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Drogue synthétique: «Pas de quoi s’alarmer», selon Gayan

30 juin 2016, 07:12

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Drogue synthétique: «Pas de quoi s’alarmer», selon Gayan

Plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) tirent la sonnette d’alarme sur la prolifération de la drogue synthétique à Maurice. En revanche, le ministre de la Santé, Anil Gayan, estime, lui, que «la situation n’est pas alarmante». C’est ce qu’il a fait ressortir devant la commission d’enquête sur la drogue, le mercredi 29 juin.

Le ministre de la Santé a soutenu qu’il y a un manque d’informations à ce sujet. «Est-ce que les jeunes ont accès facilement à de la drogue de synthèse? Je ne sais pas dans quelle mesure c’est vrai», a-t-il dit.

«Once you get high, you want to get higher»

Quant au cannabis, Anil Gayan a déclaré que cette drogue est dangereuse et qu’elle ne doit pas être accessible au public. «Aucun parent ne souhaite que son enfant ait accès à ce produit», a-t-il argué, en insistant que la dépénalisation, voire la décriminalisation, est hors de question. D’ailleurs, le ministre affirme ne pas être intéressé par les arguments en faveur de la légalisation. «We’ll have a whole country who will be nisa all the time.»

Le président de la commission, Paul Lam Shang Leen, lui a alors demandé si l’alcool ne devait pas être banni dans ce cas. Tout en concédant que c’est un problème social, Anil Gayan a jugé qu’un consommateur d’alcool peut dessaouler alors qu’avec le cannabis, «once you get high, you want to get higher».

Durant sa déposition, le ministre de la Santé est aussi revenu sur le programme de substitution à la méthadone. Il a précisé que les quelque 6 000 patients qui étaient sur méthadone continuent à bénéficier de ce programme. Ce sont les nouveaux patients qui suivent la nouvelle thérapie.

Anil Gayan a profité de l’occasion pour déplorer l’attitude de certaines ONG qui, selon lui, n’encadrent pas les patients alors qu’elles bénéficient de dons du ministère et du CSR, entre autres. Il a cité l’exemple de la distribution de seringues aux toxicomanes, dont le nombre est passé de 10 000 à 65 000 mensuellement à un moment donné. «Nous devons savoir pourquoi le chiffre a grimpé, mais la NATReSA n’a pas fait son travail.»

 

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