Diego II

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Le juriste Milan Meetarbhan – c’est lui qui souligne la perspective qu’il donne à son argumentaire sur l’excision de l’archipel des Chagos1 – conteste, au plan juridique, le vocable «vente» pour qualifier la transaction qui a mené à la création du British Indian Ocean Territory (BIOT). Sur ce plan, je ne me hasarderai pas à polémiquer avec le constitutionnaliste. 

Notre divergence vient de ce que mes propos sur la question se placent, eux, dans la perspective de l’histoire. Nul ne peut contester que ce soit sir Seewoosagur lui-même qui a parlé de «vente». On peut arguer que l’ancien Premier ministre avait été mal avisé d’utiliser ce terme, mais il l’a fait à plusieurs reprises. 

Ce qualificatif n’était pas non plus un lapsus isolé. Quand les £3 millions payés par les Britanniques, en contrepartie de la transaction, ont été crédités dans les comptes de Maurice, ils ont été libellés Sale of Diego Garcia. 

On peut arguer aujourd’hui que cette description était, juridiquement, une erreur ou même un nonsens, mais on ne peut nier, que, historiquement, c’est ainsi que l’opération avait été interprétée par les dirigeants politiques d’alors. 

Mais aujourd’hui ? Le réalisme commande une négociation en vue d’une rétrocession partielle des îles. 

Nous n’irons pas à Diego. 

À Peros Banhos, peut-être.

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