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Post-BAI: flou autour de la reprise des ex-employés d’Iframac
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Post-BAI: flou autour de la reprise des ex-employés d’Iframac
Ces employés d’Iframac pensaient qu’enfin ils pouvaient respirer après l’annonce d’un deal avec quatre repreneurs – Leal, IMC, Axess et Mecom – pour qu’ils soient reclassés. Or, ils sont de plus en plus confus face à leur nouvelle situation…
Première difficulté : les concessionnaires se retrouvent à prendre presque la moitié du nombre d’employés convenu dans le deal signé avec l’administrateur spécial. Selon les concessionnaires, de nombreux employés hésitent encore à sauter le pas.
Du côté des employés : un autre son de cloche se fait entendre. Ils soutiennent que ce sont les concessionnaires eux-mêmes qui ne respectent pas les conditions du deal.
Au milieu des deux : l’administrateur spécial Yacoob Ramtoola. Lui, affirme qu’il est toujours en négociation avec les repreneurs pour qu’ils embauchent également la vingtaine d’employés qui est actuellement sur la liste des «unallocated employees».
D’autre part, plusieurs employés ont assisté à la réunion avec l’administrateur spécial, mercredi soir. «Au cours de cette réunion, nous avons appris que Leal n’est en train de reprendre qu’une cinquantaine de personnes au lieu de 108 employés. IMC n’en reprend qu’environ 80 employés contre une centaine qu’il avait promis», souligne un autre employé.
«Un choc»
Comment expliquer que les employés ne soient pas aussi nombreux ? Plusieurs sources au niveau d’Iframac indiquent que des employés qui avaient déjà accepté un poste chez un concessionnaire se sont rétractés et ont préféré toucher la compensation.
«Cela a été un choc pour beaucoup d’entre nous. Certaines personnes qui vendaient des voitures se sont retrouvées à vendre autre chose et les conditions de leur précédent contrat n’étaient pas respectées alors qu’à la base, les employés avaient eu l’assurance que celles-ci ne seraient pas pires», explique un employé. Ce dernier a ainsi fini par opter pour la compensation.
Pour d’autres employés, cette situation ne fait que profiter aux concessionnaires. «Il est évident que les repreneurs n’avaient pas besoin des employés mais des garages et des locaux d’Iframac», soutiennent-ils. Et «ils avaient déjà repris les marques représentées par Iframac et n’ont pas eu besoin de l’administrateur pour cela. En revanche pour avoir le garage et les locaux, il leur fallait bien auparavant accepter le deal…»
Eric Leal, directeur du concessionnaire de voitures Leal, est, lui, catégorique : «Nous sommes disposés à prendre une centaine d’employés mais nous ne pouvons rien faire s’ils ne veulent pas se joindre à nous.»
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