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Rose-Belle: l’agriculture yogique gagne du terrain

7 août 2014, 12:26

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Rose-Belle: l’agriculture yogique gagne du terrain

Concept très répandu en Inde, l’agriculture yogique a été introduite à Maurice l’année dernière. À l’heure où une prise de conscience s’effectue sur l’agriculture biologique et les slow foods, entre autres, rencontre avec quelques planteurs du Sud qui ont adopté cette pratique.

 

Une question d’emblée : l’agriculture yogique, qu’est-ce ? Il s’agit, en fait, d’allier agriculture bio et méditation, explique Priya Chuckowry, marchande de légumes à la foire de Rose-Belle. «C’est utiliser le pouvoir de la pensée pour influencer les éléments qui entrent en jeu dans la plantation, de la graine jusqu’au fruit en passant par le sol, la pousse.»

 

Ramalingum Naicken, un habitant de New-Grove, de renchérir qu’«on peut communiquer avec notre environnement, même les plantes». Selon lui, «nous avons la possibilité d’apporter de l’harmonie et de fortifier nos plants par nos pensées».

 

C’est en début d’année que Priya Chuckowry, qui plante elle-même les légumes qu’elle vend, a commencé à pratiquer l’agriculture yogique. À son étal, au marché de Rose-Belle, on ne saura pas de prime abord que ses légumes sont issus de l’agriculture yogique. Aucune pancarte ne l’indique, en effet. «Certaines personnes posent des questions et je leur dis que ces légumes ne contiennent pas de produits chimiques. Ceux qui le savent viennent vers moi pour cette raison.»

 

Pourquoi ce choix ? «C’est ma conscience qui est importante. A quoi cela me sert-il de produire de la quantité et que ce ne soit pas bon pour la santé ?» résume Priya Chuckowry.

 

Ramalingum Naicken fournit la même réponse lorsqu’on lui pose la question. Ce passionné de jardinage indique qu’en cultivant des légumes pour sa consommation personnelle, il s’assure ainsi de leur provenance.

 

Cet habitant de New-Grove avance qu’il n’a eu aucune difficulté à passer à cette étape. Car, souligne-t-il, avant même de découvrir le concept de l’agriculture bio, il se faisait un devoir de s’adapter à la nature. C’est ainsi qu’il laisse libre cours à la nature dans son jardin. Les herbes ou autres bêtes ne sont enlevées que si elles causent du tort.

 

Les résultats de la culture yogique sont jugés sur la qualité nutritionnelle du produit. «Ils peuvent paraître moins gros mais la valeur nutritionnelle est supérieure. Il y a aussi le fait qu’à la base, c’est de l’agriculture sans produits chimiques», soutient Sister Rekha, de la Brahma Kumaris World Spiritual University, pionnière de ce concept.

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