Publicité

Allemagne vs Argentine : L’implacable machine contre le pragmatisme

13 juillet 2014, 08:02

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Allemagne vs Argentine : L’implacable machine contre le pragmatisme

La finale millésimée 2014 clôturera un tournoi très riche, de l’élimination prématurée de l’Espagne tenante du titre, giflée d’entrée par les Pays- Bas vice-champions du monde (5-1), à l’incroyable «Mineirazo», cette demi-finale perdue 7-1 par le Brésil. Une suite au «Maracanazo» de 1950, lorsque la Seleçao avait perdu le titre face à l’Uruguay (1-2) dans le premier Mondial achevé au Maracana.

 

Forcément, l’auteur de ce coup de théâtre a les faveurs des pronostics: l’Allemagne arrive en pleine confiance, telle une machine implacable, dans la lancée de ses dernières campagnes (finale au Mondial-2002, 3e place au Mondial-2006, finale à l’Euro-2008, 3e place au Mondial-2010, demi-finale à l’Euro-2012).

 

Gavée d’accessits, elle apparaît plus déterminée que jamais à aller au bout. Tout semble concorder : elle dispose d’un entraîneur fi n tacticien et à sang-froid, Joachim Löw, qui a mis en place un milieu de terrain hyper-dominateur, avec le duo Khedira-Schweinsteiger en soutien du meneur Kroos, meilleur passeur du tournoi (4 passes décisives, ex aequo avec le Colombien Cuadrado).

 

En attaque, elle compte deux buteurs, l’étonnant Müller (5 buts, comme en 2010) et le vieux Klose (36 ans), qui a dépossédé Ronaldo de son record de buts en Coupes du monde avec une 16e réalisation. Outre un joker décisif en la personne de Schürrle (3 buts).

 

L’Allemagne a écrasé le Portugal (4-0) mais aussi éprouvé des difficultés face au Ghana (2 2), les Etats-Unis (1-0) et l’Algérie en 8e de finale (2-1 a.p.). Oui, mais elle n’a jamais perdu...

 

L’Argentine d’Alejandro Sabella elle non plus n’a jamais perdu dans le tournoi, mais n’a jamais gagné par plus d’un but d’écart, parfois sur le tard passant même par la séance des tirs au but pour écarter les Pays-Bas en demi-finales (0-0 a.p.,4-2 t.a.b.). Leur pragmatisme leur a ouvert la route de la finale.

 

Mais la défense n’a plus pris de but depuis trois matches, protégée par un Mascherano intraitable. Dans le secteur offensif, Di Maria fera-t-il son retour après ses soucis musculaires, et Agüero confirmera-t-il le sien ?

 

Sans eux, Messi est un peu seul. Transparent en demi- finales, se montrera-t-il à la hauteur de l’enjeu pour s’asseoir aux côtés du «Dieu» Maradona dans le panthéon du ballon rond ? C’est l’autre match dans le match.

 

Le quadruple Ballon d’Or égalera définitivement l’idole du peuple argentin s’il remporte la Coupe du monde. Même si son aura ne sera sans doute jamais équivalente à celle du «Pibe de Oro», il le surclasserait au palmarès.

 

Avant la nomination de Sabella, Messi n’avait jamais vraiment brillé en sélection. Persistait ainsi une sorte de malentendu entre la «Puce» et son pays natal, quitté à l’âge de 13 ans pour rejoindre «la Masia» du FC Barcelone.

 

Tout a changé avec Sabella, qui a tenté de faire avec Messi ce qu’avait réussi Carlos Bilardo avec Maradona en 1986: bâtir une équipe à son service. Le buteur, promu capitaine, s’est alors métamorphosé avec l’Albiceleste (10 buts en phase qualificative, 4 buts en Coupe du monde).

 

Jusqu’où ira Messi ? L’Allemagne est-elle trop forte pour l’Argentine ? LE grand moment est arrivé.

Publicité