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Fabrication de manuels scolaires : dans les coulisses du MIE

11 avril 2016, 06:05

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Fabrication de manuels scolaires : dans les coulisses du MIE

ALORS que les élèves sont en vacances, le travail bat son plein au Mauritius Institute of Education (MIE), à Réduit. En effet, la fabrication de manuels scolaires, surtout pour le pré-primaire et le primaire, est une des responsabilités de l’Institut de pédagogie. Com- ment est conçu un manuel scolaire ? Qui sont ceux derrière son élaboration ? Éléments de réponse.

Pierre André Boullé est un homme occupé. Ses journées, il les passe au MIE, à jongler entre des collaborations avec des institutions étrangères ou encore le contenu des manuels scolaires. Lui, c’est le Subject & Panel Coordinator pour la matière Histoire & Géo. Avec Vassen Naëck, Head Curriculum Implementation – textbook development and evaluation, ils sont sur tous les fronts. Au MIE lundi dernier, une atmosphère cordiale régnait et des petites équipes travaillaient un peu partout sur les différents aspects en vue de réaliser les manuels.

Alors, comment conçoit-on un manuel scolaire ? «D’abord, il faut savoir que le contenu du manuel est basé sur le National Curriculum Framework (NCF). Le NCF est lui-même préparé par le MIE, en consultations avec plusieurs partenaires», fait ressortir Vassen Naëck. Et d’ajouter que les manuels scolaires dans le primaire sont revus tous les 6-7 ans. De ce fait, de nouvelles modalités sont introduites, de nouvelles thématiques aussi.

GROUPES DE TRAVAIL

Ensuite, un panel est constitué, avec des représentants des principaux axes dans le monde de l’éducation. «Une fois le panel formé, un coordonnateur de ce groupe est nommé», souligne Pierre André Boullé. Et de faire remarquer que c’est un vrai challenge de trouver un équilibre entre toutes les sollicitations et toutes les choses à prendre en considération. Dépendant des matières, des collaborations sont, en effet, nécessaires, comme par exemple avec des organisations non gouvernementales ou encore des institutions internationals.

Le panel arrive à un consensus et la conceptualisation peut commencer. «En parallèle, nous avons une équipe graphique formidable», avance Pierre André Boullé. Cette étape terminée, le manuel «presque finalisé» est renvoyé à un panel composé essentiellement d’inspecteurs et d’enseignants. Ces derniers passent au crible son contenu et relèvent des anomalies, s’il y en a. Le manuel est par la suite envoyé à un département de relecture et de révision, qui le valide et l’envoie au ministère de l’Éducation.

«Une fois toutes ces étapes achevées, le manuel est envoyé dans une cinquantaine d’écoles pour une mise à l’épreuve. Cela se fait au début de l’année et au mois d’août, nous recevons des commentaires», explique Vassen Naëck. Selon Pierre André Boullé, souvent il y a des frictions avec les enseignants mais tous les avis sont pris en considération, car «nous ne voulons pas d’un système arbitraire». Si des erreurs sont relevées ou tout autre souci, le MIE rectifie le tir et, subséquemment, le manuel est introduit de façon officielle au début de la prochaine rentrée scolaire.

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