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Démolition à Barkly: quand la joie laisse place à la tristesse…

3 décembre 2017, 17:00

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Démolition à Barkly: quand la joie laisse place à la tristesse…

Si décembre rime avec festivités, les habitants de Barkly, eux, n’ont pas le cœur à la fête. Leur moral est entaché à cause du projet Metro Express. La démolition des maisons s’est poursuivie samedi 2 décembre, à Barkly, à quelques mètres de la poste, sous la supervision d’un représentant de Larsen & Toubro.

«Nous avons encore une heure pour tout démolir. Et puis, c’est fini pour aujourd’hui (NdlR, hier). Nous suivons les ordres des autorités pour savoir où il faut démolir.» En attendant un autre site de démolition sur le tracé du Metro Express entre Port-Louis et Rose-Hill lundi, excavateur et bulldozer s’affairaient à réduire une maison en amas de tôles.

Si la démolition de la salle de bain d’Atmanand Moorar est terminée, pour d’autres familles habitant Barkly, le calvaire se poursuivra en janvier. Serait-ce un mois de répit à cause des festivités de Noël et du Nouvel An ?

Jonathan Gafoor, lui, n’y croit pas. «On est pris par surprise. Personne ne nous informe quand ils viendront démolir notre maison. On nous a dit que c’est en janvier, mais on n’est pas au courant de la date.» Avant de faire ressortir que les habitants vont le découvrir le même jour, comme c’était le cas jeudi.

En effet, les habitants ont appris par les policiers, jeudi, que la démolition allait reprendre le même jour. Le contracteur choisi par le constructeur indien Larsen & Toubro était à pied d’œuvre pour démolir un mur, entre autres, chez Jonathan Gafoor. Les ouvriers n’ayant pas pu compléter la démolition, ils comptent le faire en janvier. Jonathan Gafoor dit ne pas comprendre la démarche des autorités. «Sé-t-enn mésansté pé fer ar nou (…) Péna gou pou fer Nwel ek lané. Zot pa gagn nou traka zot.» Avant de préciser qu’il a des enfants et qu’il va devoir célébrer Noël à contrecoeur pour eux.

Plus loin, Jennifer Amboule affirme ne pas comprendre elle aussi la manière de faire des autorités. «Aster, pé dir pa pou krazé. Pa pé sir. Préferab fini krazé enn fwa. Tro dézord.» Selon elle, la démolition reprendra le 10 janvier. Ainsi, les fêtes de Noël, elle prévoit de les passer en famille «dans la poussière», lâche-t-elle, avec une pointe d’ironie.

En outre, la structure en béton de Rajesh Dimba, un autre habitant de la localité, devrait être démolie en janvier. « pankor dir kan pou krazé.» Il dit attendre les conclusions des négociations avec les autorités, espérant avoir une autre maison ou être remboursé.

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