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Dynasties ? On s’en fout !

16 décembre 2015, 03:42

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Dynasties ? On s’en fout !

 

Madame Nandanee Soornack pense avoir trouvé la parade ultime. Ayant apparemment déclaré dans un affidavit italien que sa fille est celle de Navin Ramgoolam, elle se vanterait du fait que son retour à Maurice mènerait inévitablement à du harcèlement, à cause de son «héritage», pour celle qu’elle dit être la seule descendante connue du leader du PTr.

Ça ne vous semble pas découler d’une trop grosse consommation de séries télévisées style «Les Rois Maudits» ou «Game of Thrones», ça ?

Dans sa quête de progrès, l’humanité a, en effet, cherché depuis des lustres à s’affranchir du pouvoir hérité. Que ce soit par le modèle démocratique ou par putsch ou par l’avènement de partis uniques communistes, le pouvoir «hérité» n’a plus la cote. S’il y a bien eu un dernier empereur de Chine, Pu Yi de la dynastie Manchoue, si les rois et reines d’Europe, de Philippe de Belgique à Elizabeth d’Angleterre ne sont plus que des potiches, si Obama n’est pas le fils naturel de Clinton revendiquant son héritage, si le Péronisme, le Nassérisme, le Khadafisme ont disparu, c’est qu’il y a une raison : les peuples (et les autres aspirants au pouvoir) ne pensent pas que l’on devrait hériter de la direction d’un pays, comme on peut hériter de la maison familiale .

Il est vrai qu’il nous reste les exceptions. Mais elles tendent à prouver la règle : Kim Il Sun, Kim Jong-il et Kim Jong Un ont régné parce qu’ils coupent les têtes gênantes. Les Saud en Arabie ne demandent pas non plus l’avis de quiconque et à la main de fer adjoignent le velours de l’État-Providence (entre autres, en Arabie, on consomme 10 fois plus d’énergie que la moyenne mondiale pour produire 1 $ de produit national brut, le pétrole se vendant au générateur d’électricité a 3.00$ le baril et à la pompe à 0.6$ le gallon – Foreign Policy Report).

Si le produit génétique de Steffi Graf et d’Andre Agassi n’a, malgré tout, que peu de chance de gagner le prochain Wimbledon, comment attendre des qualités de femme d’État de la progéniture de Nandanee Soornack et de Navin Ramgoolam ? Et, à la même enseigne, pourquoi (et comment ?) est-ce que Pravind Jugnauth serait à l’image de son père et donc l’héritier «incontesté» de son mandat de décembre 2014 ?

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