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Nihal, 6 ans, revient chez lui sérieusement blessé: ses parents accusent l’école

11 octobre 2014, 06:18

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 Nihal, 6 ans, revient chez lui sérieusement blessé: ses parents accusent l’école

Il a été livré à son sort à l’école alors qu’il était sérieusement blessé aux parties intimes. Et ce jusqu’à la fin de la journée. Nihal, 6 ans, soutient qu’il jouait dans la cour de l’établissement écolier, vendredi dernier lorsqu’il est tombé. L’enfant affirme qu’il s’est alors blessé avec un morceau de fer. Ses parents, eux, sont surtout remontés par la direction de l’école qui, soutiennent-ils, ont ignoré leur fils. Mais du côté de la direction de l’école l’on a une toute autre version de l’histoire…

 

Après s’être blessé, Nihal allègue qu’il s’est rendu au bureau, en compagnie de ses amis, pour rapporter l’affaire. Mais l’assistante maîtresse d’école lui aurait dit : «Ale taler to vini.» L’écolier, qui souffrait et saignait, dit s’être ensuite confié à une institutrice qui remplaçait son enseignante. Et là encore, on n’aurait pas fait attention à lui. La femme lui aurait simplement déclaré, «dir to mama kan to al lakaz».

 

C’est peu avant 16 heures que la famille de Nihal a été informée de l’incident. Heeraby, sa grand-mère paternelle, explique que le frère de la victime, âgé de huit ans, et fréquentant la même école, lui a demandé de venir voir son frère. «Nihal inn blese. So lazam inn vinn rouz.» La vieille dame s’est alors précipitée au chevet de l’enfant. Nihal, qui était rentré par le van scolaire, avait regagné sa chambre aussitôt arrivé à la maison. Heeraby confie avoir été horrifiée devant la gravité de la blessure. Elle a téléphoné à un de ses fils afin que ce dernier récupère la mère de la victime.

 

Dès que les parents de Nihal sont arrivés, l’enfant a été emmené d’urgence à l’hôpital Dr A.G.Jeetoo, à Port-Louis. On lui a prodigué les premiers soins avant qu’il ne soit emmené au bloc opératoire. Sa blessure a nécessité huit points de suture.

 

Les médecins ont demandé à ce que l’écolier soit placé en observation. Mais comme il ne voulait pas y rester, ses parents ont décidé de le ramener à la maison. Toutefois, l’enfant doit se rendre au dispensaire de sa localité quotidiennement pour son pansement.

 

Lundi matin, les parents de Nihal se sont rendus au poste de police de Coromandel pour porter plainte. Ils se sont ensuite rendus au bureau du ministère de l’Éducation mardi pour rapporter l’incident. Ils ont, par la même occasion, informé la maîtresse d’école, qui était absente le jour de l’incident. Cette dernière aurait dit avoir appris de son adjointe que l’enfant ne s’était pas blessé à l’école. D’ailleurs, les responsables de l’établissement nient que cet écolier de Std I ait parlé à quiconque de sa blessure.

 

Les parents de Nihal, eux, soutiennent que leur fils aîné est harcelé depuis le début de la semaine à l’école. Selon la famille, l’on souhaiterait qu’il revienne sur sa version des faits. Cette situation, explique ses proches, l’a beaucoup perturbé. Ils comptent porter plainte à la police à cet effet.

 

Interrogé par l’express, un responsable au ministère de l’Éducation explique que «selon le rapport soumis par la direction de l’école primaire, l’enfant n’a, à aucun moment, signalé avoir été blessé. Aucun enseignant ni aucun membre de l’administration n’a été averti».

 

Dans le rapport rédigé par la maîtresse d’école de l’établissement, une phrase est citée : «How can a child being hurt during recess remain in the class without crying, without pain and without complaining ? It is impossible.» Par ailleurs, du côté du ministère de l’Éducation, on déclare être assez sceptique du fait que l’élève ait été blessé pendant les heures de classe. Toutefois l’enquête se poursuit, avance notre source. Il ressort que le frère de l’élève blessé, étudiant en Std III, a lui aussi été interrogé pour les besoins de l’enquête. Selon le responsable, ce dernier aurait laissé entendre ne pas être sûr de la manière dont son petit frère aurait été blessé. 

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