’il a été influencé par le money politics. Le PTr passe par une période de purge, que les membres toxiques quittent le parti maintenant plutôt qu’à la veille des élections.». Pour rappel, Sheikh Mukhtar Hossenbocus avait été maire de la capitale entre le 25 novembre 2009 et le 17 décembre 2010. Il avait été arrêté aux petites heures le 17 mai 2021 dans le sillage d’une manifestation en soutien à la Palestine. Les avocats Rama Valayden et Shahzaad Mungroo, et Noorani Aurdally, Constituency Clerk d’Ehsan Juman, avaient également été interpellés au même moment. Dans les rangs du PTr, l’on parle de deux carottes que le régime aurait brandies pour forcer cette démission. «On verra s’il sera à nouveau lord-maire ?» déclare-t-on au sein de l’état-major des Rouges.

Publicité
Publicité
e-brochures.mu logo

Retrouvez les meilleurs deals de vos enseignes préférées.

e-brochures.mu icon
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
Suivez le meilleur de
l'actualité à l'île Maurice

Inscrivez-vous à la newsletter pour le meilleur de l'info

OK
Pour prévenir tout abus, nous exigeons que vous confirmiez votre abonnement

Plus tardNe plus afficher

x