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Clip porno: le DPP s’interroge sur le rôle des opérateurs d’Internet
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Clip porno: le DPP s’interroge sur le rôle des opérateurs d’Internet
«Il est surprenant que ce clip pornographique, en si peu de temps, ait pris des proportions virales.» Dans sa Newsletter pour le mois de septembre, le Directeur des poursuites publiques se demande comment les opérateurs d’Internet peuvent permettre la circulation de tels clips. Il fait notamment référence au dernier incident en date où une mineure de 13 ans est impliquée.
«On peut se poser la question sur le rôle des opérateurs d’internet et des réseaux sociaux ainsi que celui du régulateur des services de télécommunications et leurs responsabilités sur la transmission des vidéos à caractère obscène et indécent impliquant des enfants», souligne Satyajit Boolell. Pour ce dernier, le constat est le suivant : même si les autorités ont mis tout un arsenal légal pour protéger l’enfant et limiter l’accès et la transmission de vidéos obscènes, «la persistance de la commission de ce type d’infraction reste inquiétante».
Et de citer une série de lois qui se veulent protéger la jeunesse. Notamment l’article 46 (h) de la Information and Communication Technologies Act (ICTA) qui réprime la transmission et la réception des images à caractère obscène ou plus gravement pornographique. Cette infraction est punie d’une peine maximale d’amende Rs 1 million et une peine d’emprisonnement allant jusqu'à 5 ans.
Puis il y a, l’article 32 (5) de l’ICTA qui permet à l’opérateur et à ses agents d’intercepter et de retenir un message à caractère abusif ou indécent. Ce qui ne requiert pas un ordre du juge en chambre.
Le DPP salue à ce titre l’action de Facebook, qui en septembre «a pris la courageuse décision d’enlever la publication d’une photo historique néanmoins poignante (datant du 8 juin 1972), montrant une jeune fille vietnamienne, nue et grièvement blessée, fuyant un bombardement au napalm lors d’un conflit sanglant vietnamien».
Car pour Satyajit Boolell, «le tort causé à une jeune enfant par la circulation de ses images touchant son intimité peut avoir des conséquences irréversibles. Elle peut être victime de plusieurs formes d’harcèlement et son image peut se retrouver sur des réseaux pédophiles». Et, dans le cas du clip porno en question, à Maurice, notre jeunesse reste largement inconsciente ou indifférente aux torts immenses causés à cet enfant et à ses parents sans mentionner les risques pénaux auxquels elle s’expose, est-il d’avis.
La solution ? Pour Satyajit Boolell, il s’agit surtout d’éduquer notre jeunesse mais aussi de miser sur la prévention tout en utilisant des outils prévus dans notre arsenal législatif. Mais aussi notre conscience. Autant d’aspects qui «demeurent nos meilleurs atouts pour éviter que de tels cas se reproduisent dans l’avenir sinon chaque cas d’abus sexuel filmé ou photographié n’engendra qu’une double victimisation».
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