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Championne du monde de muay thaï: Ranini Cundasawmy, la belle parmi les brutes

23 mars 2017, 13:30

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Championne du monde de muay thaï: Ranini Cundasawmy, la belle parmi les brutes

Son aventure dans ce monde de combat débute par un coup de foudre. La jeune fille qu’elle est alors a les yeux remplis d’étoiles lorsqu’elle regarde les films de Bruce Lee. Que de chemin parcouru depuis par Ranini Cundasawmy, véritable star féminine des sports de combat. La semaine dernière, à Bangkok, elle a conservé son titre de championne du monde de muay thaï.

C’est avec un sourire chaleureux que la championne du monde nous a reçus, mercredi 22 mars, à son domicile, à Bambous. Coquette dans sa robe orange à pois, elle parle de sa passion pour les sports de combat. De confier que petite, elle était fascinée par les boxeurs, qu’importe la discipline.

En grandissant, elle décide de pratiquer une activité sportive qui lui permettrait également de se défendre. «Avoir le contrôle de son corps et de son mental, c’est ce que j’ai appris.» Le maître mot de cette jeune trentenaire : le travail. Passant de la boxe au muay thaï, tout en abordant le taekwondo et la croche, la jeune femme se donne les moyens de réaliser son rêve : décrocher les étoiles.

Dans un premier temps, elle évolue en amateur. À 19 ans, elle commence à disputer des compétitions au niveau national et international. Enchaîne les titres. Parvient à s’imposer dans ce monde très masculin.

La jeune femme peut toujours compter sur le soutien de toute sa famille.

En 2011, Ranini Cundasawmy découvre le muay thaï. «C’est surtout le style dans lequel nous combattons qui m’a le plus attirée. Cette discipline requiert aussi beaucoup de respect. Il faut respecter son adversaire, son entraîneur et tous les autres mordus de ce sport.» D’ajouter : «Les gens ont la perception que c’est une discipline violente. Mais ce n’est pas le cas. Une fois que vous faites partie du groupe d’initiés, vous réalisez qu’il faut beaucoup de maîtrise pour arriver à s’y imposer.»

Ce qui est sûr, c’est que Ranini Cundasawmy est une perfectionniste. S’entraîne six jours sur sept. «Pour les Championnats du monde en Thaïlande, j’ai effectué un entraînement de six mois. Il faut aussi y inclure un stage en Allemagne, afin de me perfectionner.»

Cette victoire, elle la dédie à toutes les personnes qui l’ont aidée à atteindre son but. Et, maintenant, qu’elle a le graal en main, elle espère toucher aux compétitions professionnelles. Mais cela, c’est une autre histoire…

 

Patrick, son coup de foudre

<p>Dès que leurs regards se sont croisés, ils ne se sont plus quittés. Malgré sa timidité, c&rsquo;est bien Patrick qui a entamé la conversation. <em>&laquo;Nous nous sommes rencontrés lors d&rsquo;un entraînement de kick-boxing. Il m&rsquo;a alors donné deux coups de pied dans la figure. Et malgré cela, je ne lui en veux pas&raquo;</em>, sourit Ranini en lançant un regard complice à son époux. <em>Il est la seule personne sur laquelle je peux toujours compter. Il a su me mettre en confiance et c&rsquo;est la source de notre réussite.&raquo;</em></p>
Patrick, son époux, demeure son soutien.

Undisputed alliance, l’équipe des jeunes gagnants

<p>La jeune association Undisputed Alliance a su frapper fort d&rsquo;entrée. Lors des Championnats du monde, qui se sont tenus du 11 au 18 mars, trois boxeurs sont montés sur le podium. Stephano Batour a obtenu le bronze chez les amateurs. Akilesh Bhantooa, en Pro Am senior, a obtenu l&rsquo;argent alors que Ranini Cundasawmy s&rsquo;est octroyée l&rsquo;argent en amateur féminin et le titre en Pro Am.</p>

 

Le muay thai en quelques mots

<p>La boxe thaï est une combinaison de muay boran (boxe traditionnelle) et de Krabi krabong (pratique avec les armes). Cette discipline est très populaire en Thaïlande. On peut même débuter son apprentissage dès l&rsquo;âge de sept ans. Chez les professionnels, le combat se déroule en cinq rounds de trois minutes. Il est précédé par une <em>&laquo;danse&raquo;</em> rituelle : le rammuay durant laquelle le nak-muay (boxeur) porte le mongkon (bande de tissu autour de la tête pour marquer la tradition du peuple thaï). La règle de cette discipline est que le combattant peut donner des coups de poing, de coude, de genou et de pied. Le coup de pied circulaire à différentes hauteurs (tête, tronc et cuisses) est souvent délivré avec le tibia. Le coup de pied circulaire semble le plus utilisé et est souvent considéré comme le <em>&laquo;coup de base&raquo;</em> du combattant de compétition.</p>

<figure class="image"><img alt="" height="330" src="/sites/lexpress/files/images/19.jpg" width="620" />
	<figcaption>Chez les professionnels, le combat se déroule en cinq rounds de trois minutes.</figcaption>
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Une publication du quotidien BonZour!

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