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AML: le contrat de transport alloué à Navin Unoop sous la loupe des autorités

15 mars 2015, 08:17

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AML: le contrat de transport alloué à Navin Unoop sous la loupe des autorités

Encore un bras de fer entre la Voice of Hindu (VOH) et l’Etat. Moins d’un mois après avoir écarté ce parti politique de Grand-Bassin et résilié le bail d’un terrain de cinq arpents octroyé à Vijay Om Hamara (NdlR : association dirigée par des membres de la VOH) à La Vigie, une nouvelle décision au détriment de ce groupe vient d’être prise. À l’aéroport cette fois-ci.

 

Pour plus de transparence dans l’octroi des contrats, Airports of Mauritius Ltd (AML) revoit les procédures en ce qui concerne le contrat pour le transport des membres de son personnel à Plaisance. Ce contrat est jusqu’ici détenu par la compagnie Fruitlait qui appartient à Nouvin Unnoop, le frère du vice-président de la Voice of Hindu, Navin Unnoop.

 

«Il s’agit du plus gros contrat pour le transport du personnel. Comme il est renouvelable chaque mois, AML a décidé de lancer, dans un souci de bonne gouvernance, un exercice d’appel d’offres qui permettra à un plus grand nombre de soumettre leurs offres, y compris la compagnie concernée»,explique-t-on du côté des,autorités aéroportuaires.

 

Ce bras de fer entre le gouvernement et la VOH a démarré en février lors des préparatifs à l’occasion de la Maha Shivaratri. Lors d’une visite de la Task Force à Grand-Bassin, le ministre de la Technologie, de la communication et de l’innovation Pravind Jugnauth a personnellement appelé Navin Unnoop pour lui demander de faire enlever la salles verte érigée par la VOH, arguant qu’un parti politique ne peut avoir de salle verte à Grand-Bassin.

 

Ensuite, fin février, le ministère du Logement et des Terres a résilié le bail octroyé en 2008 et 2010 à Vijay Om Hamara d'un un terrain de cinq arpents situé à La Vigie. Cette association, dirigée par des membres de la VOH et qui en porte le même sigle comptait y ériger un centre spirituel.

 

À la suite d’une enquête, le ministère a conclu que la VOH n’aurait pas respecté les conditions de ce bail. En l’occurrence, le délai le délai de 18 mois accordé pour la construction d'un bâtiment au moment de la signature du contrat, en 2008, outre le fait que le centre actuellement en construction n’est pas conforme aux plans soumis.

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