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Après les médecins spécialistes: les infirmiers du public veulent exercer dans le privé
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Après les médecins spécialistes: les infirmiers du public veulent exercer dans le privé
Une politique de «deux poids, deux mesures» est inadmissible, clame la Nursing Association. «Si le gouvernement autorise les médecins spécialistes à opérer dans le privé sous certaines conditions, les infirmiers doivent aussi avoir le droit de le faire durant leur temps libre.» C’est ce que nous a déclaré le président de la Nursing Association, Ram Nowzadick, jeudi 9 février. L’association formulera cette requête au nouveau ministre de la Santé, Anwar Husnoo, lors d’une rencontre, jeudi prochain.
«Ne pas accorder cette autorisation aux infirmiers du service public alors qu’il y a un manque dans le privé est pour moi injuste», poursuit Ram Nowzadick. «Les infirmiers du public veulent bien donner un coup de main au secteur privé pour pallier ce manque.»
Le président de la Nursing Association fait ressortir que «dans le secteur public, on dispose d’au moins 4 000 blouses blanches». Il faudra ajouter à cela environ 400 jeunes qui seront bientôt recrutés. À ce jour, ajoute-t-il, à l’exception de l’hôpital Apollo, les cliniques privées ne disposent pas d’une école de formation pour les blouses blanches.
Étrangers
Pour le Dr Dawood Oaris, président de l’Association des cliniques privées de l’île Maurice, il existe bel et bien un manque d’infirmiers qualifiés dans les cliniques privées. C’est la raison pour laquelle bon nombre de cliniques ont décidé de recruter des infirmiers du Sri Lanka, de l’Inde et des Philippines.
Le Dr Dawood Oaris soutient qu’il ne voit aucun inconvénient à ce que les infirmiers qualifiés du public aient l’autorisation de travailler dans le privé durant leurs jours de congé. Car, selon lui, les cliniques privées ont besoin d’une centaine d’infirmiers pour pouvoir opérer dans de meilleures conditions.
Cela les aiderait à ne pas avoir recours à la main-d’œuvre étrangère. «Il est vrai, dit-il, que le Human Resource Development Council a décidé de faire des démarches pour former de futurs infirmiers. Toutefois, le projet risque de prendre au moins un an pour se concrétiser. Entre-temps, les cliniques privées continueront à faire face à un manque de personnel soignant», explique-t-il.
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