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Drame des migrants: initiatives solidaires après l’image de l’enfant syrien mort noyé

6 septembre 2015, 17:30

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Drame des migrants: initiatives solidaires après l’image de l’enfant syrien mort noyé

Des milliers de migrants cheminaient le dimanche 6 septembre vers l’Allemagne depuis la Hongrie via l’Autriche. L’Allemagne a d’ailleurs réservé un accueil chaleureux à des milliers d’entre eux, la veille. La chancelière Merkel a qualifié l’hébergement et l’intégration des réfugiés de «devoir national». Cela fait suite à la publication des photos du petit garçon syrien retrouvé mort dans la nuit de mardi à mercredi sur la plage turque de Bodrum.

 

Les volontaires, brandissant des pancartes leur souhaitant la bienvenue, se sont mobilisés d'une manière sans précédent face à l'afflux de réfugiés dans le pays le plus peuplé d'Europe, qui s'attend à accueillir cette année un nombre record de 800 000 demandeurs d'asile fuyant la guerre et la pauvreté. Pour la seule journée de samedi, quelque 8000 migrants sont entrés en Allemagne, a indiqué la police fédérale.

 

Le pape appelle chaque paroisse d’Europe à accueillir une famille

Face à l'ampleur de la crise, le pape François a appelé, dimanche 6 septembre, toutes les communautés catholiques d’Europe à accueillir chacune une famille de réfugiés. À commencer par les deux paroisses du Vatican, a-t-il précisé.

 

«Que chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère, chaque sanctuaire d’Europe accueille une famille» de réfugiés, a-t-il déclaré d’un ton grave à l’occasion de la prière de l’Angélus sur la place Saint-Pierre, à Rome.

 

«La France ne peut se taire»

En France, environ 8 500 personnes se sont réunies à Paris cet après-midi, sous les mots d’ordre tels que «Pas en notre nom» ou encore «Welcome refugees» pour manifester leur solidarité avec les migrants. Un rassemblement qui se voulait avant tout «citoyen».


Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, a, dans la foulée, tenu son discours marquant les 70 ans de la Libération des camps de concentration, à Paris. «La France, qui rayonne dans le monde entier de par ses valeurs d’humanisme, d’universalité et de partage, ne peut se taire face à l’épreuve de ses frères humains».

 

«Un sursaut civique et humain»

Il a ainsi appelé à «un sursaut civique et humain» dans l’accueil des réfugiés.«La France, terre d’asile et d’accueil, la France, berceau des droits de l’Homme, ne peut fermer les yeux sur ces femmes et ces hommes qui échouent aux portes de nos frontières, avec pour seul espoir, celui de vivre», a fait valoir Haïm Korsia.

 

Réunis à Luxembourg, ce samedi 5 septembre, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne devaient, quant à lui, aborder la question cruciale de l’accueil des réfugiés. «La discussion a été difficile mais je garde espoir et, en tout cas, aucun pays ne peut avoir l’illusion qu’il n’est pas concerné», a déclaré la chef de la diplomatie FedericaMogherini, lors d’une conférence de presse. «La crise est là pour durer», a-t-elle poursuivi.

 

«Nous ne laisserons pas Israël être submergé par une vague de migrants»

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué, lors du Conseil hebdomadaire des ministres, ce dimanche 6 septembre, que même si «Israël n’est pas indifférent à la tragédie humaine des réfugies syriens et africains… Nous ne le laisserons pas être submergé par une vague de migrants illégaux et d’activistes terroristes».

Il a prévenu qu’«Israël est un petit État, très petit qui ne dispose pas d’une profondeur démographique et géographique, c’est pourquoi nous devons contrôler nos frontières». Pour y parvenir, le Premier ministre a annoncé qu’Israël «commence aujourd’hui à construire une clôture à la frontière avec la Jordanie».

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