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Affaire BAI: qui est Dawood Rawat?
Il est souvent aperçu à l’arrière d’une imposante Mercedes S600 noire arborant la plaque d’immatriculation BA 1 lorsqu’il circule dans les rues de Port-Louis. Toujours tiré à quatre épingles, Dawood Ajum Rawat est un self-made man. Il a travaillé pour le compte du pôle assurance du British American Group of Companies, créé aux Bahamas dans les années 20, allant jusqu’à rencontrer des clients sur un deux-roues. À la force de ses poignets, il devient le président du conseil d’administration de ce groupe en 1988, après un passage aux États-Unis.
Sous sa férule, les opérations de la BAI s’étendent au Kenya, à Malte et au Royaume-Uni. Il siège également sur des conseils d’administration en France, en Chine, en Inde et dans le Golfe. Ce qui fait de lui un globe-trotter. En 2009, il expliquait au journal émirati The National que ses parents lui ont inculqué le sens de la discipline et du respect envers autrui.
«Money was never my priority; achieving job satisfaction was my goal. This is probably why my senior American colleagues invited me to move to the US early in my career in the US», expliquait-il. «It should be also be noted, I think, that having been born and raised in Mauritius I was very confortable with all kinds of people. In business, and my personal life, I have carried this forward and feel at ease operating in most environments and cultures. I have always believed that competent people are to be found in all ethnic groups.»
Dans le temps, bien avant son aventure américaine, Dawood Rawat a été le président de la Mauritius Employers’ Federation (MEF) en 1981 et membre de la Commission of the Prerogative of Mercy pendant une année, de 1982 à 1983. Membre de la Chambre de commerce, il a aussi été très actif au sein de la Mauritian Insurance Association.
Beau-frère de Rashid Beebeejaun, il avait nommé le fils de celui-ci, Saleem Beebeejaun, CEO du groupe BAI. Étant père de trois filles, il voyait en ce dernier son héritier. Une brouille familiale a toutefois creusé un fossé entre eux et Saleem Beebeejaun a pris la porte de sortie.
Ami de Navin Ramgoolam comme d’autres notables de l’île, Dawood Rawat, a été fait chevalier de la Légion d’honneur par la France cette année. Il avait refusé de participer à une cérémonie officielle, devant partir en voyage.
Commentant l'affaire BAI, ce dimanche 5 avril, le ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo a qualifié les relations entre Ramgoolam et Dawood Rawat de «toxiques».
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